Comment j’ai fini par accueillir la pilule contraceptive à bras ouverts

Au moment de choisir sa contraception, cette madmoiZelle a boudé la pilule. Depuis, elle a totalement changé d'avis et explique pourquoi.

Comment j’ai fini par accueillir la pilule contraceptive à bras ouverts

Autant prévenir tout de suite, on va parler de sang. Le bon sang des familles que bien des femmes connaissent.

Mais ne vous inquiétez pas, tout finit bien, je vous assure !

Première relation, première contraception

Il y a quelques années, j’entamais ma première relation amoureuse. N’ayant jamais eu de partenaire jusqu’à ce jour, la question de la contraception ne s’était jamais vraiment posée.

J’avais déjà pu avoir des conversations à ce sujet avec ma mère.

Au cours de sa vie elle avait eu l’occasion de pouvoir tester la plupart des contraceptions proposées. Elle me rassurait en me disant qu’il faudrait peut-être le temps de trouver chaussure à mon pied mais que l’on verrait ça le moment venu.

À la recherche de la bonne contraception

Eh bien miracle, ce moment était enfin venu !

La quête de la contraception de mes rêves pouvait commencer. Je me renseigne autour de moi, je lis des articles et je fais le tour des copines pour connaître leurs expériences.

Pas de grosse surprise, même régime pour toutes : la pilule et puis c’est tout !

Mais les articles que j’avais commencé à lire me donnaient de gros doutes. Tellement de témoignages expliquant les effets secondaires, ça me donnait le tournis.

Je finis par sauter le pas et je prends rendez-vous avec la gynéco pour en discuter plus sérieusement.

Elle me fait un topo complet sur les différentes contraceptions avec beaucoup de précisions, je me sens entre de bonnes mains !

Ayant déjà écarté certaines propositions et après avoir parlé de mes réticences envers la pilule, je me sens d’humeur aventurière et je me tourne vers l’implant.

Après avoir regardé des tonnes de vidéos sur la modification corporelle, c’est pas un petit bout de plastique qui allait me faire peur !

À lire aussi : Le stérilet est déconseillé aux nullipares, et autres idées reçues erronées sur la contraception

Bien choisir sa contraception : premier essai avec l’implant

La pose se déroule bien, le bras est un peu sensible les jours qui suivent mais pas de soucis.

Le premier mois et demi est un bonheur, ma tête est libre, pas besoin de penser à prendre quoi que ce soit (non je ne suis pas tête en l’air voyons), les premiers moments d’intimité avec mon copain sont super, je découvre enfin le sexe à deux et putain oui je peux le dire : c’est la vie !

Mais vous entendez déjà les trompettes qui annoncent la fin du bonheur. Presque arrivée au deuxième mois, des petits saignements arrivent.

Un peu inquiète, je contacte ma gynéco qui m’explique que ce sont des spottings, qu’ils peuvent aller et venir parfois ou alors complètement s’arrêter.

Je suis un peu rassurée, surtout qu’ils se produisent de temps en temps et qu’ils ne sont pas trop gênants. Mon dieu comme j’étais loin du compte.

Très vite, les petits saignements se sont transformés en saignements permanents. Jour et nuit, non stop, je me vide d’une petite quantité de sang.

Les effets secondaires de l’implant contraceptif

Au début je n’y prête pas trop attention, je suis dans une période de rythme intense et je n’ai pas trop le temps de m’occuper de ça. Mais petit à petit, sans trop m’en rendre compte, je plonge dans une déprime intense.

Au bout du rouleau, je suis fatiguée en permanence. Si je ne fais pas une sieste dans la journée, je ne suis plus capable de rien.

La moindre émotion me fait fondre en larmes, je suis à fleur de peau. Et ma vie sexuelle dans tout ça ? Elle adore…

L’envie est toujours là et mon copain se veut rassurant, me dit que le sang ne le dérange pas s’il peut être contre moi. Mais chaque session de sexe se transforme en mission pour ne rien tacher. La grosse poilade.

Non, c’est rien, on a juste ken.

Dans les petits effets secondaires, une poitrine qui prend 2 tailles, super hein, mais tellement sensible que mettre un soutien-gorge est une torture, 10 kilos dans la gueule, sans pression, et un dégoût de moi-même à son paroxysme.

