Les pires objets du quotidien (pour les nulles)

Certains objets du quotidien veulent notre mort : c'est le constat de la paranoïaque Sophie-Pierre Pernaut, qui s'insurge avec vous.

Les pires objets du quotidien (pour les nulles)

On a finalement pas mal de chances d’évoluer dans notre société civilisée et techniquement bien avancée. Notre quotidien est facilité par un nombre incalculable d’objets pratiques qui nous évitent bien des soucis et bon nombre d’efforts.

Malheureusement, tous les outils de notre vie ne sont pas dans ce cas. Certains n’ont pas évolué au même rythme que nous, et il paraît parfois fou de se dire « non mais dis, on envisage d’aller faire une télé-réalité sur Mars et on est pas foutus d’améliorer ÇA ? ».

Parce qu’ok, certaines d’entre vous sont suffisamment douées de leurs mains pour s’en servir sans encombre. Mais pour les gens comme moi, un peu maladroits voire totalement empotés, le parcours de la vie de tous les jours est un chemin semé d’embûches. Voici la liste des pires objets du quotidien.

Le parapluie

Souvent, il pleut. La pluie, c’est joli pour l’écouter mais c’est nul pour être dessous*. Alors les Chinois, dès le IXème siècle, ont inventé le parapluie. Le but de cette petite révolution étant de protéger les humain-e-s des gouttes d’eau qui pourraient mettre à mal leur mise en plis et souiller d’humidité leur chemisier. Si ça se trouve, l’objet a été imaginé pour que les tétons cessent d’apparaître aux yeux de tou-te-s pendant la période des moussons. On sait pas.

Sur le papier, le parapluie, c’est parfait. Mais en réalité, cet objet est une énorme aberration, pour plusieurs raisons et dans plusieurs contextes.

Oui bah fais pas ta maligne toi, il est même pas ouvert.

  • À deux sous un parapluie

Il va bien falloir que quelqu’un ose dénoncer ce que tout le monde s’empêche de dire : quand on est un peu empotés, il est impossible de rester sec quand on est à deux sous un parapluie.

Avec le mât au milieu, et une personne de chaque côté, l’eau se met à goutter forcément sur l’un ou l’autre, car à moins de se coller (ce qui donne lieu à des binômes assez drôles à observer puisqu’il est difficile de rester digne quand on ne marche pas au même rythme que la personne à qui on est accrochée), il y en a toujours un des deux qui déborde et finit par avoir son épaule imbibée comme une couche sale.

  • Tout-e seul-e face au vent

Dans la vie, il existe deux véritables épreuves : la mort, et ouvrir un parapluie quand le temps est au grand vent. Quand on l’a de face, le pépin a une telle prise qu’il refuse souvent de s’ouvrir. Quand on est dos au vent, il se retourne et a l’air aussi stupide que moi quand je reste coincée dans le pull que j’essaie de retirer, les bras en l’air et le souffle court.

  • Le dilemme du trottoir

À ce jour, personne n’a légiféré pour statuer qui, lorsque deux individus parapluités se croisent sur un trottoir étroit, doit lever son parapluie. Je veux dire, encore une preuve que les piétons sont lésés par rapport aux automobilistes : le code de la route comprend même des signaux pour les heures de stationnement et c’est limite si on t’indique par sur quelle départementale tu as le droit de mâcher du chewing-gum en roulant, mais alors pour savoir qui doit bouger son pébroque, y a personne. Pourtant, ce serait bien pratique : ça éviterait que les deux couvre-têtes ne rentrent en collision, soit en l’air, soit à taille humaine.

*Cette phrase est sponsorisée par l’Académie Française.

Le trackpad ou pavé tactile

Pour remplacer les souris d’ordinateur, on nous a dégoté la solution : le trackpad, aussi dit en pavé tactile en bon français de France. Un dispositif de pointage rentré dans les moeurs. C’est le truc qui fait que tu prends moins de place dans ton sac quand tu emmènes ton PC avec toi, puisque t’as un truc en moins à transporter. Ça marche pour tout le monde, tout le temps.

Sauf quand ça a décidé de ne pas fonctionner : plus sensible que le globe oculaire, plus diva que l’enfant fictif illégitime de La Callas et de Mariah Carey, le trackpad décide pour un oui, un non ou un peut-être de ne plus suivre le rythme et le chemin de ton doigt. Il faut toujours qu’il soit impeccablement propre, qu’aucune miette ou poil ne soit dessus, et surtout, il faut qu’on ait les mains parfaitement sèches : pas humides, pas essuyées, mais sèches façon intérieur du nez d’un gros fumeur le matin au réveil.

En plus moi j’ai les mains moites. Pas les paumes : les mains. Et quand je suis stressée, mon bout de doigt sue et mon trackpad ne m’écoute pas. Du coup, je sue encore plus et je peux pas bosser. Un jour, je vais me faire virer et ce sera de sa faute.

Alors excusez-moi, mais j’en ai sérieusement plein la raie de voir qu’un truc censé être aussi performant n’est pas imperméable, et si peu docile. C’est qui le patron, bordel : l’humain ou le trackpad ? Parfois j’ai comme un doute. Parfois, je me dis que c’est une preuve de plus de la suprématie de la technologie sur nous.

Vous cassez pas la nouille pour ce troudbal, les mecs : rejoignez-moi plutôt sur une feuille A4.

L’élastique à cheveux

Prévu pour permettre d’attacher les cheveux en queue ou en chignon, l’élastique c’est fantastique. Ça dégage le visage pour, par exemple, faire du sport sans avoir de sueur partout, se brosser les dents sans se coincer de poils de tête dans la brosse d’abord puis dans les dents, ou du sexe oral sans se mettre de la muqueuse plein les fourches.

Mais alors qu’on m’explique : qui, dans ce monde, qui a déjà eu les cheveux d’une densité égale à un nombre de tours d’élastique ? Personne. Absolument personne. Soit on fait deux tours et l’élastique ne tient pas, soit on en fait trois et on en bave notre race.

Pourquoi est-ce que les vendeurs viennent s’enquérir de ma taille avant de me présenter un jean, mais ne demandent jamais à connaître le tour de ma queue pour me vendre un élastique ? J’en ai marre. Marre d’avoir la queue trop flasque ou trop serré. Marre, dans ce dernier cas, de sentir mes cheveux qui tirent sur mon crâne et de devoir arracher mon élastique pour les détacher et soulager ma douleur.

Inventeurs, inventrices, je vous demande de vous mettre au travail : nous n’avons plus à souffrir en silence. Aidez-nous à retrouver un peu de dignité et d’emprise sur nos vies : améliorez ces trois objets, et le monde sera un peu plus beau.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Kand'x
    Kand'x, Le 28 novembre 2013 à 20h18

    Le parapluie...:tears:

    A quand un parapluie qui ne se retourne pas lors d'un grand vent...:crying:

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