A première vue, Joan Baez ne paie pas de mine : longue tignasse noire, regard fatigué, elle a - pour résumer - une allure qui sent bon la déprime. Pas très fun la fille et pourtant, en son temps (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaîtreuhhh), son succès a fait trembler l'Amérique… Artiste engagée et porte-parole du mouvement hippie, elle s'est, entre autre, battue contre le racisme et la guerre du Vietnam. Ainsi, en adepte convaincue de la non-violence, il y a fort à parier qu'elle choisira le sitting et les discours plutôt que l'attaque à mains nues... Fine stratège, sa force est mentale plus que physique - l'intello de base. On se méfiera aussi de sa popularité auprès des beatniks et autre chevelus à l'hygiène douteuse qui aiment se rassembler par milliers pour l'écouter chanter (Woodstock ou la fête de l'Huma) et l'entourant d'un épais nuage de fumée hallucinogène, ce qui fait d'elle une cible difficile à atteindre... A surveiller enfin, son grand copain Bob Dylan qui lui doit beaucoup (c'est elle qui l'a « découvert ») et qui pourrait bien chercher à s'interposer, armé de son harmonica ou à défaut, son dentier (lequel est le pire ?).
Visuels Kookaï - Collection PE 2007
Joan Baez c'est certes, un nom de famille ridicule (c'est mexicain, arrête de glousser !), des potes qui trimballent une drôle d'odeur de chèvre et des vinyls qui squattent les vide-greniers, mais aussi et surtout des convictions. Et contre ça, difficile de lutter !
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