Les 5 plaies du matin en hiver

Les matins d'hiver sont les pires du monde et nous devrions nous féliciter pour survivre tous les jours. Retour sur le pire du réveil au plus froid de l'année.

Les 5 plaies du matin en hiver

Se lever le matin parce qu’on y est forcé n’est jamais un acte agréable en soi. Mais l’hiver, le réveil s’avère encore plus difficile que le reste de l’année et il n’est pas rare de commencer sa journée en étant plus grognon que Nadine Morano sur Twitter. Rien que le fait d’ouvrir les yeux alors qu’on est coincées dans un pyjama est un calvaire (du moins si on bouge trop et qu’on émerge toute saucissonnée). Pour vous, pour patienter en attendant le printemps – qui est loin, si loin, mais dont on saura apprécier les matins frais mais pas trop – listons ensemble 5 plaies du matin d’hiver.

Il fait nuit

Nous, humains, n’avons pas forcément appris à vivre de nuit. Si, pour ma part, il est assez facile de faire l’impasse sur le noir du ciel le soir (je veux dire, je pourrais difficilement aller me coucher à 17h sachant que j’ai des problèmes pour m’endormir et que de toute façon, ma journée de travail se termine au plus tôt à 18h), ouvrir les volets le matin et voir qu’il ne fait pas encore jour est un véritable traumatisme.

Je suis de celles qui aiment se lever avec la lumière du jour, naturellement, tranquillement, sereinement. Aller préparer mon petit déj avec l’obligation d’allumer la lumière m’est plus pénible que d’écouter un discours politique aux idées nauséabondes pendant une grippe, avec une gueule de bois et des fourmis dans les jambes. Car la nuit d’hiver s’associe au froid, le froid s’associe à la couette, la couette s’associe à la chaleur et l’endormissement. Du coup, ça craint.

La cuvette froide des vécés

Entre le moment où je lance ma cafetière et celui où je déguste mon premier breuvage du matin, il me faut aller faire de la place dans ma vessie en forme de Kirby. À la base, je ne suis déjà pas la personne la plus délicate sur Terre, mais laissez-moi vous dire que je ne suis jamais plus vulgaire qu’à ce moment de la journée. Mes fesses encore chaudes d’avoir passé plusieurs heures sous la couette ont du mal à supporter le plastique glacé de la lunette des vécés. Chaque matin c’est la même chose : le choc thermique. L’hydrocution de mon fessier (l’hydro-cul-tion, pourrait-on dire avant de rire un bon coup en se tapant mutuellement dans le dos). Et l’assurance de commencer la journée avec un froncement de sourcil et un bon paquet de « putinmerdebordeldebite ».

La cuvette de tes waters en milieu sauvage.

Rentrer dans la douche

Quand on est habituée à prendre sa douche le matin, il est bien difficile de ne pas avoir envie de se mettre une petite heure au four au moment d’aller se laver. Parce que mine de rien, chauffage ou pas, devoir retirer ses 40 couches de vêtements de nuit pour se mettre nue avant de sauter dans la douche brûlante relève de l’exploit sportif. C’est un peu comme faire un saut à l’élastique – sauf qu’à poil et en moins spectaculaire. Ou comme se lancer dans la foule pour rouler une pelle à un-e puissant-e chef d’État entouré-e de ses gardes du corps – le risque de se retrouver en garde-à-vue en moins. Pourtant, à l’arrivée, personne n’est là pour médiatiser votre incroyable effort.

C’est moche, et triste. C’est un peu comme Farrah Fawcett qui a eu la mauvaise idée de mourir le même jour que Michael Jackson, et qui n’a donc pas récolté les hommages qu’elle méritait.

Sortir de la douche

S’il est bien difficile de rentrer dans la douche, cet exploit contient tout de même un avantage non négligeable : la récompense d’une eau chaude qui coule sur soi. Sortir est déjà une autre paire de manches : on retourne dans le froid du dehors et il faut alors s’habiller avec la dextérité d’un jongleur sous crack pour cacher le plus vite possible tous ces centimètres de peau. Problème : c’est souvent quand on est le plus pressée qu’on perd le plus de temps. Du coup : on met trois plombes à se vêtir et on traîne et on en a des stalactites qui poussent au bout des gouttes d’eau. Ça craint si fort.

Partir de chez soi

Je sais pas vous, mais moi, j’adore partir à pied le matin, au printemps et en été. Sortir de chez moi pour marcher jusqu’au travail devient alors un moment de partage entre le soleil et soi-même. Limite si j’en avance pas le nez au vent, les yeux à moitié fermés, sautillant et tournant sur moi-même au ralenti comme dans une pub Yves Rocher.

L’hiver, bon, c’est pas pareil. Le froid agit comme une bifle dans la face tant il semble vouloir me ramener à la réalité, me rappeler comme la vie, c’est pourri. En me prenant une bourrasque glacée, c’est limite la faim dans le monde, la guerre en Syrie et l’augmentation du prix de la bière qui me viennent à l’esprit. Du coup, en plus d’avoir le nez qui pique, j’ai le blues. Super. C’est d’autant plus compliqué qu’il est impossible de se concentrer sur des pensées cool pour se remonter le moral : essayer de garder l’équilibre devient difficile quand les trottoirs sont couverts de gel. On avance péniblement, à petits pas, lentement, pour être sûr de ne pas tomber. Tiens, pas plus tard que ce matin, j’étais toujours à 30 mètres de chez moi 5h après mon départ.

Heureusement, y a toujours un voisin pour donner un coup de main.

Et vous, quels sont les trucs que vous détestez le plus dans les matins d’hiver ? Et celles qui aiment cette saison : quel est votre secret ? Apprenez-moi. Pitié.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Caligula
    Caligula, Le 2 décembre 2013 à 15h31

    haha le coup de la lunette des toilettes !!!! ça m'a tué !!
    a la campagne, les toilettes se trouvent dans l'entrée, donc jamais chauffés, de plus, les toilettes sont entierement en faience! En faience!!! du coup, on attend bien d'etre sur d'avoir envie avant d'y aller!! en pleine nuit, et meme de jour, il y a un ENORME choc thermique !!! ;)

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