Tu t’es déjà dressée face au harcèlement de rue ? Viens témoigner !

À l'occasion de la semaine internationale de lutte contre le harcèlement de rue, nous souhaiterions avoir vos témoignages sur les façons dont vous vous êtes dressé•es contre un harceleur !

Tu t’es déjà dressée face au harcèlement de rue ? Viens témoigner !

Le harcèlement de rue est un fléau qui n’épargne pas beaucoup de personnes, et face auquel on fait ce qu’on peut au quotidien.

Pour la semaine internationale de lutte contre le harcèlement de rue, nous souhaiterions avoir vos témoignages sur ces fois où vous avez répondu à votre harceleur, où vous êtes intervenu•e dans une situation de harcèlement de rue.

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À lire aussi : Un harceleur, une pré-adolescente, et mon courage à deux mains

Racontez-nous :

  • Quand vous vous êtes fait harceler/avez assisté à un harcèlement dans l’espace public (journée, soir…) et où (transports, rue…).
  • En quoi le harcèlement consistait.
  • Votre réaction et celles des personnes autour.
  • La réaction du harceleur quand vous vous êtes dressé•es contre lui.
  • Ce que vous conseillez aux personnes victimes de harcèlement dans l’espace public, et aux personnes qui y assistent.
Envoyez vos témoignages avec comme objet « harcèlement de rue » à l’adresse melissa[a]madmoizelle.com. N’hésitez pas à préciser votre âge, si vous voulez être anonyme, et, sinon, votre pseudo ou votre prénom !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • 0h-dear
    0h-dear, Le 25 septembre 2016 à 6h38

    J'aimerais raconter une anecdote qui pourra sembler moindre mais intéressante du point de vue du consentement.

    Je rentre d'une soirée à vélo avec un ami, sur le chemin on rencontre un groupe de personnes éméchées, dont un qui nous dit bonjour. Je lui dit bonsoir, il s'approche de moi, me dit que j'ai un joli vélo et essaie à deux reprises de monter sur la selle alors que je lui dis à deux reprises de ne pas me toucher ni moi ni mon vélo.
    Troisième tentative, je lui crie "ça suffit, dégage !" accompagné d'un coup de pied près de l'entrejambe pour le décourager de recommencer quoique ce soit.
    J'ai eu le droit à "mais t'es violente !", suivi de ses amis qui m'ont dit que j'avais pas à faire ça, qu'il voulait juste rigoler, j'ai mon ami qui lui dit:"elle t'a dit deux fois d'arrêter, t'avais qu'à écouter la première fois !"

    Ce qui m'a choquée c'est que parmi ses amis qui le défendaient, il y avait des filles qui ne se rendaient pas compte que 1-il utilisait la force 2-j'ai clairement dit "non !" à deux reprises 3-j'ai agi par défense, j'ai pas cherché à le mettre à terre ou à le blesser, j'ai tapé pour me sortir de cette situation et fuir.

    Mesdames, c'est en tolérant ce genre d'actes que vous tolérez qu'on ne respecte pas votre consentement et qu'on use de la violence même si vous exprimez votre avis.
    Ça peut être le fait d'utiliser mon vélo sans mon consentement comme ça aurait pu être une fille qui refuse que son copain lui donne une fessée en public (parce que le fait qu'on l'accepte dans une situation par le passé ne fait pas qu'on l'accepte tout le temps et sans conditions) ou un jeune homme qui refuse les avances de sa patronne (parce qu'on ne doit pas se sentir redevable envers un supérieur hiérarchique sous prétexte que c'est grâce à lui qu'on gagne de l'argent) ou qu'un jeune homme avec qui on a dit bonjour se permette de nous toucher sans notre consentement (parce que le fait de parler à quelqu'un cordialement c'est pas donner notre accord).

    Et qu'il était ivre ne l'excuse pas, j'ai été assez gentille pour lui dire "non !" deux fois. La scène aurait été aussi violente s'il avait essayé de m'embrasser, ça me sidère que ses amis aient trouvé acceptable qu'il use de la violence et que ça soit moi qui exagère.
    Faites attention, c'est sur ce principe que fonctionne un groupe toxique, la sensation qu'ensemble, ils ont le droit de faire impunément ce qu'ils n'auraient pas osé faire seuls.
    Ah et pour briser les clichés, c'étaient des bons français en costard, et l'ami qui m'a défendu est algérien, ça me fait mal les clichés nauséabonds sur le fait que c'est le milieu social qui fait qu'on devient impoli.

    Ça me fait encore trembler, mélange de colère et de peur parce que c'était dans une rue que j'emprunte tous les jours et franchement je flippe.

    Après si jamais mon agresseur passe par là et qu'il se reconnaît, ou qu'une de ses amies est dans le groupe, je suis pas violente, si vous me reconnaissez, venez me parler, je mords pas, je peux même être drôle sans être ivre, la seule condition c'est de me respecter moi et ma zone de confort. Comprenez juste que j'ai vraiment flippé et vous auriez fait sûrement pareil à ma place.

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