Les pires fails hygiéniques

Être propre, c'est bien. Mais quand on a une nature un peu maladroite, il peut nous arriver quelques bricoles. Voici quelques uns des pires fails liés à l'hygiène.

Les pires fails hygiéniques

L’hygiène, c’est important, il paraît. C’est ce qui fait que tu ne développes pas un écosystème dans ton jean, par exemple. De manière plus superficielle, c’est grâce à ça que les gens ne changent pas de place quand tu t’installes à côté d’eux dans le bus.

Bon, et puis faut bien le dire : tout ça, on le fait avant tout, dans la plupart des cas, pour nous. Moi par exemple, je pourrais me passer la langue sur mes dents propres à l’infini tellement je trouve ça doux. Alors que sale, c’est granuleux. J’en sais quelque chose, j’ai été, enfant, assez longue à me motiver pour racler mes gencives.

Mais comme on dit toujours, c’est sur les routes qu’on connaît le mieux qu’on a le plus de chances d’avoir un accident de voiture, rapport au fait qu’on a davantage de chance d’y relâcher notre attention. C’est pareil pour les gestes de la vie quotidienne : je vais par exemple prendre de grandes précautions pour, mettons, me recourber les cils, sachant que je ne le fais jamais, mais pas pour des actions que j’ai l’habitude de répéter tous les jours. C’est là qu’on frôle bien souvent le drame.

Voici, pour te rappeler s’il le fallait combien il faut être prudente avec quelques uns des pires fails hygiéniques qui peuvent arriver en vrai, et j’en suis la preuve.

Se coincer un cheveu dans la brosse à dents

Quand on a les cheveux longs, on nous apprend souvent à avoir le réflexe de les attacher. Pensées émues à ma prof de technologie de 4ème qui avait hurlé de panique en me voyant faire des trous dans une machine avec les poils capillaires trop proches du foret, m’imaginant probablement déjà, happée par le souffle de la machine, tournicoter en hurlant de douleur, puis trouée de part et d’autre de mon corps.

De manière un peu moins mortelle, mais non moins relou, j’essaie de prendre le pli de me coincer la crinière dans l’élastique. Parce qu’il y a toujours un cheveu qui vient se coincer dans la brosse à dents. Pour finir par se coincer entre deux dents.

Au mieux, tu le vois tout de suite et tu galères dix minutes à le retirer en y mettant toute la dextérité du monde. Au pire, tu ne le remarques pas, et tes interlocuteurs penseront que tu as un poil dans la bouche, probable souvenir d’une soirée à ne pas suçoter que des Pez.

Les cheveux qui se coincent dans le sillon inter-fessier

Rares sont les personnes qui, à ce jour, ont réussi à passer à travers ce fléau. Le lavage de cheveux en fait perdre quelques-uns. Rien de bien dramatique en soi : ce ne sont que les cassés qui partent loin de ton crâne, suivant le même principe que la sélection naturelle.

Si ce n’est que certains, plus fifrelins que les autres, décident d’aller explorer la partie anale de ton anatomie — au lieu d’aller boucher dans le siphon et de faire de ta douche un pédiluve, comme ils le devraient.

Dans ces cas-là, soit tu sens le stimuli tout de suite et vire l’intrus égaré d’un geste habile, soit tu fais ta vie jusqu’au moment où tu te surprends à avoir la raie un peu moins confort que d’habitude. Ce qui te force à aller aux toilettes pour aller déloger le malheureux, évidemment coincée dans la partie la plus caverneuse de ton corps (à moins que tu ne sois vraiment très, très à l’aise avec tes camarades de classe, profs ou collègues et que tu ne le fasses, tranquille, à ta place).

Pour mieux visualiser le problème, si ça ne t’est jamais arrivé, je ne puis que t’inviter à aller lire ce strip sans concession de Maudemploi. Notons qu’il date de 2009 et qu’aucune solution n’a été trouvée pour contrer ce problème du quotidien. Il faudrait que le gouvernement revoit l’ordre de ses priorités.

