Les madmoiZelles racontent leur premier amour, entre belles histoires et ruptures difficiles

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À l'occasion de la sortie de 14 ans, premier amour le 10 mai, des madmoiZelles nous racontent leur premier amour, les circonstances de cette rencontre qui a changé leurs vies... et ce qu'il représente aujourd'hui pour elles.

Les madmoiZelles racontent leur premier amour, entre belles histoires et ruptures difficiles

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat avec Fratel Films.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

À l’occasion de la sortie de 14 ans, premier amour le 10 mai, nous avons souhaité aborder le sujet du premier amour, celui des premiers grands émois, des premières approches, des premières déceptions ou des premiers grands bonheurs amoureux…

Des madmoiZelles nous emmènent dans leurs souvenirs plus ou moins révolus de cette expérience charnière.

Peut-on tomber vraiment amoureux très jeune ?

Le premier amour, c’est en général celui qu’on n’attendait pas et qui nous tombe dessus sans qu’on l’ait vraiment prévu, surtout quand, comme Louane, Lisa ou Lola, on l’a connu très jeune.

Louane a ainsi rencontré son premier vrai amour… En sixième !

« Eliott, je l’ai rencontré au collège, dès la sixième. Je sais que ça fait très jeune.

Je ne suis pas tombée amoureuse tout de suite, peut-être à cause de notre âge : pour moi, ces choses étaient nouvelles. »

Le grand amour, à onze ans, ça peut en effet être très impressionnant — en même temps, ces rencontres très précoces permettent aussi de se lier de façon très intime à la personne.

Comme le dit Lisa, qui a fait la connaissance de son petit ami Karim (avec lequel elle est encore aujourd’hui !) à douze ans et demi :

« J’ai l’impression d’avoir grandi avec lui, et c’est aussi pour ça que j’ai tant confiance en lui. On se connaît comme notre poche. »

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Lola, elle, a rencontré Georges, avec lequel elle a vécu une histoire d’amour fusionnelle, à seulement dix ans !

Ils ont certes attendu cinq ans avant de sortir ensemble, mais pour elle, ça a été le coup de foudre immédiat.

« Quand j’ai rencontré mon premier véritable amour, j’avais dix ans.

Un jour, alors que je passais la journée chez ma meilleure amie, sa mère est venue nous prévenir qu’un ami à elle et son fils, Georges, allaient passer à la maison.

Mon amie Julia avait explosé de rire.

Quand je lui ai demandé pourquoi, elle m’a répondu : « Tu te souviens pas de Georges ? Je t’en avais parlé ! Il t’avait vu en photo et il était tombé amoureux de toi ! »

Je me rappelle que j’étais loin d’être enchantée par cette rencontre, parce que même à dix ans, un mec qui se disait amoureux suite à une photo, ça me semblait creepy.

Puis Georges est arrivé, on a passé la journée ensemble, tous les trois. On a beaucoup ri. Et je suis tombée quasi instantanément amoureuse. »

Lola précise d’ailleurs que son jeune âge n’avait aucun rapport avec l’ampleur des sentiments qu’elle a pu éprouver pour Georges le jour de leur rencontre : un vrai coup de foudre, c’est possible, même en CM2 !

« À dix ans seulement, ça peut sembler fou, mais je n’ai pas douté une seule seconde de ce qui était en train de m’arriver.

C’était la première fois que je ressentais ça pour quelqu’un : j’ai immédiatement su que c’était différent de ces « amoureux » de primaire que j’avais eus avant. »

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Et la famille, dans tout ça ?

Ces rencontres très précoces (même quand elles arrivent un peu plus tard) impliquent forcément les parents.

On pourrait se dire qu’à onze ou douze ans, les adultes trouvent ces « petites histoires d’amour » plutôt mignonnes et sans grande conséquence, mais quand l’adolescence se profile, dès la fin du collège, leurs avis peuvent avoir une vraie importance sur la relation.

Et de leur soutien dépend souvent l’issue de l’histoire d’amour : pour Alexia, par exemple, l’avis de sa mère a bien failli lui coûter son petit ami.

« Je ne m’entends pas spécialement avec ma mère, à part peut-être quand elle m’achète des trucs. »

« Mon père n’était pas contre cette petite relation, mais ma mère, si.

Ma mère est quelqu’un qui accorde beaucoup d’importance aux apparences et elle ne trouvait pas Franck assez bien pour moi.

Ce n’est pas la seule raison de notre séparation, mais ça ne nous a pas aidés.

Puis j’ai repris contact avec Franck à mes dix-sept ans, et avec ma mère, ça a été à nouveau très difficile.

Maintenant, elle a compris qu’il faisait vraiment partie de ma vie et elle l’accepte, mais ce fut un long chemin car, comme quand j’avais quatorze ans, elle ne le trouve toujours pas assez bien. »

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Si chez Alexia, la situation est encore un peu tendue, pour Carole, les choses se sont vraiment améliorées avec le temps (alors qu’elles avaient bien mal commencé).

