Humains et animaux : petites infos psycho

Pondu par Justine_ le 22 janvier 2013     

Les rapports humains-animaux peuvent être plus complexes qu’on le croit. Justine vous parle aujourd’hui des effets psychologiques induits par la présence d’un chat, d’un chien ou même d’un cheval !

La semaine dernière, sans doute pour me signifier son ras-le-bol des câlins, le chat de mes beaux-parents (qui, au passage, lisent ce merveilleux magazine qu’est madmoiZelle, bien le bonjour à eux !), Bichon de son petit nom, m’a bien lacéré le bras et je me suis franchement demandé : pourquoi certain-e-s d’entre nous deviennent cinglé-e-s face aux animaux ? Les animaux ont-ils vraiment un impact sur nos vies ? Est-ce que ce sauvageon de Bichon m’aime ? HEIN ?

Je n’aurais sans doute jamais de réponse à ma dernière question (bordel, j’ai enlevé des tiques grosses comme des raisins de cette boule de poil, est-ce que je n’ai pas gagné un accès illimité aux câlins ?), mais Serge Ciccotti et Nicolas Guéguen, dans l’ouvrage Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien, examinent le sujet au travers d’une flopée de recherches scientifiques : quelle influence l’animal a-t-il sur nous ? Sa présence pourrait-elle être utile ?

Les chiens pourraient comprendre ce qu’on leur dit (enfin, vite fait)

Ce n’est pas moi, c’est la science qui le dit. Plus précisément, une équipe de chercheurs-ses (Kaminski, Call & Fischer) a placé dix articles dans une pièce. Ensuite, ils ont demandé à un colley, nommé Rico, de ramener un de ces articles (en nommant l’article, donc). Cette première étape est une réussite : Rico parviendrait à ramener les objets qui correspondent aux demandes des chercheur-ses et aurait même un vocabulaire estimé à plus de 200 mots.

Autre victoire pour notre ami canin, il semblerait que Rico soit capable de « déductions langagières » ; lorsque les chercheurs-ses placent un objet que le chien ne connaît pas au milieu d’objets qui lui sont familiers, et qu’ils-elles demandent à Rico de rapporter cet objet, ce dernier comprendrait que le mot qu’il ne connaît pas désigne l’objet qu’il ne connaît pas. Bluffant, hein ?

Figurez-vous que ce n’est pas tout : les chiens pourraient même interagir avec nous, sans que nous parlions. Par exemple, si vous cachez de la nourriture à un endroit (ou plusieurs), et que vous indiquez ensuite au chien l’endroit où cette nourriture est cachée (en la pointant du doigt, ou en regardant fixement l’emplacement, ou en faisant un simple signe de la tête vers la cachette), celui-ci serait capable de la retrouver !

Humains et animaux : petites infos psycho up

Dans la même veine, une expérience initiée par Schwab et Huber a démontré que les chiens pouvaient moduler leurs comportements en fonction de l’attention de leur propriétaire : lorsque vous surveillez votre chien, il reste sagement couché. En revanche, lorsque vous détournez votre attention, le chien se lève discrétos pour aller vivre sa vie. EH OUAIS, un chien peut déduire, par des indices « physiques » (l’orientation de votre corps, de votre tête, ou l’absence de contact visuel), qu’il peut aller faire le fifou sans se faire gauler.

La cerise sur le gâteau d’amour des chiens ? Ils sauraient reconnaître leur propriétaire sur des photographies.

Ne nous enflammons pas non plus, selon Ciccotti et Guéguen, les capacités d’apprentissage de Rico et consorts seraient limitées : le chien pourra apprendre par « conditionnement », en jouant… mais ne serait pas capable d’apprendre passivement, spontanément (à la différence de l’humain : lorsque nous sommes enfants, nous apprenons également en entendant les autres parler, en les regardant agir…).

Les chats pourraient réduire notre stress et favoriser les relations sociales

Vous êtes plutôt du côté chat de la force animale ? Voyons quelques éléments issus d’expériences scientifiques à propos d’eux.

