Ton problème de grand
Toi qui a abandonné le trampoline pour quelques malheureuses côtes cassées. Toi qui a laissé tomber le russe pour une simple question d'alphabet. Toi, la molle du genou, la zéro volonté, la persévérance du petit d'Homme devrait t’inspirer. Oui, quand on veut, on peut. Je te vois sceptique. "Allons, Stellou", penses-tu, "J'en connais des nains de jardin. Et crois-moi, c'est pas toujours des durs du bac à sable." Tu n'as pas tort. Mais tu n'as pas raison non plus.
La solution mouflet
Prenons l'engin baveur qui gigote à mes pieds dans une absurde tentative de marche bipède. Imagines-tu la volonté monumentale qu'il lui faut pour se dresser sans relâche sur ses petites pattes poilues ? As-tu donc compté le nombre de gamelles à essuyer avant de réussir l'aller-retour "table du salon-canapé" ? Je vais te le dire, moi : beaucoup. Tant qu'à côté, le tour du monde à l'envers de Maud Fontenoy, c'est du Sudoku niveau 1.
Avertissement :
Attention tout de même à connaître ses limites. Après quelques bosses douloureuses, ta petite cousine a bien compris qu’un vélo, ça se tenait à deux mains. Pour les grands, c’est tout pareil : bac + 12, c’est long. Bac + 12 premières années de médecine, c’est con.
- Alors, c'est quoi cette fois ?
- Elle m'a tapé avec une pelle.
- Oh ben ça va ! On a vu pire...
- Pire ? C'est quoi pire ?
- Pire, c'est quand elle a mis de la merde dans ton attaché-case, par exemple.
- C'était pas elle, d'abord.
- Jean-Pierre. Y avait même un mot, avec.
- Mais c'était pas elle quand même.
- Ecoute. Ca me fait mal de te voir comme ça. Ca fait 10 ans qu'elle t'a quitté. Tu peux pas la reconquérir ? Tant pis. Passe à autre chose !
- Mais je veux que c'est encore mon amoureuse !
- Autant rêver que tu gagnes l'Eurovision...