Ne ricane pas, je sais comment faire une omelette. M'enfin (Gaston). Je suis incapable de faire une crêpe, car doser savamment œufs, lait et farine est bien au-dessus de mes compétences culinaires. Mais casser trois œufs, les mélanger, ajouter un tas de brol (champignons, lardons, patates, ciboulette, tomates, oignons, fromage) et jeter le tout violemment dans une poêle, ça je sais faire. J'appelle ça des œufs brouillés car il en ressort un magma bizarroïde mais néanmoins délicieux (sauf quand je le brûle, dans 74 % des cas).
Une omelette, ça demande beaucoup plus de savoir-faire. Elle se doit d'être parfaitement ronde, parfaitement plane, parfaitement dorée. Pas baveuse, je ne supporte pas les omelettes baveuses depuis qu'enfant, dans un resto en bord de rivière dans un moulin (je m'en souviens parfaitement, c'est dire le traumatisme subi), on m'a servi une omelette baveuse que je dénommerais plutôt pas cuite du tout et que j'ai été incapable d'ingurgiter.
Ce soir, j'ai trois véritables œufs. Des œufs de vraies poules. Des poules élevées dans un vrai jardin, par un vrai particulier. Pas des poules en HLM qui pondent des œufs comme moi des billets (oh j'adore cette comparaison). Pas des poules élevées à rien qui pondent des œufs qui ne goûtent rien et dont le jaune n'a même plus la couleur du jaune d'œuf.
Avec trois vrais œufs de vraies poules, je me dois de faire une vraie omelette. Sans rien y ajouter, à la rigueur une pincée de poivre, pour goûter le vrai goût des vrais œufs.
Je mélange artistiquement mes trois œufs. Je répands doucement le mélange dans la poêle bien chaude.
C'est magnifique. Je rosis de plaisir et de fierté. Ma première vraie omelette aux vrais œufs.
L'instant est grave.
Pour ne pas que l'omelette soit baveuse, je dois la retourner, comme le faisait toujours ma tendre maman lorsqu'elle me préparait mes repas (nostalgie qui me tord l'estomac de plaisir).
Je prends ma spatule Tupperware anti-accroche (important), je la glisse précautionneusement sous l'omelette dorée à souhait, je soulève doucement l'omelette… aaaaaaaaaaaaaaaaaaïïïïïeeeeeeeeeeeeee, mon doigt vient de heurter le bord de la poêle à 426 degrés celcius. N'est-il pas temps d'inventer les bords de poêles qui restent froids (vite vite, faire breveter cette idée génialissime). Sous la douleur, mon doigt est agité d'un soubresaut en un réflexe inné et salvateur… réflexe qui envoie valser l'omelette aux quatre coins de la cuisine.
Le résultat est une catastrophe, cf. photo. Qu'ajouter d'autre à ce désastre, ce cataclysme culinaire.
Reste à goûter cette vraie omelette cassée aux vrais œufs, histoire d'avoir une maigre compensation. Et bien je vous le donne en mille : aucune différence, elle goûte l'œuf, même pas un goût de véritable œuf, un goût d'œuf, sans plus, rien de transcendant.
Après les œufs brouillés, je viens d'inventer les œufs cassés.
Qui a un vrai remède pour un doigt vraiment brûlé ? Un cataplasme à l'œuf, t'en penses quoi ?
Chez madmoiZelle, on aime tout particulièrement Zara, sa petite soeur Bershka sans oublier l'incontournable H&M, qui habille à peu près le monde entier :) N'oublions pas la classe ibérique de chez Mango et le style décalé made in UK de New Look. Côté français, on n'est pas en reste avec Etam, Kookaï, Promod. On aime également les jolies campagnes et le style sobre de Comptoir des Cotonniers, mais aussi la classe de Maje, de Sandro et de Cop.Copine.
La phrase des fois con, des fois pas :(propose la tienne)
"Oh, qu'est ce qu'on mange ! C'est la luxure ici !" (une amie de la mère de Moossye qui confond luxe & luxure...)