Cinq bonnes raisons de jouer à Pokémon X & Y

Après de longs mois d'attente, les versions X et Y de Pokémon sont enfin sorties partout dans le monde et si tu n'as pas encore cédé à la tentation, Faye te propose quelques bonnes raisons de le faire.

Cinq bonnes raisons de jouer à Pokémon X & Y

Pokémon c’est 17 ans d’existence, 250 millions d’exemplaires vendus toutes générations confondues, plus de 700 petites bestioles virtuelles à capturer, élever et échanger et environ dix ans de ma vie à suivre fébrilement les sorties de Game Freak.

Voilà comme ça.

Eh oui, à l’âge où certaines attendaient leur lettre pour Poudlard, j’espérais pour ma part très fort jusqu’à en souiller mes sous-vêtements qu’on me confie un Salamèche afin de devenir vagabonde et de mettre à l’épreuve mon courage dans des combats épiques d’animaux chelous, qui se seraient résolus grâce à la puissance de l’amour et de l’amitié, ainsi qu’un bon coup de Déflagration histoire de faire bonne figure.

Bien évidemment, à mon grand désespoir ceci n’arriva jamais rapport au fait que les Pokémon n’existent pas et que s’ils existaient, ça serait quand même un beau bordel donc l’un dans l’autre c’est peut être pas plus mal. Imagine un peu si Hitler avait eu une armée de Dracolosse, Ronflex ou autres Steelix, on ferait un peu moins les marioles aujourd’hui.

ILS SONT PARTOUT

Bref, j’ai essuyé mes larmes de déception, ambiance j’ai compris tous les mots, j’ai bien compris merci et je me suis contentée d’acheter absolument tous les jeux sortis entre 1996 et 2013, ce qui m’amène donc après cette introduction longue comme ma bite à te parler de Pokémon X et Y puisqu’au bout d’un moment, on est pas là non plus pour enfiler des perles.

J’avoue que j’avais un peu lâché l’affaire avec la version Perle, suite à un chara-design plus que douteux et un gameplay assez peu innovant et répétitif. J’ai joué aux Pokémon Noir & Blanc puis Noir et Blanc 2 uniquement par habitude et j’ai excrété de l’hémoglobine par les globes oculaires devant la purge visuelle que constituait le design des nouveaux Pokémon, mais également devant la reloutise du scénario et des scripts qui ne te laissent pas une SEULE PUTAIN DE MINUTE tranquille pour faire ta tambouille sans te prendre par la main comme une débile ni te balancer les objets les plus rares du jeu au bout d’une heure.

Et je ne parle pas des PNJ qui se ruent sur toi à la moindre occasion pour te soigner ou t’accompagner dans les endroits un peu plus chauds (style grotte ou forêt) parce que je vais m’énerver toute rouge.

Après je dois faire du vélo sous la pluie pour me calmer, c’est chiant.

Ceci dit, après des mois d’annonces, de Nintendo Direct et de vidéos prometteuses, j’étais aussi impatiente qu’un enfant attendant d’ouvrir ses cadeaux de Noël — nonobstant le fait qu’ils ont été apportés par un gros monsieur tout vieux qui exploite des Elfes et cambriole des maisons afin de regarder des mineurs sans défense dormir et de leur offrir des présents s’ils ont été « bien gentils ». Je veux pas dire, mais Michael Jackson s’est mangé des procès pour moins que ça, enfin bon je digresse, revenons à Pokémon.

Je fais donc partie des 4 millions de personnes s’étant procuré le jeu dans les deux jours suivants la sortie mondiale et officielle, ce qui fait BEAUCOUP de gens. Mais pour convaincre celles qui hésitent encore, quoi de mieux qu’une petite liste des avantages et autres bonnes surprises de cet opus, je te le demande (en fait je le demande pas vraiment parce que c’est un article et que de toute façon je ne t’entends pas mais faisons comme si).

Raison numéro un : les combats

Je commence par là parce que ça a toujours été ma partie préférée des jeux Pokémon : bien loin de l’image puérile qu’on se fait de la licence, principalement à cause du dessin animé tout pourri de qualité discutable, les combats Pokémon sont de vrais moments de stratégie menée sur le long terme.

Il faut en effet choisir ses créatures selon leur type (18 en tout avec des double-types, ça en fait des combinaisons possibles), leurs statistiques, leurs caractères, leurs capacités spéciales, etc., puis leur apprendre les bonnes capacités et leur faire tenir les meilleurs objets afin d’avoir l’avantage en combat.