Selon une étude menée par Karen Allen (et al.), les chats auraient des effets apaisants sur nous. Pour parvenir à cette conclusion, la chercheuse a réuni des couples « possédant » un chat et leur a demandé d’effectuer un certain nombre de tâches arithmétiques. En parallèle, on place sur l’un des membres du couple des électrodes et des capteurs pour prendre des mesures physiologiques. Pendant un laps de temps limité et avec la diffusion régulière de bruits stridents, les sujets doivent donc réaliser un calcul mental difficile. A priori, la situation devrait donc placer les sujets en situation de stress léger.

Les volontaires de l’expérience étaient soit : seul-e-s, accompagné-e-s par leur conjoint-e, accompagné-e-s par un-e ami-e, ou accompagné-e-s par leur chat.

Manifestement, la présence de l’animal permettrait au stress « physiologique » de diminuer – plus encore que la présence d’un-e ami-e ou d’un-e conjoint-e. TOUT EST DIT. Pour les chercheurs-ses, la disponibilité immédiate du chat serait rassurante (on voit qu’ils n’ont pas eu à affronter la non-disponibilité du chat de mes beaux-parents) et permettrait de détourner notre attention de la source du stress… Et donc de nous détendre.

Humains et animaux : petites infos psycho kitten

Ce n’est pas tout : les chats faciliteraient également les relations sociales. Pour le montrer, Ciccotti et Guéguen ont demandé à une jeune fille de monter dans un bus accompagnée d’un chaton (placé dans une « valise » animalière) et de tourner cette valise de façon à ce que les personnes assises en face d’elle puissent apercevoir l’animal. Des observateurs comptent alors le nombre de personnes qui entrent en conversation avec la jeune fille. Verdict : 12% des gens discutent avec la jeune fille lorsque le chat est présent… et aucun lorsqu’il n’est pas là !

En somme, les chats auraient des vertus apaisantes et pourraient nous servir de prétexte à échanger avec un dixième de la population… Mais ça ne répond pas à la question la plus importante : Bichon m’aime-t-il, et, par extension, vos chats sont-ils attachés à vous ?

Pour étudier cette question, les psychologues reviennent sur une expérience reprenant le principe de la « situation étrange d’Ainsworth ». Au démarrage, ce test a été créé pour observer les relations d’attachement entre un enfant et ses « fournisseurs de soins » – qui sont généralement ses parents. On observe un enfant pendant quelques minutes alors que ses parents ou que des étrangers entrent ou quittent la pièce. L’enfant est-il rassuré, continue-t-il ses activités, explore-t-il son environnement ? Le même test a donc été reproduit avec des chats : comment le chat se comporte-t-il (est-il vigilant, inactif, explore-t-il la pièce ?) lorsque son/sa propriétaire ou un-e inconnu-e entre ou sort de la pièce ? Selon les observations des chercheurs, lorsqu’un-e inconnu-e est présent-e, les chats sont plus mobiles, montrent plus de signes de comportements d’alerte, de vigilance… En bref, la confiance ne règne pas – alors qu’ils semblent « apaisés » lorsque leur maître-sse est à leurs côtés.

Nous ne pouvons donc pas affirmer de façon péremptoire que nos chats nous regardent avec des cœurs et des paillettes plein les yeux – mais en tout cas, ils semblent reconnaître notre présence et avoir assez « confiance » en nous pour ne pas adopter de comportements d’alerte spécifiques (en tout cas lorsque nous entretenons avec lui une relation de « bientraitance »).

Les animaux pourraient-ils contribuer à améliorer nos vies ?

