Pourquoi être la maîtresse ou l’amant de quelqu’un ?

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L'infidélité, c'est mal. Environ tout le monde s'accorde là-dessus. Pourtant, des gens continuent à être infidèles... qu'est-ce qui pousse certaines personnes à être « l'autre femme » ou « l'autre homme » ?

Pourquoi être la maîtresse ou l’amant de quelqu’un ?

Certaines personnes estiment que la fidélité est un concept de plus en plus flou, surtout avec la relative démocratisation de couples « ouverts » (relations libres, polyamour…).

Embrasser, c’est tromper ? Flirter, c’est tromper ? Fantasmer, c’est tromper ?

Il n’y a pas de réponse claire à ces questions puisque chaque couple intègre des limites et règles différentes ; l’important est de les discuter et de communiquer à leur sujet.

Pourquoi être la maîtresse ou l’amant de quelqu’un ?

Quand il y a infidélité, il y a généralement une tierce personne. Et il peut être compliqué, quand on n’a jamais été dans cette situation, de comprendre ce qui la motive…

S’agit-il d’un choix égoïste ? Ces gens décident-ils de faire passer leur confort, leur plaisir avant le bonheur d’autrui ? Ou est-ce une logique de « pas mon couple, pas mon problème » ?

Des maîtresses et amants s’expriment à ce propos sur Reddit et je m’en vais vous expliquer ce qui se raconte.

Quand tu es la maîtresse ou l’amant… mais que tu ne le sais pas

C’est ce qui est le plus facile à avouer, et c’est aussi une position douloureuse. La personne n’a même pas eu le choix d’être complice d’une infidélité : l’autre n’a pas été honnête sur sa situation amoureuse.

Un internaute raconte :

« Je ne savais pas qu’il y avait un autre gars, je pensais qu’il n’y avait que nous deux.

À la moitié de notre relation, j’ai appris qu’il y avait quelqu’un d’autre, mais elle a dit que ce n’était rien de sérieux, que c’était déjà du passé. On a pris un peu nos distances, fait une pause, et puis on s’est remis ensemble.

Notre couple a vécu sa vie et s’est terminé sans qu’il n’y ait vraiment de problème entre nous (un déménagement à l’autre bout du pays).

Ce n’est que plus tard que j’ai appris que « l’autre mec » était en fait son fiancé.

J’étais la pièce rapportée. »

De nombreux témoignages racontent des histoires similaires. Soit la personne pense être dans une relation exclusive, soit elle a connaissance d’un·e « ex envahissant·e » ou d’un « flirt sans conséquences »…

Et elle tombe de haut quand elle se rend compte qu’ELLE est la maîtresse ou l’amant, sans même avoir consenti à le devenir.

C’est probablement la situation la « plus infidèle » puisque celui ou celle qui est en couple n’est honnête avec personne : ni sa moitié, ni sa « pièce rapportée »…

Et cette dernière pense vivre une histoire, ou tout du moins un début d’histoire qui un avenir et n’est pas fondée sur un gros mensonge.

En conclusion je dirai : ne faites pas ça. Merde alors.

Quand tu es la maîtresse ou l’amant… mais que tu crois en avoir le droit

Dans les couples libres ou le polyamour, il est permis d’avoir des relations sexuelles avec d’autres gens, le plus souvent « sous conditions ».

Ces conditions varient selon les gens. Quelques exemples : « pas avec quelqu’un que je connais », « pas plus d’une fois avec la même personne », « pas dans notre lit »…

Mais voilà, normalement c’est ok, donc si vous avez envie de quelqu’un qui vous dit « Écoute je suis en couple, mais ouvert, donc pas de souci pour qu’on couche ensemble », vous êtes dans les clous.

En théorie.

« J’ai été l’amant une fois, il y a quelques années. Elle m’a dit qu’ils étaient en relation ouverte et que lui prenait du plaisir à regarder des vidéos d’elle couchant avec d’autres mecs.

Le lendemain du jour où on a couché ensemble, il m’a hurlé dessus au téléphone en menaçant de venir me casser la gueule.