Laisse-moi te dire qu’on est bien loin de Pikachu pouvant botter le cul d’Onix en un seul épisode grâce au pouvoir de l’amour.

Ah on fait moins son malin !

Bonne nouvelle pour celles qui aiment se constituer des équipes imbattables : de nouvelles features ont été pensées pour les stratèges, notamment le SPV pour Système de Perfectionnement Virtuel, qui permet d’augmenter certaines statistiques de son Pokémon en dehors des combats en le faisant s’entraîner contre des sacs de sable.

Prenons par exemple un Pokémon lent de type Roche dont les statistiques de base sont plutôt axées sur les Point de Vie (PV) et la défense : il est donc désormais possible de le faire s’entraîner contre un sac améliorant la vitesse et ainsi palier son manque de rapidité.

Mine de rien, cette fonction ouvre tout un champ de possibilités à celles qui aiment se pencher ainsi sur les statistiques de leurs petites bêtes, le but étant d’arriver à ce que le jeu appelle des Pokémon parfaits, ou du moins à les customiser au maximum. J’ai pris un exemple où on travaille sur les faiblesses d’un Pokémon, la vitesse d’un Pokémon roche donc, mais il est aussi tout à fait possible de plutôt consolider ses points forts, c’est à toi de voir.

La deuxième nouveauté notable des combats est bien sûr les Méga-Évolutions qui ont beaucoup fait parler d’elles durant la promo du jeu.

Le principe est simple : on prend un Pokémon ne pouvant plus évoluer comme Tortank ou Lucario, on trouve une gemme spécifique à lui faire tenir (par exemple Tortank a besoin d’une Tortankite), on récupère au cours du scénario un objet servant à activer ces gemmes et paf, ça ne fait de Chocapics non, mais ça donne un Méga-Pokémon qui conserve sa Méga-Apparence durant toute la durée du Méga-Combat pour encore plus de Méga-Classe.

Méga-Dracaufeu a le Méga-Swag

De mon côté je trouve ça un peu gadget pour le moment mais je n’ai affronté que l’IA pendant mes 25 heures de jeu donc je ne sais pas vraiment si cette fonction a une réelle utilité en combat PvP (Player versus Player c’est à dire Joueur contre Joueur). Ceci dit, les Pokémon Méga-Évolués sont effectivement bien plus puissants en combats, ce qui peut renverser la situation en cas d’affrontement serrés. Et puis c’est classe.

Dans cet opus on découvre aussi les combats aériens, qui ont la particularité de n’engager que les Pokémon de type Vol d’une équipe, c’est-à-dire que si tu possèdes un Roucool, lui seul sera envoyé au combat.

Il semblerait que ce soit dans un souci de RP (ou Role Playing, une pratique qui consiste à chercher à incarner le personnage d’un univers donné de la manière la plus cohérente possible) ; dans ce cas on peut se demander pourquoi continuer à faire marcher les Pokémon sur l’eau dans les combats marins par exemple, mais ça reste du détail.

Pour terminer sur la partie combat, il faut souligner que les remaniements mis en place pour faciliter l’entraînement de ses petites bêtes (tels que l’objet Multi Exp qui distribue dorénavant la moitié des points d’expérience gagnés à l’intégralité de son équipe au lieu d’un seul Pokémon, ou encore le fait de gagner de l’expérience quand on capture un Pokémon) sont appréciables dans le sens où les combats deviennent beaucoup plus intéressants plus tôt dans l’aventure.

En effet, les Pokémon montent plus vite de niveaux, leurs statistiques sont plus complètes et surtout, ils peuvent apprendre des attaques plus puissantes : on s’évite donc les combats à base de Griffe contre Mimi-Queue pendant dix heures. De plus, les combats contre les champions sont plus espacés et la Ligue représente un défi bien plus stimulant qu’auparavant.

Enfin, le type Fée est vraiment intéressant puisqu’il bouleverse pas mal le tableau des forces et faiblesses de chaque type, en l’équilibrant et mettant fin à la toute-puissance historique du type Dragon.

Raison numéro deux : les graphismes

C’est peut-être ce qui saute aux yeux en premier quand on lance le jeu, car entre Pokémon Noir & Blanc et les version X et Y, ce n’est plus un monde qu’il y a, graphiquement, mais un univers entier avec les galaxies, les trous noirs et tout le bordel de météorites.