« On a eu des débuts difficiles avec mon amoureux, car lui avait dix-huit ans, moi quatorze, il faisait des études supérieures à des kilomètres et mes parents n’ont absolument pas accepté cette idylle.

Ils le trouvaient trop vieux

C’était très dur : il n’était pas bienvenu à la maison, je n’avais pas le droit de le voir en dehors des répétitions de musique, et nous n’avions que quelques heures pour nous par semaine. »

Cependant, Carole pense aussi que ces conditions difficiles ont forgé la relation très fusionnelle qu’elle entretient avec son copain.

« Je pense que c’est ce qui a rendu notre couple aussi solide, le fait de devoir se battre l’un pour l’autre, et de ne pas avoir d’autre choix que de se vouer une confiance absolue.

Mais c’était une source de tension énorme à la maison, mes parents ne voulaient pas m’interdire cette relation complètement, craignant que cela pousse la rebelle que j’étais encore plus dans ses bras, tout en ayant peur qu’il puisse avoir de mauvaises intentions.

Après le lycée, je suis partie faire une classe préparatoire à Paris et lui a commencé à travailler.

Mes parents commençaient à l’accepter et avaient déclaré être prêts à le rencontrer et apprendre à le connaître si notre relation tenait le coup avec la distance.

Désormais mes parents l’adorent, il est passé de « indésirable numéro un » à « gendre », et je sais que eux aussi sont ravis de l’influence positive qu’il a eue sur moi ! »

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Des rencontres… inattendues !

Ces amours de jeunesse peuvent sembler étonnants par leur précocité (et par leur longévité). Pour autant, ce ne sont pas les rencontres les plus atypiques que nos madmoiZelles nous ont racontées !

Le premier amour est toujours plein de surprises… Anne-Charlotte, par exemple, est tombée folle amoureuse la première fois d’un garçon qui n’était autre que le fils du nouveau petit-ami de sa maman !

Élise, elle, a rencontré son premier amour dans le bus 38 qui l’emmenait de son village au lycée. A priori pas l’endroit le plus glam qu’il soit pour faire une rencontre pareille !

Elle le prenait tous les jours et Alban, son amoureux, aussi. À force, il se sont rapprochés :

« Au bout de trois mois environ, Alban a tenté le tout pour le tout, dans le bus encore une fois, et m’a demandé de sortir avec lui.

Après l’avoir fait mariner pendant tout le trajet, puis durant une nuit entière (j’étais trop sonnée pour répondre de suite et nous avons donc passé le trajet de bus le plus long de l’univers…), nous nous sommes mis ensemble et notre histoire a commencé.

J’ai tout découvert avec Alban : l’amour évidemment, ma féminité, la complicité au-delà de tout, ma sexualité, la confiance indéfectible en l’autre.

Une des plus belles raisons de vivre en somme. »

Aujourd’hui, Élise est encore avec Alban : une histoire qui roule !

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Le premier amour, au-delà des mots

Louise-Anna a quant à elle rencontré son premier amour à Moscou, où elle faisait un échange scolaire. Plus stylé que le bus, à condition d’aimer la neige !

C’était le meilleur ami de sa correspondante : tous les deux ne parlaient pas vraiment la langue de l’autre, ce qui ne les a pas empêchés de vivre une histoire très forte.

« Je l’ai rencontré un soir de février dans un quartier au nord de Moscou.

J’avais quinze ans et lui aussi.

Quand on s’est vu la première fois, ça a fait comme un bruit de tonnerre.

On s’est d’abord salué. Les Russes ne se saluent pas comme les Français, il se serrent la main ou se prennent dans les bras.

Moi, je lui ai fait une bise, à la française, quoi, normal. Il a été un peu surpris. Voilà comment j’ai rencontré celui qui a chamboulé ma petite vie. »

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Cette différence culturelle n’a pas empêché les deux amoureux de se plaire :

« Je pensais que jamais un mec aussi beau pouvait ne serait-ce qu’une seule seconde s’intéresser à moi.

Du coup, par habitude, j’ai écarté la possibilité d’un flirt entre nous.

Sauf que plus mon séjour avançait, plus Dima me faisait comprendre que je lui avait tapé très fort dans l’œil.

Il rigolait à toutes mes blagues, alors qu’il ne comprenait vraiment pas très bien ce que je disais (et qu’elles ne sont jamais vraiment drôles), il me proposait toujours une cigarette, il m’ouvrait la porte dans les magasins, il me complimentait sur mes yeux, mes cheveux et même mon nez (mon plus gros complexe, j’ai celui de Cléopâtre en pire, c’est le Mont Everest !).

Moi, de mon côté, je le trouvais séduisant, vraiment très séduisant et il était tellement gentil, tellement drôle ! »

La difficulté, pour Louise-Anna, ça n’a pas été de tomber amoureuse d’un garçon dont elle ne partageait pas le quotidien ou les références culturelles, mais plutôt la distance qui les séparait à son retour.

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Après plusieurs semaines d’amour fou, il a en effet fallu rentrer en France.

