Josée l’Obsédée a testé le plug anal. Et comment dire… Elle l’a un peu trop senti passer, si vous voyez ce qu’on veut dire.
José et moi-même étions en vacances, et nous nous ennuyions comme des rats crevés – d’ailleurs, nous en étions rendus à regarder Derrick pour tuer le temps, c’est dire. Alors que nous végétions sur le canapé, nous décidâmes de mettre à profit notre temps libre en découvrant de nouveaux territoires. « Tiens, si on se mettait à la cuisine du Sud-Ouest ? », m’a dit José d’un ton coquin. « J’sais pas », ai-je répondu, blasée comme Paris Hilton devant un rouleau de PQ en vison. « Ça ne te dirait pas plutôt qu’on essaie la sodomie ? On a jamais fait, ça a l’air rigolo ». Et c’est ainsi qu’une demi-heure plus tard, nous étions partis, guillerets et allumés comme des guirlandes de Noël, vers le sex-shop le plus proche.
Là bas, alors que nous nous chamaillions pour savoir sur quel lubrifiant jeter notre dévolu (José en voulait un lumineux, pour éclairer cette partie de mon anatomie où ne brille jamais le soleil – alors que moi, j’en voulais un goût fraise – histoire d’allier le péché de gourmandise au vice de la luxure), une vendeuse vint à nous avec un petit sourire entendu, en nous demandant ce que nous désirions. Nous lui exposâmes alors notre but – connaître les joies de Sodome. « C’est la première fois ? » demanda-t-elle d’un air inquiet. Nous lui répondîmes en baissant penaudement le museau.
« Dans ce cas, j’ai ce qu’il vous faut », nous dit-elle, tout sourire. « Pour ne pas avoir trop mal, habituez-vous avec un plug anal : j’en ai une vingtaine par ici, faites votre choix ». Intrigués, nous avons donc fait l’acquisition d’un plug d’une petite dizaine de centimètres, transparent et fait de plastique mou – pas de quoi me forcer à porter des couches jusqu’à la fin de mes jours, donc.
À ce stade, j’étais excitée comme une adolescente fan de pop allant à un concert de Justin Bieber : ainsi, sitôt rentrés, nous nous déshabillâmes à la vitesse de l’éclair en jetant nos vêtements aux quatre points cardinaux. Après avoir déversé la moitié du pot de lubrifiant sur mon intimité, je logeais le plug dans mon fondement et chevauchai ma tendre moitié : jusqu’ici, tout allait à merveille. Mais soudain, José se décida à triturer le tendancieux joujou (« pour que t’aies plus de sensations », dira-t-il plus tard dans l’espoir que je ne passe pas ses bijoux de famille au Moulinex). Et là, ce fut le drame : le plug, tel un vaisseau spatial aspiré par quelque traître vortex, quitta le monde visible et alla se ficher dans le terminus de mon intestin, sans que nous ne puissions le rattraper.
À cet instant très précis, je ne savais pas ce qui était le pire : le fait de devoir me mettre à quatre pattes pour que mon tendre coeur vienne récupérer le plug, le fait d’avoir un sextoy coincé dans un endroit peu commun ou le fait d’écrire sur ma feuille de soins quelque chose comme « reconstruction anale suite à l’insertion d’un ustensile dans le rectum ». Je choisis, en désespoir de cause, la première option.
L’opération a duré dix minutes, les pires de toute ma jeune vie. José, la main dans mon fondement, criait « Pousse, pousse ! » comme si j’étais sur le point d’accoucher de triplés obèses. Ce faisant, je ne pouvais m’empêcher de songer à ce qui allait arriver si mon cher et tendre échouait dans sa répugnante mission : je me voyais déjà attendre quatre heures aux urgences, tenter d’expliquer ma douloureuse situation à des internes ébahis, avant que des médecins hilares n’auscultent mon rectum sous toutes ses coutures pour aller récupérer l’obscur objet du pêché. J’imaginais quelles têtes tireraient mon papa, ma maman et ma tata Eulalie à l’audition de la truculente histoire, en blêmissant de peur. Au reste, j’avais très mal. Pour récupérer l’odieux engin, José a dû employer plus de la moitié des doigts de sa main droite – je vous laisse faire le calcul – et n’a malheureusement pas pu faire preuve d’une grande douceur. Au bout de dix minutes d’une lutte acharnée, il a néanmoins réussi à extraire le diabolique plug anal de mon intestin – c’est à ce moment là que j’ai commencé à réaliser l’absurdité de la situation, et à être gagnée par un certain sentiment de honte.