Elle n’était pas dans une relation ouverte. »

Alors là c’est aussi naze que le cas précédent puisque la personne ment encore une fois à tout le monde, mais en plus c’est totalement con !

Faire semblant que sa moitié est OK avec des aventures extra-conjugales, c’est ne pas en faire un secret et risquer donc que le pot-aux-roses soit facilement découvert, comme ça a été le cas ici…

Je sais pas, si vous voulez mytho, faites-le bien quoi.

Quand tu es la maîtresse ou l’amant… parce que tu penses que tu ne vaux pas mieux

Les gens sont souvent prompts à juger les maîtresses et amants, parfois plus durement encore que la personne infidèle. Dans l’idée qu’ils et elles ont aussi décidé de faire quelque chose de mal.

Ce qui est le cas, mais la situation n’est pas toujours toute noire ou toute blanche. Ce commentaire m’a émue :

« Principalement parce que je n’ai aucune conscience de ma propre valeur, et que le meilleur moyen que j’ai trouvé pour me sentir bien dans ma peau est d’être un objet de désir sexuel.

Combinez ça avec le fait que les gens à la recherche d’une relation infidèle gardée secrète sont souvent très motivés et pas spécialement regardants…

Et ça donne à quelqu’un comme moi l’opportunité idéale de repousser encore un peu les pires symptômes de ma dépression. »

Quand on se sent mal, on peut avoir l’impression qu’on ne mérite pas le bonheur. Qu’on ne mérite pas d’être l’amour de quelqu’un, d’être dans une relation « normale », de passer en premier, et pas après tout le monde.

Être la maîtresse ou l’amant peut renforcer ce sentiment, par un effet vicieux du type « Je sais que je ne vaux rien, la preuve, je suis juste bon·ne à ce que les gens trompent leur moitié avec moi ».

Si vous vous reconnaissez dans ce témoignage, je ne peux que vous encourager à vous tourner vers des supports d’aide et/ou une psychothérapie.

Tout le monde a de la valeur, tout le monde a le droit au bonheur. Promis !

Quand tu es la maîtresse ou l’amant… et que tu t’en fous

Eh oui, ça arrive et c’est probablement le « cas » le plus controversé.

Tu couches avec quelqu’un, tu sais que cette personne est en couple exclusif, et tu décides que tu t’en fous. C’est pas tes affaires. C’est son problème, pas le tien.

Un homme explique, avec honnêteté :

« Ancien amant. J’étais égoïste, jeune, et je réfléchissais à court terme. On peut rationaliser ça comme on veut mais au final, si on sait ce qu’on fait, alors on partage la culpabilité. »

Sous ce commentaire, le débat se déroule.

Des gens trompés expliquent n’en avoir jamais voulu à la maîtresse ou à l’amant, mais uniquement à leur partenaire.

D’autres expliquent que même si c’est à la personne qui trompe d’assumer la plus grande part de responsabilité, l’autre n’est tout de même pas irréprochable puisqu’il ou elle a agi en connaissance de cause.

Je vous laisse donc sur ce point. Que pensez-vous de ce sujet ? Avez-vous déjà été la maîtresse, l’amant ? L’avez-vous déjà envisagé, l’avez-vous été à votre insu ?

J’ai hâte de lire vos commentaires !

À lire aussi : L’infidélité & vous — Témoignages

Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Commentaires
  • MaryJAnna
    MaryJAnna, Le 20 septembre 2018 à 0h05

    Je viens ajouter ma pierre à l'édifice. J'ai vécu les 3 situations (enfin pour trompée le mec a jamais avoué mais il y avait trop de preuves pour que j'en doute). Et au fond comme pour tout c'est du cas par cas, c'est tellement complexe comme sujet.
    Donc voici quelques exemples perso.

    Du point de vue de celle qui trompe + celle qui est trompée.

    Spoiler: Ne pas citer

    Du côté de l'amante.
    Spoiler: Ne pas citer

    J'ai sûrement oublié pleins de choses mais voilà pour ma part. Je voulais mettre des smileys mais la flemme sur mobile là.

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