5 galères de protections hygiéniques, pour te sentir moins seule

Cup qui déborde, insertion de tampon surnuméraire, tâches au cul… Les menstrues peuvent être la source (abondante) d'un certain nombre de galères. Voici nos meilleurs, ou plutôt pire fails de protections hygiéniques.

En partenariat avec FEMPO (notre Manifeste)

Du sang s’échappe de ton corps de manière incontrôlable et ta mission des prochains jours est simple : contenir, récolter, absorber ce flux d’hémoglobine en tâchant au minimum ton environnement.

Mais les protections hygiéniques ne sont pas toujours des alliées infaillibles, comme le prouvent ces sanguinolentes anecdotes, glanées dans les rangs de la rédac de madmoiZelle…

Une culotte de règles encore plus absorbante !

FEMPO lance son modèle flux abondant !

La première marque française de culottes menstruelles veut permettre à encore plus de femmes de pouvoir choisir la protection hygiénique qui leur convient le mieux et lance POWER ++, une culotte de règles encore plus absorbante pour les flux abondants, yay !

Quand tu es un peu jeune pour gérer tes règles

Manu a eu ses règles plutôt jeune et elle n’était pas vraiment préparée pour gérer les imprévus de l’hémorragie mensuelle.

« J’ai eu mes règles quelques semaines avant l’anniversaire de mes 11 ans. J’étais encore une enfant donc j’ai eu quelques difficultés à gérer…

Je me souviendrais toujours d’un jour où j’ai eu un « accident » chez mon oncle et ma tante.

Mes règles se sont déclenchées alors que j’étais assise sur les genoux de l’un de mes tontons, mais j’ai pas vraiment senti la différence…

Jusqu’au moment où ma tante m’a gentiment attrapée par les épaules et emmenée dans la salle de bains pour m’expliquer la situation.

Effectivement, je fuyais partout et mon jean baggy s’ornait d’une belle tache.

Telle un ninja, elle m’a passé une culotte et une serviette, a lavé la mienne et a vérifié que mon tonton n’était pas sali.

C’est la dernière fois que je me suis assise sur les genoux d’un adulte. »

Régler sur les membres de sa famille, c’est vrai que c’est toujours un peu gênant.

Quand tu es débordée par ton propre flux menstruel

Gérer la perte de sang peut en soi donner la sensation de mener un combat contre son propre corps. 

La pire galère de règles de Caro, notre rédactrice mode, ce sont… ses règles. Tout court.

Quelle que soit la protection hygiénique choisie, son flux abondant semble bien décidé à inonder le monde, ce qui n’est pas toujours facile à gérer…

« Mon adolescence : aller dormir avec un tampon + une fucking serviette de nuit, celle où t’as l’impression d’avoir une couche et qui fait du bruit quand tu marche, et quand même me réveiller dans un bain de sang.

Découvrir la cup, s’entendre dire « Ah tu verras, ça ça tient longtemps, t’auras plus ce genre de problème », mais devoir cependant la changer toutes les heures et demi.

Essayer 550 pilules pour tenter de réduire mon flux, aucune ne se révélant efficace ET dénuée d’effets secondaires pour le moins déplaisants.

Ah, et enfin avoir mis 6 mois à comprendre enfin comment enlever la cup sans ressentir une douleur comparable à l’idée que je me fais (ou presque) d’un accouchement.

Par contre, toujours pas savoir comment le faire sans m’en foutre plein les doigts, et devoir régulièrement sortir des toilettes publiques en dissimulant mes mains avant lavage.

YAY. »

Ah, cette douce sensation que ton propre corps te trolle

Pendant ma semaine de règles, l’idée de devoir construire des digues, des douves et des remparts pour contrôler quelque chose qui sort de moi et salit les tissus de manière irréversible m’épuise psychologiquement.

Si seulement le sang était en fait le liquide bleu des pubs, qui a l’air de se laver à l’eau claire !

Quand soudain, les draps de la belle-mère

C’est assez relou de mettre du sang sur ses sous-vêtements, ses draps et autres serviettes de bain, mais quand il s’agit du linge de maison des autres, la gêne peut devenir aussi palpable qu’une tige de cup trop longue.

Mymy a expérimenté cette situation inconfortable quand elle était étudiante :

« À la fac, je suis allée pour la première fois passer un week-end chez les parents de mon mec du moment.

À l’époque, j’étais encore très timide donc c’était plutôt stressant comme perspective, même si sa famille était adorable.

Évidemment, première nuit : j’ai mes règles. Ma serviette se décale pendant mon sommeil et le sang traverse mon pyjama pour faire une belle tache sur le drap immaculé. LA TURBO HONTE.

Ensuite, j’ai dû débattre à mi-voix avec mon mec, qui me maintenait que « C’est bon on va demander à ma mère elle va le laver ».

Mais hors de question qu’une inconnue lave mes règles, c’est bon, je m’en charge !

