Améliorer ta conso mode, c’est possible !

Pour dépenser moins ou plus utilement, voici quelques trucs à savoir sur tes fringues.

Améliorer ta conso mode, c’est possible !

Dans le monde idéal dont je rêve (parfois), les fringues seraient au prix d’une coquille de noix, on ne ferait plus jamais de mal à la planète pour suivre une mode, et les jeans s’adapteraient à tous avec la souplesse des Barbapapas. Mais cette utopie vestimentaire se frotte aux talons implacables de la réalité, où les vêtements sont rarement gratuits.

Tout le monde ne dispose pas d’un porte-monnaie suffisamment extensible pour s’habiller en marques éthiques, et n’a pas forcément la motivation ou les moyens de boycotter toutes les marques de prêt-à-porter qui déraillent dans leurs usines.

Même si tu ne te sens pas l’âme d’une Wonder Woman de la sape, il existe des astuces pour garder tes vêtements aussi longtemps que tes amis, remplir ton armoire tout en remplissant ton frigo, et éventuellement aider (un peu) la planète au passage. Des tout petits trucs, parfois tellement basiques qu’on les oublie.

Le tote-bag, un ami pour la vie

Le tote-bag est l’accessoire le plus utile du monde après l’élastique à cheveux et l’épingle à nourrice. Pas pour suivre la tendance, mais juste parce qu’il est furieusement pratique. Malheureusement pour lui, ce bête cabas en tissu se traîne une réputation de sac à hipster. Certain-e-s l’utilisent même comme un remplaçant du sac à main, alors qu’il est totalement inefficace dans la protection de ton portefeuille.

Le véritable intérêt du tote-bag, c’est sa flexibilité. Comme il est en tissu, tu peux le plier pour le fourrer dans n’importe quel sac à main, et le sortir à tout moment avec la sérénité de Mary Poppins. Les plus solides supportent tout : les livres, le matos de plage et les packs de boisson au houblon.

Quand le tote-bag est crade, il suffit de le passer à la machine et de le laisser sécher comme un torchon. Tu peux l’utiliser pour faire tes courses : plus besoin de sacs plastiques, et hop, un geste pour la planète.

« J’ai tout mangé le chocolat », Original Music Shirt, soldé 8€ — Le Hibou, Cool and The Bag, 13€ — Cloud, Oeilwein.fr, 14€ — Origami, Petite Mila, 12,60€ — Bill Murray, Cool and The Bag, 13€ — Everything a good idea, Asos, 14,05€.

Si tu n’as pas la chance de détenir la version madmoiZelle, il existe plein de modèles avec des motifs funkys. Globalement, un tote-bag coûte entre 10 et 15 €, ce qui est un bon investissement sur le long terme, mais peut sembler cher pour un bête morceau de coton sérigraphié.

Pour les madmoiZelles qui seraient vraiment fauchées, rien n’empêche de le fabriquer soi-même ! La toile de coton est l’un des tissus les moins coûteux : un rectangle, deux coutures sur les côtés, deux anses, et c’est fait. Et si tu aimes patouiller telle Mimi Cracra, tu peux le customiser avec de la peinture textile ou du papier transfert (magasins de loisirs créatifs).

Choisir la bonne fibre (et pas que pour le Net)

« De toutes les matières, c’est la ouate qu’elle préfère », et c’est son choix. Ce qui est sûr, c’est qu’il est hyper important de regarder en quoi est fait un vêtement avant de l’acheter. Son entretien et son avenir en dépendent. Rien que ça.

Sur les étiquettes de composition, tu peux trouver le pourcentage de chaque fibre. Pour te repérer un peu, celles-ci se divisent en trois grands types :

  • naturelles : celles qui existent dans la nature (coton, laine, soie etc.)
  • artificielles : celles qui sont fabriquées par l’homme à partir de la nature (viscose, cupro, modal, lyocell…)
  • synthétiques : celles qui n’ont pas une once de naturel et sont obtenues par synthèse du pétrole ou du charbon (polyester, polyamide, acrylique…).

La tristesse, c’est qu’il n’existe pas de fibre véritablement écologique. Les fibres naturelles sont cool parce qu’elles sont réutilisables, mais leur production nécessite beaucoup d’eau, de produits chimiques, et pose des problèmes de culture et d’élevage. Les fibres artificielles sont moins polluantes, mais pas très résistantes. Les fibres synthétiques sont les plus fabriquées actuellement, mais ne vieillissent pas toutes bien, consomment beaucoup d’énergie et s’attaquent à des ressources qui s’épuisent.

Bref, il n’y a pas de recette miracle pour être parfaitement en symbiose avec la nature. À toi de faire ton choix.

Sache tout de même que les fibres synthétiques sont un peu le diable en matière de transpiration. N’importe quelle fibre naturelle laisse mieux respirer la peau, et ce n’est pas Axe qui va y changer quelque chose. Un pull en laine tient plus chaud qu’en acrylique, et résiste beaucoup mieux au lavage. Mais il est difficile à trouver, et beaucoup plus cher : le bon plan, c’est donc de choisir un mélange avec un pourcentage de laine élevé, ou de le dénicher en friperie, de le laver et de le shooter à l’antimites.