Au-delà de la relation propriétaire-animal de compagnie, il semblerait que les animaux aient tout un tas d’effets positifs sur notre santé physique et psychologique, sur nos relations sociales

Ainsi, Poresky (1996), après l’examen de 88 familles avec deux parents et des enfants de 3 à 6 ans, a montré qu’avoir un animal de compagnie avait un impact positif sur le développement des enfants. Sur ces 88 familles, la moitié possédait un chien ou un chat, l’autre moitié n’avait aucun animal de compagnie. L’observation des familles prenait appui sur deux angles : le premier analysait la perception des parents sur les compétences sociales, le développement intellectuel et moteur de leurs enfants, ainsi que la relation enfant-animal ; le second évaluait les enfants eux-mêmes (par des épreuves d’intelligence verbale, de perception et de capacité d’empathie). Visiblement, la présence d’un animal de compagnie aurait un impact positif sur les attitudes des enfants envers les animaux et les autres enfants… Plus le lien est fort entre l’enfant et son animal, plus l’enfant montrerait d’empathie envers les autres enfants.

Humains et animaux : petites infos psycho beethoven

Les animaux de compagnie permettraient également d’améliorer la santé et les relations sociales des personnes âgées. Par exemple, selon Ciccotti et Guéguen, une étude menée auprès d’Allemand-e-s et d’Australien-ne-s montrerait que les propriétaires de chats et de chiens utiliseraient moins les services de santé, rendraient moins souvent visite à leur médecin – a fortiori lorsque ces propriétaires sont des personnes âgées.

Au Canada, une étude longitudinale menée par Rayna (et al., 1999) rejoint les conclusions précédentes. Pendant un an, les chercheurs-ses ont questionné plusieurs fois des personnes âgées de plus 65 ans et ont tenté d’analyser si l’animal (et l’attachement à l’animal) pouvait influencer la santé physique et psychologique (en demandant par exemple aux personnes quel est leur « niveau » d’activités sociales, combien de personnes avaient-elles dans leur réseau, éprouvaient-elles parfois des sentiments de solitude, étaient-elles satisfaites de leurs rapports familiaux, amicaux, de leur travail, de leurs finances, de leur « santé perçue », etc.). Tout compte fait, il semblerait que les propriétaires d’animaux de compagnie soit en meilleure santé et auraient moins de difficultés à maintenir leur niveau d’activités sociales.

Ces observations se retrouvent aussi lorsque des expériences introduisent les visites d’un chien chez des personnes âgées hospitalisées : elles augmenteraient l’humeur positive, diminueraient les sentiments de dépression, de peur et d’anxiété. Finalement, ces visites animales permettraient de casser un cycle de solitude et de minimiser le retrait social.

Finalement, ces sujets peuvent sembler « anodins », mais de telles recherches ont une utilité réelle et très concrète : elles peuvent peut-être aider à améliorer les vies de personnes âgées, de personnes ayant besoin de présence, de personnes hospitalisées… Ou en tout cas, elles permettent d’analyser ou de vérifier si la présence d’un animal pourrait être positive ou négative dans ces situations. Pour donner d’autres types de recherches « utiles » (explicités par ailleurs dans l’ouvrage de Ciccotti et Guéguen), on sait par exemple qu’introduire des animaux dans le milieu carcéral aurait des effets positifs sur les détenus, que la présence d’un aquarium dans la salle d’attente du dentiste permettrait à certain-e-s d’entre nous de moins stresser, ou encore qu’un cheval, pourrait être un excellent auxiliaire thérapeutique pour des personnes handicapées, …

Et vous, quel rapport entretenez-vous avec vos animaux ? Avez-vous la sensation qu’ils vous rendent la vie plus douce ?

Pour aller plus loin :

  • Une interview de Serge Ciccotti
  • Un article de Nicolas Guéguen pour le magazine Cerveau&PsychoAnimaux : pourquoi nous font-ils du bien ?
  • Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir encore plus, l’ouvrage Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien est disponible ici – le livre, à destination du « grand public », est accessible et vulgarise pas mal d’études scientifiques.

