J’ai testé pour vous… l’école de plongée de Niolon

Le centre UCPA de Niolon forme aux examens de plongée, mais propose également des stages d’exploration. Marie.Charlotte y est allée buller une semaine pour ses vacances.

J’ai testé pour vous… l’école de plongée de Niolon

Résumé des épisodes précédents : subjuguée par son baptême de plongée, Marie.Charlotte a rempilé pour une semaine d’exploration, à l’école de plongée UCPA de Niolon. (Oui, je parle de moi à la troisième personne. C’est pour l’emphase dramatique).

À lire aussi : Mon baptême de plongée, à la découverte d’un univers parallèle

Niolon est une calanque située au nord-ouest de Marseille, très facilement accessible en transports en commun, puisqu’un TER partant de la gare Saint-Charles s’y arrête plusieurs fois par jour.

Je dis bien « arrêt » de TER et non « gare », car à la descente, on se retrouve sur un surplomb face à la mer, apparemment sans issue. C’est bien, on est déjà dans l’ambiance. Il faut attendre que le TER reparte pour pouvoir traverser la voie et rejoindre le hameau situé au creux de la calanque.

Le centre UCPA se situe dans le fort, à quelques minutes à pieds. C’était à l’origine un centre de formation militaire maintenant reconverti en école de formation loisir, et certains vestiges de ce temps révolu trahissent encore ce passé spartiate.

Photo de la page Facebook du centre de Niolon.

Comme on peut le voir sur cette photo, il n’y a pas de plage ; d’ailleurs il n’y a pas grand-chose dans la calanque. Un bar, quelques restaurants, c’est tout. J’avais très peur de descendre sur la côte en août, et de mourir étouffée par la foule des vacanciers. À Niolon, question foule, ça va. On est plutôt tranquille.

Entre blockhaus et troglodytes

Le style architectural de certaines habitations est pour le moins original : quatre blockhaus jalonnants la falaise ont été aménagés en appartements. Le reste du village est composé de petits blocs abritant des chambres de 2, 3 ou 4 lits, parfois équipées de douches.

Le centre est extrêmement compact, relativement bien abrité du mistral, ce qui est un avantage notoire. Le village a des airs d’habitations troglodytes nichées sur une falaise, un peu façon Star Wars. Et la vue depuis les terrasses du bar et des quatre blockhaus a tout d’une carte postale.

Vue depuis la terrasse du bar. Y a pire. 

Oui, le confort est spartiate, mais les aménagements sont pragmatiques. Je m’explique.

Les sanitaires (WC et douches) sont collectives.

  • Avantage : on évite de transformer sa micro-chambre en bain de vapeur tous les soirs après la plongée.
  • Inconvénient : il faut parfois traverser la moitié du village pour rejoindre une douche.
  • Inconvénient de taille : quand il pleut des cordes un matin à 8 heures et que tu as une furieuse envie d’utiliser les toilettes, tu pèses le pour et le contre. Vraiment.

Les sanitaires (WC et douches) sont mixtes.

  • Avantage : la circulation est fluide (il n’y a pas « embouteillage chez les filles » pendant que les douches des mecs se libèrent rapidement).
  • Inconvénient : …je n’en vois aucun, personnellement.

Ah, les colonies de vacances de ma jeunesse… Et l’UCPA !

Côté sport : l’école de plongée

Plusieurs centres UCPA proposent de la plongée, certains sont uniquement focalisés sur cette activité : c’est le cas de Niolon, où il est également possible de se former et de valider les niveaux 1 à 4. Car la plongée est une activité rigoureusement réglementée et encadrée.

Hors de question de vous emmener à 40 mètres de profondeur si vous n’avez pas officiellement validé les acquis techniques et théoriques nécessaires – même si vous avez des centaines de plongée à votre actif.

C’est la loi.

Du coup, l’ambiance du centre est à mi-chemin entre la colonie de vacances et le stage militaire. Les « petits niveaux » et les stagiaires qui ne font que de l’exploration (ne valident pas d’examens) sont véritablement en vacances, tandis que les prétendant•e•s aux niveaux 2 et 3 en bavent un peu plus.