Depuis ? Nous arrivons, avec José, à rire de ce fâcheux épisode. Nous avons abandonné toute idée de toucher de près ou de loin à la sodomie, et nous sommes jurés que nul sextoy ne passerait plus par nos muqueuses respectives. Car l’expression ne dit-elle pas « anus aspirateur ne réagit qu’à la peur » ?
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Note de la rédaction : suite à vos commentaires et vos questions, Josée a complété son témoignage :
Sur l’engin, d’abord : il était, comme je l’ai expliqué, en plastique MOU (ce qui n’a pas aidé), et n’avait, en fait de base, que deux languettes (il ressemblait un peu à ça, mais en plus fin, et avec des « languettes » moins épaisses)
Le plug serait sans doute resté en place si Jojo n’avait pas appuyé dessus (comme un gros bourrin) : et sous la pression et grâce au lubrifiant, les « languettes » (en plastique souple, rappelons-le) ont glissé, faisant que le plug s’est retrouvé dans « l’endroit où ne brille jamais le soleil ».
Ainsi, mon propos n’est pas du tout de faire peur aux madmoiZelles : sachez simplement qu’il ne faut pas prendre le modèle le plus cheap et qu’il faut que votre cher et tendre ne touche pas au dit objet.








Le 23 janvier 2013 à 22:58
Merci pour la precision ! Effectivement, il vaut mieux eviter les jouets a 5 euros, ne serait-ce que parce que le plastique qui pue la mort des sex toys pas cher contient des phtalates, potentiellement dangereux. Vaut mieux investir un peu, votre cucul le vaut bien !Le 23 janvier 2013 à 23:17
Oui, les phtalates, on en parle pas assez et c'est assez courant dans le "made in China". La plupart des sex-toys en France sont "made in German" et la qualité est plutôt bonne en général.Le 23 janvier 2013 à 23:35
Le 24 janvier 2013 à 10:34
A l'heure où j'ai lu l'article, il y avait 69 Big Up. J'ai pas osé en ajouter unSinon, si ton partenaire prend le temps de préparer le terrain avec 1 puis 2 doigts, franchement, pas besoin de plug avant de passer à la sodomie. Et pourtant, je parle d’expérience avec du gros format.
Le 24 janvier 2013 à 10:45
Ben je vais faire ma relou, mais je trouve la "précision/correction" pas terrible, parce que bon si c'est des languettes toutes fines et molles et pas une vraie base ben… c'est pas vraiment un plug, c'est une sorte d'imitation plug bizarre à bas prix dangereux, je ne comprends pas trop le titre ni le fait que ce ne soit précisé que tout en bas
Et le nouveau conseil "faut pas que votre moitié y touche" euh
Enfin bon, je vais arrêter de venir sur ce topic, parce que c'est un peu absurde de débattre de plugs, mais clore l'article sur un "il ne faut pas que votre moitié touche au dit objet" genre "parce que s'il y touche c'est dangereux et ça peut arriver" (alors qu'il semble que l'objet en question n'était absolument pas adapté et n'était pas vraiment un plug) je trouve ça un peu bizarre…
Et si, comme semble l'indiquer la réponse, le problème vient en effet du jouet recommandé et du fait qu'il était cheap et pas du tout adapté, pourquoi ne pas l'aborder plus clairement dans l'article ? L'achat d'un jouet non adapté ou de mauvaise qualité peut être dangereux (la preuve dans l'article!), et ça me semble quand même la donnée la plus importante de cette "expérience" alors que là mis à part un petite note à la fin pour indiquer qu'il était mou avec des languettes, c'est complètement évacué et traité de la même manière que si elle avait acheté un jouet adapté… Ne serait-ce que préciser à la fin comment devrait vraiment être la base pour être sécurisée, ça serait quand même utile.