L’environnement, les combats, les personnages et les Pokémon sont entièrement en 3D pour la première fois dans un jeu Pokémon et on a laissé tomber l’unique vue du dessus pour des passages en vue à la troisième personne, qui malgré quelques ratés (surtout à Illumis) fonctionnent plutôt pas mal et dynamisent l’ensemble.

Le chara-design des personnages rappelle beaucoup celui de l’anime, ce qui contribue à donner un côté manga à l’ensemble qui n’est pas désagréable, sans pour autant tomber dans l’enfantin.

Il y a beaucoup plus d’animations qu’auparavant (le personnage se baisse pour ramasser un objet ou pour parler à un enfant par exemple), et les Pokémons lancent réellement leurs attaques en combat, il ne s’agit plus de la superposition d’une sprite sur une autre.

Il y a énormément à dire sur les graphismes, qui m’ont véritablement impressionnée par leur qualité et par la volonté évidente de faire plaisir aux fans de longue date (les combats rappellent énormément ceux de Pokémon Stadium à la belle époque de la N64 et tous les gosses de l’époque rêvaient de voir ça débouler un jour dans un RPG Pokémon : c’est désormais chose faite).

Ça a quand même vachement plus de gueule.

Le tout est donc très joli, plutôt lisse (adieu les pixels crado des versions précédentes) et l’animation donne un coup de fouet à la licence, malgré la caméra donc qui défèque parfois dans la glu* de manière répétée selon les endroits.

* © Sophie-Pierre Pernaut, dite Esspépé

Raison numéro trois : la connectivité

Il fallait s’en douter : en passant à la 3DS, Game Freak a bien sûr cherché à exploiter les capacités de la console, niveau graphisme donc mais également en termes de connectivité.

En activant sa connexion Internet sur sa console, on peut donc accéder à tout un monde aux mille et une splendeurs d’échanges, de combats ou de données entre joueurs. Plus besoin donc d’être dans un centre Pokémon pour avoir accès à ces fonctionnalités, il suffit de se connecter au Wifi pour pouvoir être instantanément en contact avec des joueurs habitant à l’autre bout de la planète ou encore avec ses amis préalablement enregistrés dans le registre de la console.

La GTS (Global Trade Station, un système d’échange mondial déjà présent dans Noir & Blanc) est toujours là mais tu peux également échanger tes Pokémon en mode YOLO grâce à la fonction « Échange Miracle » qui te permet de proposer un Pokémon à un inconnu qui te donne alors un des siens, mais tu ne sais pas lequel, c’est la surprise.

En gros, c’est un peu comme une MST, tu sais ce que tu donnes mais pas ce que tu récupères — et je pense que je viens d’éclater mon compteur de blagues douteuses pour un seul article.

Bref, c’est plutôt rigolo comme fonctions, pour celles qui aiment le PvP, et ça peut être extrêmement utile pour compléter son Pokédex. D’ailleurs il est même possible d’exclure les relous qui demandent un Xerneas niveau 100 contre un modeste Keunotor, ce qui est très agréable, même si honnêtement les demandes restent souvent assez disproportionnées.

Tu peux aussi récupérer des cadeaux dans la Poké-récrée, comme des coussins ou des Profiteroles, ce qui augmente le taux d’affection de tes bestioles, même si concrètement l’utilité de la chose est assez faible.

Raison numéro quatre : l’ambiance

Tu n’as sans doute pas raté l’info : cet épisode se déroule en France, ou du moins dans sa partie Nord, le Sud ayant apparemment décidé de faire Sécession pour une sombre histoire de viennoiserie chocolatée.

Adieu la bouillabaisse. 

On découvre donc les paysages enchanteurs de la Bourgogne, des Pays de la Loire, de la Bretagne et de l’Alsace entre autres régions chatoyantes, mais également la vision fantasmée de Paris vue par les Japonais, qui fera sourire tou-te-s les Français-es ayant déjà posé un pied à la capitale.

Il y a des cafés un peu partout, un salon de toilettage pour caniches, une boutique qui te refuse l’entrée parce que tu n’es pas assez « stylish », encore des cafés, un musée, des hôtels à 42 étoiles, la tour Eiffel, et des cafés. Demandons son avis à notre ami le professeur Angry French Peacock sur cette image de notre belle ville lumière :

Merci Professeur.