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. LuisianaLuisiana

    Le 22 janvier 2013 à 19:53

    Super article ! :fleurs:
    Personnellement j'ai un chat, un chien et un lapin (bon un poisson, mais lui on s'en fou :cretin: ) et je me sens beaucoup mieux quand ils sont avec moi. Par exemple quand je suis tout seule chez moi, je trouve ça rassurant. Et j'ai l'impression qu'ils sentent quand on est pas bien, ils sont plus câlins que d'habitude.
    oh et ! J'ai remarqué que je m'endormais plus facilement si mon chat se mettait à ronronner! Comme si ça m'apaisait :shifty:
  2. PoO42PoO42

    Le 22 janvier 2013 à 21:24

    Moi j'ai un Chat, un Chien et un Cheval. J'adore les animaux, mais j'ai beaucoup plus de mal avec les BB et compagnies. Je fais de l’éthologie, avec le chien et le cheval, c'est une vrai étude du comportement, et exit anthropomorphisme et autre trait humains qu'on collent aux bêtes.
    Je traite mes animaux de façon à ce qu'ils se sentent bien et en confiance avec moi, mais je suis totalement dominante et très ferme. Un référent de troupeau et de meute.
    Bon le chat, je feule pour l’engueuler .., mais je pense que les chats sont des extra terrestres qui veulent dominer la terre…donc ça compte pas.

    Donc quand même je dirais que les animaux, c'est bien pour les humains, mais la plupart du temps les humains c'est moyen bien pour les animaux.
  3. Malo33Malo33

    Le 23 janvier 2013 à 10:17

    "Bon le chat, je feule pour l’engueuler .., mais je pense que les chats sont des extra terrestres qui veulent dominer la terre…donc ça compte pas."

    @PoO42 : Mais tu as tout à fait raison ! 1 chat sur 3 est d'origine extraterrestre, comme nous l'explique cet ufologue avec le plus grand sérieux : http://ou.nouvellesduquartier.com/articles/340/1/Les-chats-sont-des-extraterrestres/Page1.html    :moqueur:

    Concernant les chats, il existe la ronronthérapie (si, si, j'vous jure!). C'est un vétérinaire toulousain, Jean-Yves Gauchet, qui en est "l'inventeur". En fait, il s'est rendu compte en lisant des études, que le chat a une capacité de récupération, suite à des accidents ou des maladies, vraiment supérieure aux autres animaux. Et cela serait du à son ronronnement. Il a donc estimé que ce son pouvait avoir un effet sur notre organisme. En effet, une personne qui entend le ronron du chat produit entre autre plus de sérotonine, qui est l'hormone du bonheur. Pour certaines personne, cela réduit l'anxiété et donc la tension artérielle.
    Bon, cela dit, le chat ne va pas venir vous réconforter dans une démarche complétement altruiste. Le chat ronronne déjà pour son propre bien. Un vétérinaire belge (Joël Dehasse) a déclaré ceci : "S’il est champion pour nous débarrasser de nos énergies négatives, c’est aussi parce qu’il a vérifié qu’un humain serein est plus attentif et répond mieux à ses besoins. Le chat est capable de repérer notre détresse instinctivement, grâce aux phéromones que nous émettons (chaque émotion a sa propre odeur)."

    Voilà ! C'était la minute étalage de science !

    Bon, comme j'ai une grosse capacité à faire de l'anthropomorphisme avec mon félin, je me dis qu'il vient me voir pour mon bien, même si je sais qu'au fond, il est totalement égoïste et qu'il se considère comme le souverain de notre appartement… :chaton:
  4. CharliePenny FraserCharliePenny Fraser

    Le 27 janvier 2013 à 20:01

    Je suis convaincue qu'avoir un animal lorsqu'on est enfant (et vraiment s'en occuper) booste les capacités mentales et favorise l'empathie comme il est dit dans l'article…

    J'ai eu 4 chats (il n'en reste malheureusement plus qu'un seul) et je ne me verrais plus vivre sans animal. C'est pas évident tous les jours mais c'est agréable d'avoir une présence amicale qui ne demande rien d'autre que de l'attention.
    J'aime tout particulièrement les chats parce qu'ils sont assez indépendants, contrairement aux chiens qui ont besoin de nous au point d'être très malheureux si leur maître est absent, et aux petits animaux qui sont fragiles et qui interagissent moins avec nous…
  5. PoO42PoO42