J'ai conscience que c'est jamais marrant d'entendre ce genre de remarques sur un article, et j'ai pas envie d'embêter qui que ce soit, simplement ça me fait de la peine pour les lectrices un peu choquées qui n'oseront pas s'approcher d'un plug ou qui arriveront à dépasser leur peur mais s'en iront en courant dès que leur partenaire voudra y toucher
Le 24 janvier 2013 à 12:12
Tout à fait! Et ça qu'on soit douillette ou non. C'est pour ça, je ne comprends absolument pas le conseil de la vendeuse: c'est totalement irresponsable de sa part en plus d'être une arnaque.. Elle devait avoir du mal à écouler son stock et ne pas être compétente et/ou se dire "de toute façon, ça se sent qu'ils ne s'y connaissent pas trop dans ce genre de pratiques donc je leur vends n'importe quoi et ça va marcher" pour vendre un truc pareil… Je trouve ce genre de comportement insupportable, surtout quand il s'agit d'articles de ce type: on est dans le rapport au corps là, pas dans l'article de salle de bain ou qu'on pose à côté de la télé pour faire joli.
Donc voilà, faire attention à avoir une vraie base quand on achète quelque chose qui se veut "plug" (acheter un vrai plug quoi), essayer d'éviter les phtalates de son mieux, et penser que la sodomie n'a pas besoin d'autre chose que les corps des partenaires pour être pratiquée (dans le cas de Josée en tout cas)… Puis mince, on peut utiliser un plug en plastique mou et ne jamais réussir à le rentrer (à moins de s'être dilatée avec des choses de calibres plus qu'extrême avant mais dans ce cas, on a l'expérience nécessaire pour savoir à quoi on s'expose..) même si monsieur force comme un fou.
Le 24 janvier 2013 à 16:42
Sans manger aucun Perle de Lait,mon visage s'est transformétout au long de la lecture de l'article..DIANTRE.
Brrr. Être pénétrée façon Sodome ne m'attire vraiment pas, et encore plus moins fort (oui) après cet article. Avec ou sans plug, d'ailleurs. Brr.
Le 24 janvier 2013 à 18:03
Il me semble que ( les ) Josée(s) est ( sont ) là pour nous raconter ses ( leurs ) expériences et nous faire rire. Pas pour nous donner des cours d'éducation sexuelle. Donc je comprends pas trop l'indignation générale … Y a des gens qui restent coincés en baisant, pourtant je pense que cette idée n'a jamais empêcher personne de prendre ( ou donner ^^ ) sa pétée ! ( oui j'adore cette expression )Même si avec l'édit pour rassurer au bout, l'article est quand même plus sympa.
Et non, un doigt avant, du lubrifiant et du relâchement, ça ne fait pas tout. Pour avoir essayé, vraiment non. Pourtant, j'étais saoule, plus que consentante, et le monsieur a fait ça très délicatement. Mais je vous jure qu'il a fait un seul aller retour, et qu'il n'est pas près de revoir mes fesses de si tôt tellement j'ai eu mal.
Le 26 janvier 2013 à 15:15
Bon, je dois être détendue du slip mais vraiment, parce que ça ne me choque pas que Josée appelle cela un plug.Un plug cheap, mal fait certes mais elle le précise. Ensuite les chroniques de Josée sont des récits personnels, les conseils donnés le sont aussi.
Josée conseille tout bêtement de ne pas toucher au plug parce que ça a eu des conséquences assez graves pour elle.
Josée n'est pas une experte, n'est pas une sexologue.
On peut la reprendre, préciser sa pensée mais pas lui reprocher ce qu'elle dit ici quand même !
On peut simplement dire "Si le plug est adapté, la moitié peut le toucher" au lieu de "Fausses informations, faire peur aux Madz".
D'ailleurs, choquer ou faire frissonner certaines oui, mais de là à dire que ça va en traumatiser…Les accidents arrivent et c'est important de savoir comment.
1)En utilisant de mauvais accessoires.
2)Et parfois en triturant de mauvais accessoires.
Enfin bref, que de débat pour une histoire d'anus
(@hanya je compte sur toi !!)
Le 26 janvier 2013 à 15:35
Je suis d'accord avec sword. J'ai l'impression que pour être publiée dans Madmoizelle il faut une license en figures de style. Je ne dis pas que c'est pas bien mais à part des témoignages de madz "normales" qui ne travaillent pas pour le magazine, le reste est toujours raconté de la même façon.
Ca ne m'empêche pas d'apprécier le magazine mais ce détail m'a quand même interpellée.
Josée a bien failli être citée dans l'article "les objets les plus WTF retrouvés dans le corps humain"