On croise évidemment moults personnages à bérets et marinières mais pas de boulangerie ni de cave à vin rouge, pourtant fleuron de notre culture nationale. Bon ok, je me moque un peu mais il faut avouer que les développeurs ont également fait preuve d’auto-dérision en mettant dans les endroits style Versailles des touristes… japonais !

Ils jouent également sur les clichés positifs des Français passionnés de mode et sur le clivage entre Paris et le reste des villes, beaucoup plus petites mais honnêtement l’ensemble est agréable et bon enfant. Tout est extrêmement joli et soigné et c‘est assez rigolo de se promener dans la vision fantasmée de sa ville : je laisse aux Lilloises la surprise de voir ce qu’on a fait de notre belle région, mais ça vaut le détour.

Selon les régions la météo change, ainsi que les décors, ce qui remplace l’enchaînement des saisons dans Noir & Blanc, mais le cycle jour-nuit est toujours présent et influe bien sûr sur l’évolution de certains Pokémon. D’ailleurs on note encore une fois des efforts au niveau graphisme : la nuit tombe tout doucement et on voit même les effets de crépuscule et d’aube pendant les combats.

Les musiques sont bien gérées, présentes et diversifiées sans prendre la tête et chaque région bénéficie de sa trame sonore. Petit bémol (huhu) sur la musique du vélo, assez agressive et répétitive et qui ne remplacera jamais dans mon cœur celle de la version Jaune.

Instant nostalgie dans ta face.

Raison numéro cinq : la personnalisation

J’en ai déjà parlé tout au début, le SPV permet de se créer des Pokémon « parfaits » en influant sur leurs statistiques et ainsi personnaliser son équipe selon ses préférences. Une autre grande nouveauté du jeu réside dans le fait de pouvoir également customiser son personnage, à un niveau encore jamais atteint dans un titre Pokémon.

En effet, si depuis la version Cristal il est possible de choisir entre un personnage masculin ou féminin, on peut désormais faire son choix entre trois types d’avatar prédéfinis par sexe et les personnaliser par la suite avec de nouveaux vêtements, des coupes et couleurs de cheveux et des lentilles.

Ça n’apporte pas grand-chose mais c’est plutôt marrant et finalement, si j’étais assez sceptique en commençant quant à la réelle personnalisation de la chose, le nombre de vêtements proposé permet de faire ses propres combinaisons et de modifier de manière significative son personnage. Après il n’est pas possible de changer l’âge, la taille ou la corpulence de son avatar, mais on peut tout de même saluer l’avancée par rapport aux jeux précédents.

En ce qui concerne l’élevage des Pokémon, le fait de pouvoir les entraîner plus rapidement grâce aux Multi Exp permet aussi de tester plus de combinaisons pour renforcer son équipe, quitte même à s’en créer une deuxième comme suggéré par le retour de la boîte combat, qui sert à stocker les Pokémon utilisés en PvP.

En conclusion…

Pokémon X & Y tient vraiment la plupart de ses promesses et se positionne comme un excellent jeu de la licence. Il s’adresse aussi bien aux fans de longue date qu’aux petites nouvelles qui souhaiteraient tenter l’aventure pour la première fois.

Très complet et addictif, c’est un vrai bonheur de repartir à la découverte d’une nouvelle région ; même si le chara-design de certains Pokémon me laisse à nouveau perplexe (mais je me suis résolue à être une vieille conne dans ce domaine puisque rien ne remplacera la 1G et la 2G dans mon cœur), les nombreuses nouvelles fonctionnalités et la qualité des graphismes compensent largement ces errances créatives ainsi que la pauvreté du scénario.

Si tu as les moyens de te l’offrir, surtout n’hésite pas une seule seconde, sinon tu peux peut-être le noter sur ta liste au Père Noël, même si je ne lui fais décidément pas confiance à celui là.

Poké-bisous à toutes et rejoignez-nous sur le Poké-forum !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Nui
    Nui, Le 26 octobre 2013 à 22h49

    Franchement, il est vraiment pas mal. J'ai eu du mal avec Noir/Blanc mais X/Y est vraiment plein de surprise.

    Spoiler

    Ce qui me plait le plus, c'est les Mega-Evolutions et la personnalisation (enfin) des personnages (Vêtements, Lentilles, et coupes de cheveux). En plus, une fois stylés à fond, on peut trouver des nouveaux vêtements tout les jours dans toutes les boutiques de Kalos. Par contre, attention au porte-monnaie à la boutique d'Illumis :XD:

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