Vamos a la playa – Carte postale du Venezuela

Une carte postale du Venezuela très caliente aujourd'hui, qui vous emmène à la plage, sur les traces des Vénézuélien-ne-s qui profitent de la semaine de Pâques pour bronzer au bord de l'eau !

Vamos a la playa – Carte postale du Venezuela

Cette semaine, c’est sol y calor ! Profitons de la semaine de vacances de Semana Santa pour faire un petit point sur les Vénézuélien-ne-s à la plage.

Le Venezuela, comme pas mal de pays d’Amérique Latine, est un pays où la religion catholique est très présente, mais de plus en plus comme tradition et culture que comme réelle pratique et croyance.

Un bon exemple de cela est la période de Semana Santa (Semaine Sainte, la semaine de Pâques) : pour une partie de la population, cette semaine reste encore une grande fête religieuse, un moment fort dans l’année catholique, célébrant la mort puis la résurrection de Jésus Christ, mais pour une grande partie des Vénézuélien-ne-s, cette période est avant tout synonyme de vacances, et donc de PLAGE. Et pourquoi se priver ? Le Venezuela possède les plus belles plages de toute la planète entière (non non, aucun parti pris). Sable blanc, eau turquoise, palmiers… tout le combo de clichés qui font saliver quand on croule sous la neige de l’autre côté de l’Atlantique. Aller à la plage est donc naturellement une des occupations favorites des Vénézuélien-ne-s.

On attend cette semaine de vacances avec impatience, on en parle avec ses amis / sa famille, on choisit sa destination, on fait ses réservations ; dès le vendredi soir, les citadins désertent les villes, et les hôtels et « posadas » des côtes et des îles font le plein. Evidemment, les marques ne vont pas laisser passer une aussi belle occasion, et des pubs thématiques passent en boucle sur toutes les chaînes des semaines avant.

Pour les Vénézuélien-ne-s, la plage est un lieu de divertissement à part entière. Petits conseils pour profiter au mieux de la plage à la vénézuélienne.

Avant la plage, on s’organise

Ici, tu ne vas pas à la plage tes tongues à la main, ta serviette négligemment jetée sur l’épaule, ton Biba ou ton Goncourt (chacun met à profit ses vacances comme il veut) sous le bras. La plage, on s’y prépare, et on emporte tout le nécessaire pour en profiter au maximum. En effet, dans pas mal d’endroit, les côtes vénézuéliennes sont morcelées en petits « cayos » (ilôts), où des barques à moteur emmènent les touristes le matin et viennent les récupérer le soir. En général on loge dans un hôtel sur la côte, et on part à la plage pour toute la journée, donc avant de partir, on prend soin d’emporter tout ce dont on a besoin.

Sur les plages, il fait bien chaud, mieux vaut donc prévoir à boire. Pour cela, on emporte l’outil indispensable de toute journée à la plage vénézuélienne : la glacière. Et je ne parle pas de la petite glacière où on fait tenir deux sandwiches et une bouteille d’eau. Non, ici, ils ne rigolent pas avec les boissons, surtout les bières, et ils ont des glacières de compétition, d’un mètre cube de volume, qu’on remplit de glace et qu’on blinde de bières et toutes autres boissons qu’on juge essentielles pour la journée. On en trouve de tous les styles et toutes les tailles, et même des flottantes si tu veux l’emporter avec toi dans l’eau pour avoir ta bière à portée de main! D’ailleurs, les magasins au bord des plages en vendent en polystyrène pour acheter et remplir sur place, au cas où tu aurais oublié ou pensé inutile d’en emporter une, pauvre touriste étranger que tu es. Mieux vaut aussi prévoir de quoi te mettre à l’ombre, même si cela est aussi prévu sur place.

Sur place, on oublie le quotidien et on profite

Une fois sur la plage, tout est fait pour que l’on passe une super journée avec tout ce dont on a besoin à disposition.

Déjà, des transats et parasols : sur les plages, il fait CHAUD, je vous l’ai déjà dit ? Pas chaud-ahah-quand-je-pense-aux-collègues-qui-ont-froid-à-Paris, c’est chaud-si-tu-restes-plus-de-10-minutes-en-plein-soleil-tu-finis-comme-le-frère-de-Malcolm.

Pour épargner tes pieds, tu cours jusqu’à l’eau et quand tu reviens tu te réfugies bien vite sous l’ombre bienfaisante. Bref, emporte ton parasol, ou loues-en un sur place. C’est une question de survie.

