Les pires pets de la rédac

Les pets, c'est parfois gênant. Une partie de la rédaction s'est dévouée pour sélectionner le very best of de leurs histoires de gaz.

Les pires pets de la rédac

Un pet, c’est pas bien grave : tout le monde en fait. Ce n’est pas sale, ton corps change de réaction gazeuse selon, par exemple, ce que tu manges. Le truc, c’est qu’on n’est pas au même point sur l’estime qu’on a d’eux. Il y a ceux que ça fait hurler de rire et il y a ceux que ça rend tout honteux. Pour aider ces derniers à décomplexer, une partie peu pudique de la rédaction a choisi de vous conter leurs pires histoires de pets.

Avant toute chose, le but de cet article n’est pas de rire avec le pet. Enfin si, mais pas que. C’est aussi une certaine façon pour nous d’exorciser notre honte et, surtout, de relativiser : un pet c’est un peu ridicule en soit mais y a pas mort d’homme (à part peut-être s’ils sont aromatisés à la mort au rat). Les petits fails du quotidien nous rendent parfois toutes honteuses, certes, mais s’agirait pas de les surestimer et de leur donner beaucoup plus d’importance qu’ils ne méritent.

Ce ne sont que des témoignages décomplexants que moi, Sophie-Pierre Pernaut, journaliste d’investigation, me suis attachée à sélectionner.

Dans le métier, je l’appelle Papa.

Drame en huis-clos, par Mad Gyver

Je venais d’avoir un rendez-vous fort sympathique avec un bel homme. Après un apéro, dîner, ciné, dernier verre bref, la totale, nous sommes allés chez lui.

On s’est câlinés, doucement, mais sans forniquer. Pas envie, pas d’alchimie, rien d’électrique.

Je suis restée dormir dans son lit, en cuillère. Sans vraiment savoir pourquoi, j’ai passé la nuit à péter, silencieusement, mais sûrement. Le lendemain en me réveillant, lui dormait encore, et j’ai senti la pire odeur de ma vie. C’était un peu comme des égouts qui auraient la gastro. Sans fenêtre ouverte, plein hiver oblige, l’air de la chambre et celui de mes intestins avaient investi le lieu.

Je suis partie en le laissant dans cette odeur nauséabonde.

Depuis, j’espère qu’il n’a aucune séquelle…

À quatre pattes sur sa dignité, par Cy.

J’étais avec mon ex depuis un petit bout de temps. Lui était à l’aise avec ses pets, son grand jeu étant de s’arrêter de marcher, de lever la jambe et d’en lâcher une avec un sourire goguenard avant de repartir en sifflotant (la grande classe). Pour ma part, mes pets, plus ils restaient planqués dans mon colon, mieux c’était.

Un jour de prise de bec avec mon distingué pétomane, le pire arriva. Nous étions tous les deux sur son lit (lui assis et moi à genoux). Énervée qu’il ne me laisse pas jouer, je me suis penchée pour ramasser, à quatre pattes, la manette sous son lit. Je sais pas ce qu’il s’est passé : peut-être qu’il y avait trop d’oignons dans la pizza… Peut-être que mon ventre était trop compressé… Quoi qu’il en soit, je lui ai lâché, pile au moment où mes fesses étaient à la hauteur de son visage, le pet le plus long, au bruit le plus ridicule, de mon EXISTENCE.

Je soupçonne mon colon d’avoir des dons de prémonition, et de s’être vengé en avance du sale coup que cette enflure me préparait quelques années plus tard.

Prout.

Un réveil en fanfare, par une contributrice anonyme

Je coulais le parfait amour avec un monsieur (si vous attendiez à « coulais un bronze », sachez que vous allez trop vite en besogne). On passait, comme assez souvent, une soirée puis une nuit ensemble. Ça faisait quelques mois que je m’efforçais de garder un semblant de dignité, de swag et de sex-appeal devant lui, bien que je sois du genre à me casser fréquemment la gueule (je ne sais pas marcher avec des talons).

Du coup, tu t’en doutes, le pet était proscrit.