Mention spéciale à l’aspirant niveau 4, seul à préparer une semaine d’examens théoriques et physiques.

Quand tu débarques à l’apéro un demi à la main, après deux plongées loisirs de trente minutes chacune, lui a fait deux plongées techniques, une heure de nage physique et un cours théorique dans la même journée. Forcément, il trinque à l’eau. Baptiste, si tu me lis, respect ! Et courage pour la deuxième semaine…

Allier l’utile à l’agréable

Personnellement, j’étais inscrite en stage « multiplongées » : pas de cours théoriques, pas d’exercices techniques, mais une semaine intégrale d’exploration de la calanque.

Je venais de passer mon premier niveau en piscine, il était trop tôt pour entamer la préparation du niveau suivant. En une semaine et neuf plongées, je visais surtout à accumuler un peu d’expérience.

Tous les soirs — à l’heure de l’apéro, heureuse coïncidence — le•la moniteur•rice débriefe avec vous les deux plongées de la journée. Quelles ont été vos erreurs, comment les corriger… Mine de rien, ces réunions quotidiennes m’ont permis d’améliorer considérablement ma stabilité et mon comportement sous l’eau.

Même sans avoir choisi un programme de formation, on bénéficie tout de même de l’expertise et des conseils des moniteurs. C’est pour cette raison que j’affectionne particulièrement la pratique du sport avec l’UCPA : quelle que soit l’activité que vous choisissez, l’encadrement vous permet de progresser ET de prendre du plaisir, et Niolon ne fait pas exception à cette règle, malgré sa réputation d’école un peu militaire.

Ambiance détente & rigolade

Mais ce n’est pas parce que la moitié des stagiaires bûche sérieusement en journée que les soirées sont mornes et studieuses. Loin de là ! Chaque soir, une animation débute à partir de 21 heures.

Mes coups de coeur de la semaine vont à la soirée « diaporama » du lundi. Sur le papier, un diaporama sur la faune sous-marine ne sonne pas très sexy, et pourtant, pourtant, tout est dans la manière.

Je n’en dis pas plus, mais sachez que j’ai rarement ri autant en regardant des photos d’anémones et de poissons. Et mine de rien, dès le lendemain, si j’avais oublié les noms des bestioles, je les reconnaissais depuis leurs photos.

La meilleure soirée restera haut-la-main le spectacle du mardi soir, où tout le staff UCPA nous a offert une représentation de sketchs que je résumerai ainsi : un spectacle qui inclut son propre bêtisier ! Franchement, c’est plutôt original comme concept.

Le lendemain soir, c’était au tour des stagiaires de prendre la scène, sur le thème « l’UCPA a un incroyable talent ». Je pourrais vous en raconter de belles sur cette soirée, mais vous savez quoi ? Ce qu’il se passe à l’UCPA reste à l’UCPA. N’insistez pas.

Verdict ? Je reviendrai !

Avant Niolon, j’étais retournée une semaine en découverte/exploration plongée à Hyères, avec uniquement un baptême à mon actif. C’est à la suite de ce premier contact que j’ai eu l’envie d’améliorer ma stabilité dans l’eau, et d’acquérir une meilleure maîtrise de mes mouvements.

À lire aussi : J’ai testé pour vous… un week end multi-activités nautiques avec l’UCPA !

Et pour y arriver, Niolon s’est avéré être un excellent choix : passer une semaine sur un centre de plongeurs en formation, c’est l’assurance de trouver tout autour de soi des plongeurs, des plongeurs, et encore des plongeurs.

Je reviens de cette semaine de vacances plus expérimentée, la tête pleine de souvenirs glanés pendant mes explorations, mais également des récits des voyages de tous les stagiaires que j’ai côtoyés.

Et surtout, je reviens zen, plus zen que jamais. Il faut dire que neuf plongées en une semaine, ça calme, surtout quand on n’a pas l’habitude. Une des conséquences du fait de respirer de l’air comprimé en immersion est la saturation des organes en azote. Résultat : on est un peu dans le gaz le soir, et ce n’est pas qu’une métaphore.

Corollaire de cet effet de saturation : personnellement, j’ai rarement aussi bien dormi en dépit du confort un peu spartiate sus-mentionné.