    Le 04 février 2013 à 12:22

    Posté par gingember
    Posté par poo42
    Je traite mes animaux de façon à ce qu'ils se sentent bien et en confiance avec moi, mais je suis totalement dominante et très ferme. Un référent de troupeau et de meute.
    Bon le chat, je feule pour l’engueuler .., mais je pense que les chats sont des extra terrestres qui veulent dominer la terre…donc ça compte pas.


    Je rejoins bien évidemment les Madmoizelles sur le rôle tellement important que jouent les animaux sur nos vies. Personnellement je n'y vois que du positif (juste peut-être les poils sur les vêtements):stare: Mais bon si ce n'est que ça le prix à payer…

    poo42: tu parles de dominance. Je trouve que c'est un peu dommage d'avoir ce rapport à l'animal, d'autant plus qu'il a été prouvé que la hiérarchie inter-éspèce n'éxiste pas. Un animal ne peut pas nous dominer tout comme on ne peut pas dominer un animal, quel qu'il soit. Après, c'est un tout autre débat…:danser:

    Par dominance, j'entends plus référent. Dans un troupeau il y a la jument dominante, pareil pour une meute de loup. C'est le chef, celui qu'on suit, la survie de l'animal suiveur en dépend. Avec mes animaux, je suis le chef, et lorsqu'ils me testent je les remets à leur place.Je ne parle pas de domination de l'humanité .
  6. PoO42PoO42

    Le 04 février 2013 à 17:38

    Posté par gingember
    Posté par poo42
    Posté par gingember
    Posté par poo42
    Je traite mes animaux de façon à ce qu'ils se sentent bien et en confiance avec moi, mais je suis totalement dominante et très ferme. Un référent de troupeau et de meute.
    Bon le chat, je feule pour l’engueuler .., mais je pense que les chats sont des extra terrestres qui veulent dominer la terre…donc ça compte pas.


    Je rejoins bien évidemment les Madmoizelles sur le rôle tellement important que jouent les animaux sur nos vies. Personnellement je n'y vois que du positif (juste peut-être les poils sur les vêtements):stare: Mais bon si ce n'est que ça le prix à payer…

    poo42: tu parles de dominance. Je trouve que c'est un peu dommage d'avoir ce rapport à l'animal, d'autant plus qu'il a été prouvé que la hiérarchie inter-éspèce n'éxiste pas. Un animal ne peut pas nous dominer tout comme on ne peut pas dominer un animal, quel qu'il soit. Après, c'est un tout autre débat…:danser:

    Par dominance, j'entends plus référent. Dans un troupeau il y a la jument dominante, pareil pour une meute de loup. C'est le chef, celui qu'on suit, la survie de l'animal suiveur en dépend. Avec mes animaux, je suis le chef, et lorsqu'ils me testent je les remets à leur place.Je ne parle pas de domination de l'humanité .


     Je suis d'accord pour la notion de référent. Après, le terme de "chef" m'étonne d'avantage, c'est marrant de constater que ceux en général qui ont un rapport de "chef" ou de "dominant" vis à vis de l'animal les considère en général comme des être profondémment vicieux qui passent leur temps à nous tester et qu'il faut "remettre en place":facepalm:  Pour preuve, c'est la première chose que tu cites quand tu parles d'eux.
    M'enfin, chacun sa manière de voir les choses ;D
    Je te laisse ronronner avec ton chat et donner des coups du cul à ton cheval:moqueur:

    Bah pour moi c'est évident, enfin surtout avec les chevaux, c'est juste de l’éthologie. Je ne dis pas "chef" par ce que je veux assouvir mon désir de dominance sur des pauvres bêtes. Main de fer dans un gant de velour. Un cheval fait 10 fois mon poids, si elle veut, ma jument peut me tuer. Quand tu débourres un cheval, le cheval te teste forcément, un chien c'est pareil, il va voir ou sont les limites… J'ai un rapport très sain avec eux, s'ils ne me testaient pas, je ne mériterais pas mon statut de chef de meute/troupeau, je n'aurais pas leur respect . Maintenant, j'ai établit ça avec mes animaux, et ils ne me testent plus, ils me "questionnent". Donc oui, il faut savoir rester ferme, et ne jamais être laxiste avec un animal (surtout le cheval) car un manque de domination (oui oui) de notre part peut avoir de très grandes conséquences. Après, ce qui est magique quand tu as compris cela, quand tu as ce rapport de leader, c'est que tu obtiens tout dans la douceur, et le calme, et l'animal prend du plaisir la dedans. C'est la seul façon de rendre un animal domestique heureux.
  7. EtlamarmottealorsEtlamarmottealors

    Le 04 février 2013 à 18:41

    Posté par poo42
    Posté par gingember
    Posté par poo42
    Posté par gingember
    Posté par poo42
    Je traite mes animaux de façon à ce qu'ils se sentent bien et en confiance avec moi, mais je suis totalement dominante et très ferme. Un référent de troupeau et de meute.
    Bon le chat, je feule pour l’engueuler .., mais je pense que les chats sont des extra terrestres qui veulent dominer la terre…donc ça compte pas.

    Je rejoins bien évidemment les Madmoizelles sur le rôle tellement important que jouent les animaux sur nos vies. Personnellement je n'y vois que du positif (juste peut-être les poils sur les vêtements):stare: Mais bon si ce n'est que ça le prix à payer…

    poo42: tu parles de dominance. Je trouve que c'est un peu dommage d'avoir ce rapport à l'animal, d'autant plus qu'il a été prouvé que la hiérarchie inter-éspèce n'éxiste pas. Un animal ne peut pas nous dominer tout comme on ne peut pas dominer un animal, quel qu'il soit. Après, c'est un tout autre débat…:danser:


    Par dominance, j'entends plus référent. Dans un troupeau il y a la jument dominante, pareil pour une meute de loup. C'est le chef, celui qu'on suit, la survie de l'animal suiveur en dépend. Avec mes animaux, je suis le chef, et lorsqu'ils me testent je les remets à leur place.Je ne parle pas de domination de l'humanité .

     Je suis d'accord pour la notion de référent. Après, le terme de "chef" m'étonne d'avantage, c'est marrant de constater que ceux en général qui ont un rapport de "chef" ou de "dominant" vis à vis de l'animal les considère en général comme des être profondémment vicieux qui passent leur temps à nous tester et qu'il faut "remettre en place":facepalm:  Pour preuve, c'est la première chose que tu cites quand tu parles d'eux.
    M'enfin, chacun sa manière de voir les choses ;D
    Je te laisse ronronner avec ton chat et donner des coups du cul à ton cheval:moqueur:


    Bah pour moi c'est évident, enfin surtout avec les chevaux, c'est juste de l’éthologie. Je ne dis pas "chef" par ce que je veux assouvir mon désir de dominance sur des pauvres bêtes. Main de fer dans un gant de velour. Un cheval fait 10 fois mon poids, si elle veut, ma jument peut me tuer. Quand tu débourres un cheval, le cheval te teste forcément, un chien c'est pareil, il va voir ou sont les limites… J'ai un rapport très sain avec eux, s'ils ne me testaient pas, je ne mériterais pas mon statut de chef de meute/troupeau, je n'aurais pas leur respect . Maintenant, j'ai établit ça avec mes animaux, et ils ne me testent plus, ils me "questionnent". Donc oui, il faut savoir rester ferme, et ne jamais être laxiste avec un animal (surtout le cheval) car un manque de domination (oui oui) de notre part peut avoir de très grandes conséquences. Après, ce qui est magique quand tu as compris cela, quand tu as ce rapport de leader, c'est que tu obtiens tout dans la douceur, et le calme, et l'animal prend du plaisir la dedans. C'est la seul façon de rendre un animal domestique heureux.

