Le jour où j’ai fait la paix avec mon physique

Naya a mis du temps à aimer ce que les autres considéraient comme des défauts. Aujourd'hui, elle aime son physique et ça lui fait du bien !

Le jour où j’ai fait la paix avec mon physique

Beaucoup d’entre vous le savent : lorsque vous êtes une femme, la société, les publicités et même les gens autour de vous s’évertuent souvent à vous rappeler que vous n’êtes pas assez ceci ou trop cela. À force de l’entendre, parfois, vous commencez à croire que vous n’êtes pas comme il faut !

Je n’ai jamais haï mon physique au point de m’en rendre malade ; je me suis toujours considérée comme appartenant à la « moyenne », ni belle ni trop laide. Après, c’est vrai que le physique reste subjectif, il y a des personnes qui m’ont trouvée magnifique, certaines banale, d’autres encore vraiment laide.

Il y a quelques années, je désirais vraiment paraître jolie aux yeux des autres. Alors je me cachais, ou je modifiais ce que je pouvais pour correspondre à ce que la société considère comme le physique parfait.

physique mirroir

Aujourd’hui j’ai appris que la seule manière d’être bien dans sa peau, c’est d’apprendre à aimer son physique, et non de l’adapter aux attentes des autres. J’ai dû passer par des nombreuses étapes avant de le comprendre…

À lire aussi : L’été où j’ai appris à aimer mon corps

« Normaliser » mes cheveux crépus

Lorsque j’étais adolescente, toutes les filles de mon collège, puis de mon lycée, avaient des cheveux lisses ou bouclés alors que moi, je gardais mes cheveux crépus. Les filles noires se mettaient des extensions ou se défrisaient les cheveux. Quelques années auparavant, me défriser les cheveux était mon rêve ultime, mais ma mère me l’interdisait formellement. Même si à l’époque, je pensais vraiment qu’elle voulait mon malheur, aujourd’hui, je sais que si ma mère me défendait de modifier la nature de mes cheveux c’était pour mon bien.

J’étais l’une des seules élèves de mon lycée avec les cheveux crépus. Je les tressais toujours. Les coupes que je me faisais à l’époque n’étaient pas très « à la mode », alors j’avais régulièrement le droit aux moqueries ou au dédain de mes camarades de classe. Un peu plus tard, j’ai décidé de m’adapter au système qui n’acceptait pas les cheveux comme les miens.

À lire aussi : Zoom sur le Nappy, ce mouvement de libération des cheveux frisés et/ou crépus !

J’ai donc commencé à me faire des brushings… et je peux vous dire que mes cheveux ont détesté ça. Ils n’ont tellement pas apprécié qu’ils ont commencé à tomber. Je me suis retrouvée avec les cheveux tellement courts que que je n’arrivais même plus à les tresser…

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à regretter ce que je détestais auparavant. Je rêvais de retrouver mes cheveux crépus. J’ai décidé de me rendre chez le coiffeur et de me faire une coupe vraiment très courte, pour recommencer à zéro. Ma chevelure a mis quelques mois à repousser. Lorsque j’ai enfin retrouvé ma longueur, je me suis mise à prendre soin de mes cheveux et à enfin les aimer comme ils étaient !

solange-afro (1)

Avec mes vergetures, je suis un zèbre

J’ai des vergetures très marquées, depuis que je suis très jeune. Face à la peau lisse et uniforme des filles des magazines, je n’aimais pas ce que je voyais quand je me regardais dans la glace. Je ne me suis jamais trouvée « trop grosse », j’avais juste honte de ces vergetures si visibles, honte au point que je n’osais pas me mettre de maillot de bain.

À lire aussi : Help ! J’ai des vergetures !

Étrangement, mes vergetures sont symétriques et ordonnées. Elles se trouvent sur les côtés de mes deux cuisses, aux mêmes endroits. Elles forment des rayures régulières qui font penser à la peau d’un zèbre. J’ai mis du temps à les accepter et à transformer ce « défaut » en qualité.

zebre-madagascar

Aujourd’hui, j’adore mes vergetures. Quand je mets des vêtements vraiment courts, on me fait même parfois des remarques sympa, du style :

« Tes vergetures, on dirait un truc artistique, c’est beau. »

À partir du moment où vous faites de votre « défaut » un allié, vous gagnez de l’assurance !

Si j’avais un conseil à donner à celles et ceux qui ont du mal à aimer une partie de leur corps, ce serait : posez vos armes à terre et faites la paix avec lui. Et surtout, ne laissez personne vous dire ce que vous devez aimer et détester chez vous.

Pour ma part, le jour où je l’ai compris, je me suis sentie libérée.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 15 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Shinigamylle
    Shinigamylle, Le 13 juin 2016 à 11h21

    @ElizaVvn : Erf me voilà bien gênée du coup, désolée de t'avoir sauté dessus comme ça :sweatdrop: L'écrit, toussa, des fois il suffit qu'on soit un peu vénère et on comprend le message de travers :yawn:
    Enfin bref oui en effet, ça change tout si cette vision t'es personnelle envers toi même, désolée encore :fleur:
    (j'ai ri pour la #teamfatmotherfucker, moi je suis pas fat mais je suis #teamvergeturescellulitevarices :rockon:)

Lire l'intégralité des 15 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)