Nature, soleil, sport, détente et fun : si ce ne sont pas des vacances parfaites, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

Moi ça va. J’suis bien. 

Bonus : Life hacks Niolon

Les inconvénients mineurs engendrés par la rusticité des habitations peuvent être aisément résolus. Amie plongeuse, si tu te tâtes à venir passer une semaine à Niolon, voici en exclusivité mes life hacks de la semaine !

Prévoir un paréo : les cabines de douche rivalisent avec celles d’un mobile-home de camping question taille. Elles sont équipé d’un crochet un peu protégé du jet, et d’une micro-tablette sur laquelle je te déconseille de poser des vêtements secs.

  • Solution : quitter sa chambre en paréo, serviette et gel douche sous le bras.
  • Conseil : limiter les crèmes et produits de soin à utiliser sous la douche, rapport à la taille des cabines. Un gel-douche-corps-visage-shampoing, c’est quand même plus pratique en une seule bouteille qu’en quatre.

Prévoir un k-way /un poncho de pluie : rapport à l’averse diluvienne qui peut survenir en milieu de nuit, ou tôt le matin. Ou juste quand t’as envie d’aller aux toilettes, et qu’il faut donc sortir de ta chambre, marcher quelques dizaines de mètres…

Oui, c’est du vécu. Intérieurement, j’en pleure encore.

Prévoir deux cadenas : un pour ton casier dans les vestiaires de plongée, un pour l’armoire de ta chambre (pas obligatoire, mais plus pratique).

Prévoir un scoubidou : ou tout autre petit bijou/signe distinctif permettant d’identifier ta combinaison sur le séchoir. Ne te dis pas « je la mets tous les jours sur le 3ème cintre rouge en partant de la fin ». Toi tu t’en souviendras peut-être, mais les 28 personnes qui viendront retirer leur combinaison avant toi l’ignorent, et si ta combinaison est déplacée ou prise par erreur, bon courage pour la retrouver.

Prévoir des vêtements chauds : on est en août, au bord de la Méditerranée, mais quand le mistral se lève, l’air se refroidit très vite. Ça vaut pour la terrasse du bar, mais également pour les sorties en bateau.

Même lorsque le soleil tape sur le quai d’embarquement, emporter un vêtement chaud et sec pour le trajet, surtout en sortie de plongée, SURTOUT quand l’eau est à 15-17°C, ce n’est vraiment pas de trop. Et oui, même en été, en cas de mistral, l’eau est FROIDE et ça surprend !

Life hacks végéta*ien : je suis peut-être tombée une mauvaise semaine, mais j’ai eu un mal fou à manger vegan car beaucoup de salades et de plats étaient déjà composés, avec viandes/poissons/produits laitiers (là où d’autres centres proposaient vraiment un bar à salades en entrée, à composer soi-même).

  • Solution : un pot de 500g de beurre de cacahuète tient une semaine et compense l’apport calorique et protéique nécessaire. Complétez avec des barres de céréales et des fruits secs pour les petits creux.

Les spacebar de Wheaty permettent d’épicer un peu un plat de légumes, ou un sandwich de fortune !

L’accessoire indispensable : le pisse-debout. Pour vous mesdames, sachez qu’en retour de plongée, avoir envie d’uriner, c’est tout à fait normal. Et comme en plus on a perdu beaucoup d’eau pendant la plongée, on a besoin de boire. Ne risquez pas la déshydratation, buvez (de l’eau), et n’hésitez pas à utiliser le pisse-debout, plutôt que de re-descendre dans l’eau à 15-17°C en maillot de bain.

À lire aussi : Le pisse-debout, ou comment uriner partout quand on n’a pas de pénis

Et voilà ! Vous êtes fin prêtes à explorer la calanque, et améliorer votre technique ! Niolon vous attend, de mi-mars à octobre.

– Plus d’informations sur les séjours proposés à Niolon sur le catalogue et la page Facebook de Niolon.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Couette02
    Couette02, Le 11 mai 2015 à 20h23

    aaahhhh Niolon j'y étais il y a tout juste 5 ans maintenant, pour le pré-stage de mon N4 que de souvenirs !

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