Mettre un tampon sans applicateur sans s’appliquer

Quand on est un peu pressées et qu’on jauge mal l’angle à utiliser sans prendre le temps de bien pousser le tampon, une gêne peut bien vite apparaître. Un éternuement en marchant, et bim : la fusée se déloge suffisamment pour appuyer pile là où ça fait mal.

J’ai dans l’idée que c’est en voyant une personne concernée que les publicitaires ont eu l’idée du fameux « slip en toile de jute » :

J’envisage de demander des royalties.

S’essuyer aux toilettes avec un mouchoir à l’eucalyptus

Selon un sondage de l’institut SPP pour madmoiZelledottecomme, sur 100 toilettes publiques, 55 seulement ont encore du papier au moment du passage. Qu’importe ! Qui s’en plaindrait, quand il reste quelques mouchoirs au fond de son sac ?

Personnellement, ça ne me dérangeait pas particulièrement. J’étais même plutôt fière d’être capable de coordonner mes mouvements en vidant ma vessie tout en cherchant de quoi m’essuyer dans mon sac sans jamais me faire une auto-douche dorée.

Et puis un jour que j’étais enrhumée, je n’avais sur moi que des mouchoirs à l’eucalyptus. Je n’ai pas réagi sur le coup. Je crois bien m’être dit « Hihi, le vert c’est ma couleur préférée », mais c’est tout. Sur le coup, rien.

Mais le temps de remettre mon jean, j’ai senti une vague de fraîcheur souffler sur mon intimité, suivi d’une grosse brûlure qui a duré une grosse demi-heure.

Demi-heure que j’ai passée avec cette expression faciale pour cacher le désarroi de ma paroi vaginale.

Une longue demi-heure — probablement la plus longue de ma vie — pendant laquelle j’ai marché en canard. Alors certes, j’aurais pu lancer une chenille malgré moi si l’ambiance s’y prêtait et on aurait tous bien rigolé, mais là n’est pas le propos : j’ai souffert.

Et si ton antre n’a jamais connu cette douleur, je ne puis que te déconseiller fortement d’essayer, à moins d’aimer les sensations fortes — auquel cas je t’inviterai directement à remplacer ton lubrifiant par du Vicks Vaporub.

Confondre deux produits aux effets bien distincts

Depuis quelques années, on t’a sûrement déjà vanté les mérites de l’huile sèche pour t’hydrater la couenne histoire d’éviter que ta peau ne fasse des pellicules. Une bien bonne alternative au lait hydratant dont Annelise t’a bien évidemment parlé ici même.

En effet, c’est très bien. Quand j’en mets, j’ai la peau douce et satinée comme le dessus d’un burger. Le souci, c’est que certains flacons (du moins, le mien) ressemblent à s’y méprendre à l’autobronzant en spray que j’avais acheté en l’an 2001 (à peu près). Un jour que ma tête était encore profondément enfouie dans mon intérieur, je me suis allègrement tartiné la jambe gauche avec le mauvais produit.

Évidemment, comme je sais qu’il est important de nourrir ma peau, j’en ai mis plusieurs couches. Évidemment, comme je suis un peu feignasse, je n’ai pas étalé. Je me suis ainsi retrouvée avec les jambes bigoût, l’une vanille, l’autre caramel marbré. Du plus bel effet.

Depuis, je fais particulièrement attention à remiser l’insecticide loin, très loin de mon déodorant.

Et toi, quels sont les fails hygiéniques qui ont marqué ta vie de personne propre ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Clover-
    Clover-, Le 29 septembre 2013 à 4h02

    elanore;4214991
    Un fail qui m'arrive régulièrement : je m'épile les jambes à l'épilateur, j'arrive au genou, et là, la peau étant "fripée", disons moins tendue, elle se coince dans l'épilateur. Ça fait mal, et ça fait un suçon. :top:
    Tu as essayé en pliant le genou pour tendre la peau ? :)

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