Les kilomètres qui séparent désormais Louise-Anna de Dima ont eu raison de ce premier amour fou et naissant :

« J’ai fini par partir.

Il est venu me chercher en bas de chez ma correspondante (où j’habitais), avec un bouquet de roses.

Il m’a accompagnée à la gare qui m’amenait jusqu’à l’aéroport, il pleurait.

Quand je suis rentrée le soir, je l’ai appelé, il m’a dit qu’il me rappellerait le lendemain.

Il n’a jamais rappelé. »

La première rupture, un choc très violent

C’est aussi ça, le premier amour. La première rupture, le premier cœur brisé.

C’est souvent très violent et très difficile à vivre, car c’est à l’image de la relation : une découverte.

Ma première rupture, ça donnait un peu ça (avec plus de morve)

Pour Louane, la rupture a été terrible à vivre :

« Quand ça s’est terminé, j’étais brisée.

J’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre et c’est pendant cette période que j’ai compris à quel point il avait compté pour moi.

J’ai d’ailleurs longtemps cru que je ne pourrais aimer personne d’autre et que personne ne pourrait m’aimer comme il l’avait fait. »

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Réapprendre à vivre seul•e après une relation fusionnelle

Pour Lola, la fin de son idylle, c’était à la fois la disparition d’un rêve d’éternit, et l’apprentissage d’une vie à nouveau solitaire. À l’adolescence, se retrouver à nouveau seule face au monde alors même qu’on s’était senti invincible à deux, ça peut être très vite déstabilisant :

« Son départ m’a fait beaucoup de mal, bien sûr parce que je subissais son absence, mais aussi parce que quand il était loin, je n’étais plus invincible.

Tous mes problèmes adolescents me sont revenus en pleine tête d’un coup et j’étais déboussolée.

C’était comme si je n’avais plus aucun bouclier, mon Superman n’était plus là pour me sauver de rien et c’était très douloureux. »

La fin d’un premier amour, c’est donc l’apprentissage d’un nouveau quotidien et d’une terrible réalité : non, l’amour ne dure pas toujours… pour toujours.

Pour Anthony, après de nombreuses années passées à partager la vie de son premier amour, la rupture, qui venait pourtant de lui, a été très difficile à vivre :

« J’ai eu beaucoup de mal à me remettre de ça, car on nous apprend que l’amour est plus fort que tout et que l’on ne peut vivre heureux qu’en couple.

Mais j’avais besoin de trouver une bouffée d’oxygène dans notre couple qui asphyxiait.

J’avais besoin de déconstruire cet amour pour me reconstruire. »

La rupture d’Anne-Charlotte a aussi entraîné une remise en question de l’équilibre qu’elle s’était créé :

« Ça a été très difficile, plus difficile que ce que j’ai voulu faire croire à tout le monde.

Je n’avais jamais vécu sans lui, je n’avais jamais été seule. On a grandi ensemble, on s’est construit ensemble.

Même si aujourd’hui on a pris des chemins différents, il reste l’une des personnes qui a le plus compté dans ma vie. »

Ce qu’elle regrette par-dessus tout ?

« Avoir perdu mon meilleur ami sur le chemin. »

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La fin d’un premier amour, c’est forcément aussi pour toujours ?

Delphine, elle, croit encore à son premier amour.

Après cinq ans d’amour passionné, cinq années inoubliables, elle ne peut pas se résoudre à abdiquer : pour elle, cette rupture n’est que contingente à la distance qui la sépare de Julien, qui étudie en Angleterre.

« Cela fait un mois aujourd’hui que nous nous sommes séparés, mais je pense pourtant que notre relation est éternelle.

La distance et nos modes de vie différents avaient effectivement creusé un écart entre nous.

À force de demander des breaks à répétition, car je sentais que la mayonnaise tournait et qu’il fallait prendre une pause, il m’a répondu qu’il souhaitait rompre.

Pas de discussion possible, c’était comme ça.

Malgré ses envies de rupture, il m’a dit que si j’étais vraiment la femme de sa vie, je reviendrais dedans.

Je me souviens qu’au début de mon histoire, j’avais dit à ma mère : « Je sais qu’on rompra sûrement avec Julien un jour, mais je suis sûre qu’on se remettra ensemble ».

J’avais prédit au moins la première partie de l’histoire.

Même si notre relation amoureuse est pour l’instant terminée, je pense qu’il est temps que l’on grandisse chacun de notre côté, avant de se retrouver un jour. »

Et toi, à quel âge as-tu rencontré ton premier amour ? À quel point cette relation a compté pour toi ? Comment cette histoire t’a-t-elle aidée à grandir ? Viens en parler dans les commentaires !

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Anne-Fleur

Anne-Fleur est arrivée en mars 2017 pour s'occuper des témoignages. Elle aime Harry Potter, le thé bien noir et les plaids douillets.

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Voici le dernier commentaire
  • Cocoeau
    Cocoeau, Le 21 mai 2017 à 0h14

    @call_me_agathe on peut surement le suggérer pendant le live mais je sais pas quand est le prochain.

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