« Le plus gros trou du cul du monde » est le héros d’une pub pour le don d’organes

Une nouvelle pub met en scène « le plus gros trou du cul du monde »... accomplissant sa rédemption. C'est touchant, et ça peut nous faire réfléchir sur le don d'organes.

Coleman F. Sweeney est un véritable trou du cul. Tout le monde le sait, dans la petite ville d’où il vient. Et pourtant, son histoire est plutôt « inattendue ». Voyez plutôt :

On part donc sur un bon gros connard. Polluer, voler des petites culottes à la laverie, tirer sur le chien de la voisine : c’est son quotidien.

« Ce n’était pas qu’il se démenait pour être désagréable, ça semblait juste lui venir naturellement. Il pensait que le monde entier lui devait quelque chose. Ce qui le conduisait régulièrement à ignorer les règles d’une société décente et acceptable. »

Et pourtant :

« Un jour, quelque chose de totalement inattendu se produisit : Coleman Sweeney mourut. […] Et c’est arrivé alors qu’il faisait quelque chose de tout à fait ordinaire pour lui : débattre pour savoir si le supplément frites devait être inclus dans son petit déjeuner à 1,99$. […]

C’est ensuite que Sarah a trouvé quelque chose de tout à fait surprenant : Coleman Sweeney avait une carte de donneur d’organes. Personne ne le soupçonnait, mais pourtant c’était bien vrai : c’était généreux, et majestueux. Et c’est le jour où il est passé du statut de trou du cul à celui de héros. »

Thomas Jane incarne donc « le plus gros trou du cul du monde » qui accomplit sa rédemption en donnant son foie à un père de famille, son cœur à une institutrice, ses tendons à un vétéran qui pourra remarcher grâce à lui et même sa cornée à sa voisine… qui pourra désormais ramasser les crottes de son chien qu’elle ne voyait plus.

Comme quoi, « même un trou du cul peut sauver une vie » comme le conclut le spot touchant pour le don d’organes. Et même plusieurs.

À lire aussi : Comment notre peur du changement influe-t-elle sur les dons d’organes ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Pix-elle
    Pix-elle, Le 10 août 2016 à 13h40

    La question du consentement réellement exprimé vs le consentement présumé est délicate ici car des vies entrent en jeu.

    A moins de mettre en place une procédure comme aux USA, par exemple, où la question est posée à un moment vécu par l'écrasante majorité de la population (le passage du permis), avec possibilité de changer d'avis (et un minimum d'informations sur ce dont il s'agit concrètement), il va être difficile d'avoir une réponse de tout le monde. On peut dire "Si vous voulez donner vos organes, allez vous inscrire sur tel site", mais le nombre d'inscrits sera nécessairement moindre que le nombre de personnes qui sont d'accord pour donner leurs organes après la mort.

    Personnellement, je ne suis pas choquée par le consentement présumé. Pour moi, donner ses organes après sa mort est un devoir. Mais c'est une conception qui découle de choses pas marrantes vécues par mon entourage. Quoiqu'il en soit, présumer le oui ou le non fait état d'un consentement présumé dans un cas, d'un refus présumé dans l'autre. Du coup, aucune des solutions ne respecte vraiment a priori la volonté du défunt (d'autant plus quand la volonté de la famille prime). Il faut une vrai procédure d'officialisation du choix et, de toute façon, une position par défaut.

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