Ensuite, de quoi te remplir le ventre et te rafraîchir (évidemment plus onéreux que d’acheter à l’avance et mettre dans ta glacière) : il y a tout plein de petits restaurants directement sur la plage qui servent du poisson frit, des « tostones » (banane plantain grillée) et toutes les boissons possibles… Et en plus de ces stands officiels, des vendeurs circulent toute la journée sur la plage avec des bijoux, des boissons fraîches, ou du chocolat chaud dans la région cafetière, des glaces, des épis de maïs, mais aussi un ceviche de plusieurs fruits de mer appelé « rompe colchon » (casse-matelas) ou « vuelve a la vida » (reviens à la vie), réputé pour être super aphrodisiaque. Calorrrrrr… J’avoue que je n’ai pas testé : des fruits de mer bien exposés au soleil toute une après-midi, ça me tente moyen.

Et puis, la plage, c’est fait pour s’amuser et faire la fête, d’où les bières et les potes. Et comme on est en groupe, on profite. On discute, on rit, on joue, on parle avec ses voisins… Et on écoute de la musique, de manière plus ou moins forte selon les groupes et le niveau de tolérance des voisins.

Pour les filles, c’est aussi le moment de mettre en valeur tous les arguments dont la nature nous a (plus ou moins) généreusement dotées : 1-2-3 elle a peur de montrer quoi ? Rien du tout ! Ici, les itsi bitsi tiny winy petits petits bikinis, voire les strings, sont de rigueur, peu importe la cellulite ou le ventre ! En revanche, le topless représente un manque de pudeur incroyable… Allez comprendre.

« Vacances » rime avec « insouciance »

Un jour avec des amis, pendant un voyage le long de la côte, on avait entendu parler d’une petite plage tranquille, à laquelle on pouvait accéder via un chemin, au bord d’un village de pêcheurs. On en parle à d’autres clients vénézuéliens de la posada, pour voir s’ils savaient où elle se trouvait ; ils nous ont regardé avec des yeux ronds de totale incompréhension, gros choc des cultures, « Mais pourquoi ??? » : pour eux, une plage vide, c’est une plage inutile !

Déjà à la base, les Vénézuélien-ne-s n’ont pas du tout la même perception que nous de la foule et du bruit : se retrouver dans un endroit où il y a du monde, ça n’est pas une gêne pour eux, les gens sont beaucoup plus chaleureux et expansifs qu’en Europe, et ils seraient plutôt adeptes du « plus on est de fous plus on rit ». Et il ne faut pas oublier le thème de la sécurité, qui fait qu’une sorte d’instinct grégaire s’est développé : être nombreux, ça rassure.

Et puis surtout je pense que les Vénézuélien-ne-s galèrent tellement dans la vie de tous les jours entre les embouteillages, les pénuries, la chaleur, l’insécurité…. qu’ils n’ont vraiment pas envie de se prendre la tête en vacances : pour eux, c’est un moment où on se libère des contraintes et problèmes du quotidien, c’est le laisser-aller total, on veut tout, et facilement : un monde idéal où tout est à portée de main dans un paysage magnifique.

Alors, qui veut venir s’amuser sur une plage de rêve ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Rocky ducky
    Rocky ducky, Le 27 mars 2013 à 20h06

    sucresucces;4011496
    Alors comme on dit l'exception fait la règle, mais je ne dis pas détenir la vérité absolue mais j'aurais bien aimé en savoir plus sur tes amis, dans quel pays ils avaient le problème, et dans quel boulot en question, quels étaient les patrons.

    Après c'est clair que si tu t'impose dans un endroit complètement inconnu (un nouveau pays entre autres) et que tu viens avec une mauvaise humeur en traitant tout les habitants de cons, c'est clair que tu ne sera pas bien accueilli, ce qui n'est pas tout a fait la faute des habitants donc. Il faut un minimum d'ouverture.

    Donc la j'aurais bien aimé avoir un peu plus de précisions, peut être que la cause était toute simple.. D'ailleurs moi c'est tout le contraire, dès que je demande dans le Sud de la France, si ils connaissent les Antilles je ne reçoit que des remarques enthousiastes.
    Oui je suis bien d'accord, si on va dans n'importe quel pays en traitant tout le monde de con, personne n'arrive à s'intégrer nulle part, c'est assez évident. Néanmoins ce n'est pas du tout ce que mes amis on fait, ils n'avaient pas d'à priori particuliers sauf p.ê des remarques très positives de gens qui y étaient allés, en touristes par contre, pas pour y vivre (ce qui est tout à fait différent). C'était leur 2ème expérience d'expats (ils en ont fait trois au final, les 1ère et 3ème se sont super bien passé). Ils sont restés 3 ans là bas donc ils ont quand même tout fait pour que ça se passe au mieux. Ils ont aussi rencontré des gens supers là bas.
    Pour les détails sur leur séjour je t'envoie un MP plus tard si tu veux!

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