    Je suis plutôt d'accord pour le fait de se placer en dominant par rapport aux chiens et aux chevaux notamment. Après, feuler pour le chat, je sais pas si c'est vraiment utile, on est pas de leur espèce, ils le savent bien, et comprennent très bien nos codes puisqu'on ne peut pas utiliser les leurs. Si je grogne sur ma chienne en montrant les dents, elle ne comprendra pas par exemple. Si un chien lui grogne dessus en montrant les dents si.
  8. PoO42PoO42

    Le 04 février 2013 à 19:20

    ça le faire se carapater en tout cas, mais je te l'accorde, je ne suis pas du tout spécialiste du félin, que je découvre jour après jour !
  9. petitbouchonpetitbouchon

    Le 11 mai 2013 à 22:30

    Les animaux ont vraiment un bienfait sur nous humains. J'en suis convaincue. En Belgique et au Canada beaucoup d'études sont faites sur ce que les animaux apportent aux gens. Et apparemment ils ont aussi un bienfait psychologique sur des patients et enfants atteints de certains troubles psychiques.

    Pour ma part dès que j'ai pris mon indépendance j'ai pris un chat. C'est ce qui m'a permis de vivre alors que j'avais arrêté les études (parce que je n'aimais pas, j'ai repris par la suite). Parce que mine de rien ça fait une sacré motivation de se lever le matin et même un chat apporte une certaine reconnaissance. Quand il vient faire un gros câlin on se sent la meilleure personne du monde !

    De même avec mon chien quand je vivais chez ma mère : au premier coup de blues venu : hop une ballade avec mon chien, un gros câlin et tout va mieux !

    Alors même si des fois ils nous cassent les bonbons et font des bêtises, nous réveillent le matin pour manger, salissent tout je maintiens qu'avoir un animal c'est indispensable pour moi et que ça le devient vite pour tous ceux qui sont mis en contact d'un animal au cours de leur vie !
  10. Camilia PondCamilia Pond

    Le 23 mai 2014 à 13:49

    J'ai eu deux chats, l'un d'eux est toujours avec moi d'ailleurs, et je ne pourrais pas m'en passer : un petit coup de blues, un petit coup de barre dans la journée, c'est direct un câlin à mon chat ahaha ^^
    Et elle est mignonne parce que, si elle pourrait passer toute sa journée dehors, en général elle reste avec moi, le matin quand mon copain la fait rentrer (il se lève plus tôt) elle miaule pour venir avec moi dans la chambre, la journée quand je suis à la maison elle est sur la chaise à côté quand je suis sur l'ordi ou alors elle me suit un peu partout où je vais.

    Et je suis persuadée qu'elle comprend beaucoup de choses quand je lui parle (elle même des fois elle me répond en miaulant -_- comme une fois où je l'avais entendue descendre des meubles de la cuisine en m'entendant alors qu'elle sait très bien qu'elle a pas le droit d'y monter, et où on aurait dit qu'elle essayait de se justifier xD) et elle m'"obéit" assez souvent (ça reste un chat) quand je l'appelle x)

    Quand j'étais petite, mon vieux mâle (qui avait deux ans de moins que moi) venait me consoler quand je pleurais, il venait se frotter contre moi en miaulant, c'était trop mignon :3

    J'avais lu aussi que le fait d'avoir un animal avec des enfants en bas âge permettait aux enfants de développer un système immunitaire plus conséquent, ou plus performant (et je ne sais pas si c'est une coïncidence ou pas, mais mes cousins qui n'avaient pas d'animaux ont été souvent malades quand ils étaient petits (otites à répétition pour ma cousine notamment) alors que mon frère et moi qui avons eu notre chat à 2 et 6 ans n'avons eu aucun problème de santé majeur… >_>)

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