En fait je suis juste épuisée et je n’ai plus envie de rien.

Le temps d’adaptation pour choisir la meilleure contraception

Après une longue discussion avec ma gynéco, elle me conseille d’attendre d’avoir dépassé les six mois, car c’est à ce moment là que l’on verra vraiment comment mon corps a décidé de s’adapter.

Peut-être que certaines d’entre vous me diront que c’était une erreur de ma part d’accepter, mais je suis plutôt de nature à vouloir aller au bout des choses, même si elles sont déplaisantes.

Les derniers mois sont une lutte permanente. Les tensions commencent à arriver entre mon copain et moi, je développe un caractère de merde et je commence à être putain de pas facile à vivre.

Ça commence à sentir le brûlé, cette histoire

Les six mois sont dépassés, pas de changement à l’horizon. On enlève l’implant. Soulagement. J’avais presque envie de sortir le champagne pour l’occasion mais je n’ai pas eu le temps.

Les saignements à répétition et les protections hygiéniques ont déclenché une mycose gargantuesque (dédicace à Elle Driver). Du genre cataclysmique. Et là, mon envie de pleurer est bien justifiée et n’a rien d’hormonal…

J’ai les boules. Je mets des semaines a en venir à bout. Ma vulve est un désert de désolation.

Retour à la case départ : quelle contraception choisir ?

En attendant, je n’ai pas tout de suite foncé vers une nouvelle contraception. Chaque chose en son temps.

Après avoir un peu soufflé, je retourne vers ma gynéco et on refait le point sur les autres options.

Le stérilet hormonal ? Provoquera sûrement les mêmes symptômes. Celui au cuivre ? Ayant naturellement des règles assez abondantes, douloureuses et étendues sur une longue période (oui, le package complet), je n’ai pas le courage de me lancer.

L’anneau vaginal ? Ayant un corps très sensible aux changements d’hormones et un porte-monnaie qui crie famine, je ne m’oriente pas non plus vers ce choix.

Et ma gynéco finit par me dire : « On part sur la pilule ? »

Bon. Allez.

À lire aussi : Comment le DIU m’a permis de me réapproprier mon corps

La pilule, ma meilleure option

Ce fut un changement de vie radical. Des règles régulières, courtes et peu abondantes (putain oui !!), une perte de poids éclair (sérieux c’est cadeau ?), une humeur tranquille (je crois…) et une vie sexuelle qui peut reprendre du poil de la bête et ça c’est bon !

Je n’en revenais pas, j’avais l’impression de que tout n’était qu’u, rêve, que la dure réalité allait bientôt venir me taper sur l’épaule.

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Mais presque 2 ans plus tard, je l’attends toujours.

Et si jamais elle finit par ramener son cul, je lui fais une clef de bras direct, elle va rien comprendre !

Bien sûr, je continue à lire les articles parlant des côtés obscurs de la pilule, je reste informée.

Je suis dans l’espoir que l’on finisse par avoir des avancées dans ce domaine, que chaque femme puisse trouver une contraception adaptée et sans effets secondaires désolants.

Et je reste méfiante vis-à-vis de ce que je donne à mon corps.

Pas mal de femmes décident de ne plus prendre d’hormones, mais pour ma part je suis contente de ce que la pilule m’apporte et j’espère qu’on restera copines, en attendant des jours meilleurs !

En savoir plus sur la contraception

Bien choisir sa contraception lorsqu’on est une femme en quête de liberté sexuelle peut être un véritable casse-tête.

Heureusement, il existe plein de ressources pour se tenir au courant et faire le meilleur choix, c’est-à-dire le plus adapté à ton mode de vie, à ton corps et ta santé… à toi quoi !

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JulietteGee


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Commentaires
  • Thalieacanthe
    Thalieacanthe, Le 15 janvier 2019 à 12h43

    @Effie_al ce n’est pas mon cas mais si tu souhaites garder ton stérilet tu peux ajouter une voire 2 méthodes barrière (préservatif et spermicide) et/ou changer pour un stérilet hormonal.
    Bon courage, je compatis !!

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