J’ai vaincu les punaises de lit : le bilan, 1 an après l’invasion

En août 2017, cette madmoiZelle racontait la terrible invasion de punaises de lit qui lui a coûté des nuits de sommeil, de l'argent et beaucoup d'énergie. Elle raconte la suite de son expérience, un an plus tard.

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L’année dernière, en août 2017, je vous ai écrit un témoignage sur les punaises de lit :

Un mois après avoir écrit l’article (je rappelle que je pensais en être venue à bout), les horribles suceuses de sang avaient migré dans mon canapé.

Il a suffi d’une piqûre pour que le cauchemar recommence.

Le retour des punaises de lit

Immédiatement, nous avons jeté le canapé et enfermé les coussins et plaids dans des sacs hermétiques.

Nous avons mis un mot pour que personne ne récupère le canapé, qui était en bon état. On ne pouvait pas le « sauver » car c’était un clic-clac avec des barres de métal creuses mais inaccessibles pour nous, les humains.

J’avais donc une mise à jour à faire sur mon texte, je n’ai pas pris le temps de vous écrire la suite.

J’avoue que je n’ai pas tellement eu le courage non plus de me replonger là dedans.

Mais si cela peut aider, il est important de partager mon récit…

Nouveau plan d’attaque anti-punaises de lit

J’ai mastiqué toutes les plinthes du salon. J’ai bouché tous les trous de l’appartement que je voyais. Et j’ai perdu le sommeil.

Mon copain et moi avons loué un appareil à vapeur sèche, acheté un congélateur géant sur Le Bon Coin et des housses sous-vides pour y stocker nos affaires.

(Au début, nous avions commencé avec des sacs poubelle pour confiner les affaires, mais ils se percent et il n’y a aucune visibilité sur le contenu).

Voici nos étapes (qui ne sont pas forcément un exemple à suivre, je précise !) :

  1. La vapeur : il faut la passer dans tous les meubles, recoins, plinthes etc. quitte à démonter certains meubles. J’utilisais mon fer à repasser au début que j’ai remplacé par l’appareil à vapeur sèche.
  2.  Livres et vêtements fragiles : les enfermer dans des sacs hermétiques et les congeler 4 jours minimum.
  3.  Tissus « classiques» : laver à 60 degrés et privilégier le sèche linge. Vu le volume, nous allions à la laverie en mettant les sacs dans la machine puis en les vidant dedans. Nous les refermions ensuite avant de les jeter pour ne pas contaminer d’autres personnes. Ici utiliser des sacs poubelle était plutôt positif, car ça fait moins mal au cœur de les jeter (ce fut un adieu momentané aux résolutions zéro déchet).

Les punaises de lit ont des conséquences psychologiques

Nous nous sommes débarrassés des punaises en luttant quotidiennement contre.

Mon conjoint ne se faisait plus piquer, mais j’ai développé de l’urticaire qui reproduisait des sortes de piqûres.

Du coup, pour clôturer cette histoire, nous avons quand même fait appel à une société de décontamination pour la somme de 440€ au total.

Cela nous a coûté 220€ par passage des professionnels, espacés de 15 jours avec une nuit en dehors de chez nous à chaque passage.

Je raconte tout cela avec du recul, mais sur le moment, je n’en avais aucun.

J’aurais pu économiser 440€, mais sur le moment, faire intervenir une société m’a aidée.

J’ai eu des symptômes connus : paranoïa (sortir de ma formation et soulever son haut pour vérifier ne pas avoir de bêtes sur soi), manque de sommeil (se réveiller toutes les 2h avec sa lampe de poche), problèmes de peau, isolement, crise d’angoisse à chaque irritation de peau…

Lors du dernier congrès des dermatologues à Nice, il a été dit que les punaises de lit sont à classer parmi les grands traumatismes et l’aspect psychologique ne doit pas être négligé.

Ne pas avoir peur d’en parler autour de soi

J’ai mis du temps à en parler à mes amis, j’ai fini par le faire et je n’ai eu que de l’amour et de la compréhension.

Cela m’a même permis d’être mise en relation avec des personnes qui ont rencontré le même problème.

Petit conseil : évitez de le raconter au travail, car vous pourriez devenir le consultant piqûre de l’entreprise, et personne n’a envie d’avoir cette étiquette.

J’ai eu la certitude que je n’en avais plus après 3 mois sans piqûre, je comptais les jours.

Malgré ça, mon cerveau ne lâchait pas le morceau, d’où l’appel à des professionnels.

Quelques conseils pour terminer

Si vous avez des punaises : ne traînez pas.

Traitez le problème de manière mécanique en priorité (chaleur, machine, froid, housses de matelas et sommier, matériaux pour boucher les trous, meubles avec les pieds dans des doubles coupelles d’eau).

Le chimique peut les faire se disperser, donc évitez d’acheter les produits du commerce.

Quand l’infestation est « contrôlée », faites intervenir des pros si cela vous aide, avec une garantie de 6 mois sur le résultat selon les compagnies.

Certaines entreprises proposent la congélation par camions frigorifiques : en cas de grosse infestation, n’hésitez pas.

Les leçons que j’en ai tirées

Cela m’a coûté beaucoup d’argent, et je n’ai pas de garantie que cela ne se reproduira pas.

Personnellement, je pense que ce serait une bonne chose si les pouvoirs publics se saisissaient du problème afin que les infestations soient mieux maîtrisées.

Cela a aussi transformé ma façon de voyager : je prends toujours une lampe de poche avec moi et avant de défaire ma valise, je passe le lit au peigne fin.

En tout cas, amour sur vous si vous traversez ce genre d’épreuve : après un an de lutte, je ne tremble plus à l’idée d’en parler et j’ai retrouvé le sommeil.

Rappelez-vous que ce ne sont que des nuisibles, certes ils sont moches et résistants, mais vous en viendrez à bout.

Retrouvez les conseils du CHU de Nice pour mieux repérer une invasion de punaises de lit et l’éradiquer le mieux possible. 

Merci à la madmoiZelle qui a tenu à faire cette mise à jour sur son expérience.

À lire aussi : J’ai la maladie de Lyme, et ça me gâche la vie

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JulietteGee


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Commentaires
  • Sillysally
    Sillysally, Le 31 août 2018 à 14h32

    Une horreur ces punaises de lit ! Dans ma Coloc on en a eu, mais seulement chez le colocataire crad, elle étaient toutes réunies dans sa chambre ! (eh oui car nous on nettoyait régulièrement ce qui a limité l'infestation contrairement à lui ). Ce fut compliqué à gérer parce qu'il ne voulait pas nettoyer sa chambre et qu'il a prit son temps pour le faire... (pour éviter les piqûres il dormait dans le salon plutôt que de traiter le problème...) depuis que j'ai déménagé plus de soucis mais du coup je suis parano parfois

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