Ce soir-là, on a fait l’amour, on s’est raconté des mots doux et on a sorti des blagues tout à fait discutables en refaisant le monde. C’est doux, c’était bon, on était bien. Si bien qu’on s’est endormis dans les bras l’un de l’autre, après s’être caressé tendrement les cheveux et tout ce qu’il y a autour.

Après un laps de temps indéterminé, je me suis réveillée en sursaut, alertée par un bruit terrifiant. Premier réflexe à la con : je me suis jetée dans ses bras en pensant qu’un truc s’effondrait à côté de moi, genre mon armoire. Le silence revint. Et le monsieur le brisa en se mettant à pleurer de rire, pendant quinze bonnes minutes.

Je venais de m’auto-réveiller en lâchant une caisse si monstrueuse qu’elle m’a fait flipper ma race, que je l’avais prise pour l’apocalypse, que dis-je, la fin de l’univers même. Ou mon armoire qui s’effondre, au choix.

Le point positif, c’est qu’il ne l’a pas mal pris, donc tout est bien qui finit bien.

Le pet du charme rompu, par SPP

J’ai une histoire assez triste à cause d’un pet.

Il y a quelques temps, j’étais assez amoureuse d’un garçon avec qui j’étais en couple. Malheureusement, depuis une semaine, je ne le reconnaissais plus. Il n’était plus la personne que j’avais aimée jusqu’alors.

On s’était pas vus pendant plusieurs semaines, et c’était censé être nos retrouvailles. Sauf qu’on était froids, on était nuls l’un envers l’autre et, au final, il m’a annoncé vouloir faire une pause. On avait passé l’après-midi à s’engueuler, à essayer de comprendre ce qui n’allait pas entre nous et, globalement, à être tristes. Et puis à un moment, j’ai décidé de partir : je pouvais plus rester avec lui ne serait-ce qu’une nuit de plus. Dormir dans le même lit que celui que je croyais encore aimer et avec qui j’étais « en pause » m’apparaissait comme la pire des idées.

J’étais donc en train de faire mon sac et, soudain, le fait de savoir qu’on n’allait peut-être pas se remettre ensemble nous a sauté à la gueule. On s’est regardés, un peu tendrement, et d’un coup, sans prévenir, alors que je ne m’y attendais pas, il m’a prise dans ses bras. Extrêmement surprise, je n’ai pas su retenir plus longtemps le pet qui était au bord de mes fesses, que j’essayais de maintenir serrées pour ne pas lâcher l’immondice.

Il m’a prise dans ses bras et j’ai, sous le coup de l’étonnement, desserré mes fesses. J’ai eu un gaz. D’une manière très silencieuse, un petit pshit discret. Un pet inaudible, mais malheureusement, c’est un peu comme la violette : on ne pouvait le repérer qu’à son fumet. Ce pet, donc, a emprunt de son odeur forte cette scène qui se voulait touchante. Après ce moment-là, on ne s’est plus vus qu’une fois : le jour où il a rompu avec moi (et ça rajouterait une dimension comique si j’apprenais que ce pet avait eu un quelconque rôle dans sa décision).

Et la vulnérabilité fut.

Cette étreinte aurait pu être le dernier joli moment de notre relation. Mon repas à base de poireaux de la veille en aura décidé autrement.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Leann Soillearch
    Leann Soillearch, Le 22 avril 2016 à 19h01

    J'adore cet article x)

    Anecdote personnelle : j'étais avec mon copain chez ses parents (partis à ce moment là), moi dans la cuisine, lui dans la salle à manger juste à côté. J'ai lâché un pet avec un bruit super bizarre, comme un ballon qui se dégonfle, mais assez fort. Un peu honteuse, je retourne dans la salle à manger, où je retrouve mon copain qui s'agitait comme un suricate venant d'être réveillé, cherchant l'origine du bruit. Il m'a raconté avoir sursauté en attendant mon pet, qu'il a attribué à une bouteille en plastique se dégonflant. Je ne lui ai jamais dit que c'était moi, mais s'il se souvient de cette histoire je le ferais un jour.

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