J’ai passé une heure pas du tout suspecte à frotter comme jamais dans la salle de bain, empêtrée dans le drap-housse deux places, et j’ai raté les croissants. SU-PER. »

Elle s’en tire avec un certain panache. Notez que ce ne ne serait jamais arrivé avec une culotte FEMPO, je dis ça, je dis rien.

Quand une toux déclenche un raz-de-marée

Avant d’être réglée, on a pas forcément consciente de ce lien mystique qui unit le sternum et le vagin.

Juliette l’a expérimenté en direct d’une boulangerie, quand une quinte de toux a provoqué un raz-de-marée dans son slip !

« Un matin d’été, je suis chez mes parents pour le week-end.

Nous sommes au 5ème jour de mes règles et au moment où je me lève, je me rends compte que je n’ai pas perdu une seule goutte de sang de la nuit. Ah, bah super cool, me dis-je, ça veut dire que c’est terminé.

Je me contente donc d’un simple protège-slip pour aller prendre le petit-dej. Ma mère me demande alors d’aller racheter du pain à la boulangerie, à 5 minutes à pied.

J’arrive à la boulangerie en robe légère et découvre une file d’attente de plusieurs mètres sur le trottoir.

Je patiente donc, avec mes petites pièces dans la main et mon protège-slip dans la culotte. 5 minutes, puis 10 minutes, quand soudain, je toussote.

Ras-de-marée de sang dans mon slip. Voyez l’espèce de caillot immonde qui débarque à l’improviste avec un max de sang liquide qui l’accompagne ? Bah, c’était ça.

Croyez-moi que le protège-slip n’a pas servi à grand chose.

Je sens qu’une goutte de sang coule lentement le long de ma jambe. Je baisse les yeux : coucou, ça atteint le genou.

Paniquée, je décide d’appeler ma mère sans pouvoir lui dire clairement ce qu’il se passe, car je suis dans une file d’attente bondée.

Elle débarque, furibonde, en pyjama, avec une veste en jean que j’accroche très vite à ma taille avant de m’enfuir, la laissant dans la queue de la boulangerie.

J’ai dû vachement muscler mon périnée, à retenir tous les débordements possibles jusque chez moi… »

Je peux ressentir la détresse et la solitude de cette Juju adolescente jusque dans mon propre slip.


Clique sur l’image pour shopper la POWER ++ !

Quand tu oublies d’enlever le premier tampon

Je vous ai déjà conté ces DEUX fabuleuses fois où j’ai fait l’amour avec un tampon.

Mais je ne vous avais encore jamais décrit comment j’ai appris qu’un vagin pouvait contenir deux tampons !

J’ai une quinzaine d’années et je passe la soirée dans la campagne avec mes meilleures amies. Le père de l’une d’elle a organisé une grande fête en extérieur et l’alcool n’est pas consommé avec beaucoup de modération.

Je me perds un peu dans les dédales de la maison de campagne où nous logeons, jusqu’à trouver enfin les toilettes où je dois changer de tampon.

Une fois le nouveau tampon inséré, je cherche des yeux celui que je suis censée jeter. J’ai pour habitude de le poser sur du PQ en attendant d’avoir mis le nouveau pour ensuite partir en quête d’une poubelle.

Mais nulle trace de la protection usagée… Il ne peut y avoir qu’une seule explication. Je réalise que, dans mon ébriété, j’ai oublié de le retirer avant d’insérer le deuxième.

Je me vois donc dans l’obligation de retirer le nouveau tampon, qui est encore bien sec et pas du tout décidé à sortir de là avec fluidité.

Le souvenir de la capote coincée dans mon vagin me donne une sueur froide, mais je n’ai pas le choix : mes doigts partent à la recherche du tampon oublié.

C’est un succès et je suis presque heureuse de retourner faire la fête avec une si bonne histoire à raconter !

Ma panique n’aura duré que quelques instants, et m’aura rendue prudente pour toute une vie.

Et toi, quelle est la pire galère de protection hygiénique qui a marqué ton existence (et potentiellement tes sous-vêtements) ? 

À lire aussi : Aide FEMPO à lancer sa culotte menstruelle pour flux abondant !

recap rigolo game of thrones s08e02

QueenCamille


Tous ses articles

Commentaires
  • Skarov
    Skarov, Le 5 mars 2019 à 13h43

    Ça me rassure un peu.

    Perso, mon problèmes le fait que j’éternue constamment. Pas une rhume, ni aucune allergie d’apres les médecins.
    C’est pas dérangeant en général mais quand arrive mes règles ça devient super chiant.

    Sinon, j’ai pris l’habitude d’acheter des calecons de petite taille. Le deuxième jour est super abondant, et je n’arrive pas à trouver de protections qui me conviennent réellement pour ce jour là. En particulier à cause de ce côté : ça va, j’ai pas une tache, et deux éternuements plus tard, « oups , la serviette est pleine ».

    Comme ça, en cas d’accident, je change Le protection, et le caleçon empêche d’arriver sur le jean. Couple avec une tunique, on voit pas que je porte plein d’epaisseur.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!