Quand on parle des studios Ghibli, on y associe souvent Miyazaki, le génial auteur du Voyage de Chihiro, Princesse Mononoké ou Le Château Ambulant (entre autres). On oublie souvent que Miyazaki n’a pas créé tout seul Ghibli. Il a monté le mythique studio avec Isao Takahata, qui a réalisé notamment le poignant Tombeau des Lucioles.
Dans un style différent de Princesse Mononoké mais avec des messages de fond tout aussi puissants, Takahata a créé avec Pompoko « sa » fable écologique. Sorti en 1994 au Japon, le film n’arrive que 12 ans plus tard en France mais semble plus que jamais d’actualité.
Pompoko te propose de faire connaissance avec les tanukis, des animaux à mi-chemin entre le blaireau et le raton-laveur. La légende nippone raconte que ces animaux (sévèrement burnés… le film t’explique pourquoi) ont de formidables pouvoirs de transformation. Ils peuvent se transformer en… tout et n’importe quoi.
Jusqu’à la deuxième moitié du XXème siècle, les tanukis vivaient tranquillement dans leurs forêts et n’avaient pas d’autres préoccupations que de se disputer des territoires… puis arriva la révolution industrielle au Japon et avec elle, les humains et leurs nouvelles villes, empiétant petit à petit sur les forêts. Se rendant vite compte que si les humains continuent à bouffer leur domaine pour y construire des cités, ils ne vont pas tarder à disparaître, les tanukis décident de créer un plan quinquennal (sisi), dont le but est d’obliger les humains à renoncer à décimer la verdure qui leur sert de lieu de vie. Simplement, malgré les pouvoirs des sympathiques bêbêtes, le combat va vite s’avérer inégal…
On pourrait penser que Pompoko est un dessin animé et donc réservé à un public enfantin. Et pourtant, alors que Disney faisait encore dans le niais il y a 12 ans, Takahata avait parfaitement pigé le principe de double lecture, adopté plus tard par les films de Pixar et autres Shrek : aussi bien pour les grands que pour les petits. Les plus grands y trouveront des tas de questions soulevées et qui méritent qu’on y passe un peu de temps… alors que les plus petits se marreront devant l’humour omniprésent dans le film et les tanukis qui sont grave mimis !
Au-delà de l’aspect philosophique du film, Pompoko est également un plongeon d’1h30 dans la culture nippone et dans l’univers à la fois délirant et très sérieux de Takahata. Ce film vaut la peine, assurément.






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:: Le site officiel : www.pompoko.fr











Le 27/11/2005 Ã 17h02
Ca peut etre sympa, mui.Le 29/01/2006 Ã 18h38
Je suis allée le voir cet aprem et je l'ai trouvé formidable. Les tanuki sont adorables et on s'attache très vite à leur bouille, leur manies, leur pouvoir de se transformer et la très grande elasticité de la peau de leur burnesOn voit très bien le message écologique, que je trouve plus fort que dans princesse monoké. Le message est peut etre plus choc parce qu'on s'est trop attaché à ces peluches joyeuses et drôles. Parce qu'il faut dire, il est à mourir de rire. Les chansons et les musiques de fond sont très bien, belle et triste selon les moments, entraînantes.
'Fin, un film à voir absolument même si vous n'aimez pas les mangas.
Le 29/01/2006 Ã 20h24
Ca me tenterait bien, mais je sais que j'irais pas le voir.