Bien dans tes pompes

En matière de chaussures aussi, les convictions dictent un peu ta manière de consommer. Si tu as en horreur l’idée de tuer des animaux, il n’y a évidemment aucune obligation à acheter des pompes en cuir. Les chaussures en plastique pullulent, même si elles ne sont pas forcément beaucoup plus chouettes pour l’environnement et qu’elles s’usent assez vite. En cas de rayure, la technique de badass consiste à recouvrir l’endroit abîmé avec un vernis à ongles de la même teinte.

Si tu as la foi de crever ton plan épargne ou d’attendre les soldes pour acheter des chaussures en cuir, l’entretien, c’est le bien. Il te permettra de les garder presque toute la vie, et de ne pas finir en larmes de sang le jour où tu te prendras les pieds dans une bassine d’huile de friteuse (toute ressemblance avec une situation vécue ne serait que pure coïncidence).

Pour nourrir le cuir, étale sur tes chaussures du cirage, à l’aide d’un chiffon. L’idéal est d’en avoir un seul tube incolore pour toutes tes paires, mais si la couleur se barre, un cirage coloré permet de la rattraper. Si tu es fauchée, du lait démaquillant fera l’affaire. Frotte avec une brosse pour le faire briller, puis vaporise de l’imperméablisant. Ça pue, ce n’est pas bon pour la planète, mais ça protège le cuir. Plus de vieux carton aux pieds après une averse, et plus de taches reloues qui ne partent pas. Bien évidemment, toutes ces techniques d’entretien sont valables pour les sacs, perfectos et autres corsets SM en cuir.

Et pour que tes souliers ne terminent pas comme de vieux Malabars, l’idéal est d’avoir des embauchoirs. Mais en attendant, tu peux mettre du papier journal à l’intérieur, couper le corps d’une bouteille et la glisser dans tes bottes pour garder leur tige droite.

Rien ne se perd, tout se transforme

La mode, c’est comme l’amour. Parfois, ça dure toute la vie, parfois on s’en lasse ou ça devient trop petit, et on a envie de changer. Pour refaire ton armoire à petit prix, la tendance est aux friperies, et les puces ne sont pas mal non plus.

Si tu as besoin de vider tes placards pour mieux les remplir, je te conseille surtout les dépôts-vente. Leur avantage sur toute friperie est que tu peux toi aussi y apporter des choses à vendre (sous réserve d’acceptation), et qu’ils cherchent des vêtements récents, par exemple ce short que tu ne regardes plus alors qu’il a moins de six mois. Certains sont spécialisés en produits de luxe, mais d’autres proposent du prêt-à-porter lambda. Si tu préfères les ambiances conviviales, n’hésite pas à te renseigner sur les vide-dressings qui sont peut-être organisés dans ta ville !

Pour les flemmasses, le monde merveilleux de l’Internet regorge de sites pour revendre ses fringues ou racheter celles des autres : Vinted.fr, Vide-dressing.com, et les classiques comme eBay et Le Bon Coin. Attention, comme pour les hamburgers, le produit n’est pas toujours le même que sur la photo.

Et parce que donner, c’est c’qu’il y a d’plus beau, tu peux aussi filer tes sapes gratuitement à ceux qui en ont besoin. Emmaüs récupère les vêtements propres et en bon état, soit dans soit ses centres de dépôts, soit via des conteneurs installés un peu partout en France. Même les marques s’y mettent. H&M organise par exemple l’opération Long Live Fashion. Le principe ? Tu amènes les fringues dont tu ne veux plus (même s’ils ne viennent pas du suédois). Suivant leur état, ils sont redistribués, réutilisés, recyclés ou utilisés pour produire de l’énergie. L’enseigne reverse aussi quelques centimes à des organismes caritatifs.

L’amour à la machine

Dernier point crucial : le lavage. À défaut de trouver l’âme soeur et l’inspiration dans les remous du Lavomatic, il est facile d’éviter quelques catastrophes. Un programme pré-réglé en machine est pratiquement toujours trop chaud. Idéalement, pour éviter le phénomène « Chérie j’ai rétréci…», des serviettes éponges se lavent à 60°C, une sape basique en coton pas à plus de 40°C, un pull pas à plus de 30°C.

Pour les fringues étiquetées « lavage main », tu peux oser la machine si tu as des tripes, mais en programme froid et essorage très faible. Si tes vêtements sont très sales, tu peux aussi les faire tremper dans une bassine avec de la lessive main et de l’eau chaude avant de les mettre dans le tambour.

Et toi, as-tu des « trucs » mode à partager ?

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 16 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Anaëlle13
    Anaëlle13, Le 15 janvier 2014 à 23h54

    J'ai découvert il n'y a pas si longtemps qu'il existe des minis machine à laver, version small... Ce peut être pratique pour certaines vues les commentaires ^^

Lire l'intégralité des 16 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)