Qui prendra la tête du Parti Socialiste ?

Il semble que la désignation de Ségolène Royal comme candidate à l’élection présidentielle ait marqué le début du renouvellement au PS. Après la défaite, les anciens se sont fait plus discrets, se trouvant ici ou là une saine activité, tout en maugréant « je vous l’avais dit », sans jamais vraiment se réinvestir (publiquement en tout cas) […]

Qui prendra la tête du Parti Socialiste ?

Il semble que la désignation de Ségolène Royal comme candidate à l’élection présidentielle ait marqué le début du renouvellement au PS. Après la défaite, les anciens se sont fait plus discrets, se trouvant ici ou là une saine activité, tout en maugréant « je vous l’avais dit », sans jamais vraiment se réinvestir (publiquement en tout cas) dans le parti. Le champ étant libre, depuis un an la relève se fait connaître, rose au poing et idées de réformes à l’esprit. En tête de cette Gauche socialiste de demain, voici ceux qui affichent sans complexe leur ambition, briguant le siège de chef du PS et pourquoi pas… celui de candidat PS à l’élection présidentielle de 2012.

Les candidats au poste de premier secrétaire du PS

Manuels Valls, député-maire PS d’Evry : invité de BFM-TV, M. Valls a déclaré que le mot socialiste était « un mot qu’il faut dépasser, qui nous enferme dans le passé ». Le socialisme tel qu’on le connaît a été créé pour lutter contre le capitalisme du XIXe siècle, il est donc temps de le réformer. Ainsi, il propose de changer le nom du Parti Qocialiste pour en faire le « Parti de la gauche française ». Son âge est pour certains le principal handicap de sa candidature au poste de premier secrétaire.

Julien Dray, député de l’Essonne, se dit candidat à la tête du PS « par nécessité ». Selon ses mots, il faut au Parti Socialiste une discipline collective, afin que la Gauche puisse travailler et produire ensemble. Il a par ailleurs critiqué les méthodes de communication de Manuel Vals, lui reprochant de faire passer des messages par voie de presse plutôt que par le bureau national du parti. Par cette déclaration, Julien Dray souhaite marquer son recul par rapport à la pipolisation des politiques et souhaite rallier ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce procédé.

Bertrand Delanoë avait annoncé ne pas se porter candidat au poste de secrétaire du Parti Socialiste, avant sa réélection brillante à la mairie de Paris. Changement de cap depuis, puisqu’il ne cache plus ses ambitions d’être à la tête du PS, et de représenter la Gauche en 2012 aux présidentielles. Sa candidature est bétonnée, grâce à un plan marketing prévoyant une intervention au JT de 20h et un livre d’entretiens avec Laurent Joffrin, en préparation. Homme à poigne, il est considéré comme le principal adversaire de Ségolène Royal.

Pierre Moscovici, ancien bras droit de Dominique Strauss-Kahn. Il a co-fondé le parti des Verts. A cinquante ans, il veut incarner la relève en présentant sa candidature. Comme Julien Dray, ce bon élève Strauss-Kahnien estime qu’il faut « protéger les présidentiables » comme Ségolène Royal ou Bertrand Delanoé en les écartant du poste de secrétaire.

Ségolène Royal aménage son territoire tout en surfant sur son image de première femme du second tour. Si elle brigue le poste de premier secrétaire du PS, il n’est pas secret que son réel objectif reste 2012. Un mandat qui pourrait s’avérer dangereux si le Parti n’est pas à 100 % derrière elle au moment des élections présidentielles.

Martine Aubry : elle est numéro 3 dans l’opinion publique des personnalités préférées pour le poste, juste après Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Si la maire de Lille se fait discrète, sa candidature se fait de plus en plus pressentir, et il se pourrait qu’elle surprenne ses deux principaux challengers.

Benoît Hamon : le député européen a été un temps le chouchou de François Hollande, avant de démissionner de son poste de secrétaire national à l’Europe. Aujourd’hui, il se place comme un candidat qui pourrait avoir du poids s’il était rejoint par les autres candidats « de l’aile gauche » comme Bartelone.

Claude Bartolone, qui vient d’être élu Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, n’exclut pas de briguer le poste de premier secrétaire du PS. Il a annoncé que s’il était candidat, il ne resterait pas dans la neutralité, et préparerait soigneusement la candidature de 2012 de son mentor Laurent Fabius.

De son côté, François Hollande annonçait le 26 mars 2008, qu’il envisageait d’être candidat à l’élection présidentielle de 2012…

Quel est ton sentiment face à cette multitudes de candidatures ? Encore une dispersion du PS ou au contraire, une relève qui ne manque pas d’idées et d’initiatives ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Malaussène
    Malaussène, Le 12 mai 2008 à 3h02

    CasualKiwi : bah voilà, typiquement le "il n'y a pas d'alternative". Ou comment transformer le PS en UMP-bis. Franchement, je ne comprends pas ce type de raisonnement. Quand on est de droite, on vote à droite. Ou au centre. Point barre.
    Et non, les autres ne racontent pas de salades. Oui, il existe des politiques différentes, voire opposées au libéralisme, qui pourraient être efficaces ET applicables. Même dans l'UE.

    Mais j'en ai un peu marre qu'on dise que les politiques proposées par les socialistes sont inapplicables, sans le justifier. Et quand je dis "un peu", c'est un euphémisme...

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