Ces objets qui ont changé ma vie de photographe #2

La profusion de gadgets disponibles sur le marché de la photo, face à la finitude de ton budget, est un réel problème. Si certains sont totalement dispensables, d'autres peuvent néanmoins faire une réelle différence !

Ces objets qui ont changé ma vie de photographe #2

C’est bon ? La banque t’a accordé un prêt pour acheter les mille choses dont je te parle dans cette rubrique ? Tel•le Robin des Bois, tu as volé aux gens pétés de thunes pour filer tout aux pauvres acquérir du nouveau matos photo ?

Eh ben ça tombe bien, parce qu’il y a encore des objets qui ont changé ma vie de photographe, et dont je DOIS te parler.

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Le filtre close-up

Pendant longtemps, j’ai lorgné sur les objectifs macro, et j’ai chouiné parce qu’ils étaient trop chers pour moi. Dépenser des centaines d’euros pour avoir le plaisir de photographier les follicules pileux de ses trous de nez les jours d’ennui, je dis non.

J’avais déjà testé la bonnette (une sorte de petit tube qui « allonge » ton objectif et permet un effet macro), mais je trouvais pas ça super pratique à transporter ni à utiliser (mais c’est pas mal quand même, hein, je chipote).

C’est alors qu’il m’est apparu, nimbé de lumière et d’un parfum de roses fraîchement cueillies : lui, c’était le filtre close-up, le nouveau meilleur ami de mes photos débiles.

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Pour le parfum de rose, merci de faire un petit effort d’imagination. En revanche, on voit bien le côté loupe… Zut, j’ai spoilé mon propre article.

Tu possèdes peut-être déjà un filtre UV, qui sert à protéger tes objectifs de plein de micro-agressions. Le filtre close-up, ça fonctionne pareil – c’est-à-dire en se vissant au bout de la lentille – sauf qu’en plus, ça fait loupe !

Hyper léger, tout fin, pratique et rapide à mettre en place… C’est devenu un incontournable pour moi. Je m’en sers notamment en mariage, pour photographier les alliances.

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Tadam !

Pour choisir ton filtre-close-up :

  • Vérifie bien que son diamètre correspond à celui de ton objectif. Pour connaître celui-ci, regarde par exemple sa fiche technique sur les sites dédiés. Ne déduis pas hâtivement qu’un 50mm a un diamètre de 50mm, ce n’est pas le cas ! Le mien, par exemple, est à 58mm. Tout comme mon 85mm d’ailleurs.
  • Choisis ton degré de grossissement, selon ce que tu veux photographier : +1, +2, +4, +10…
  • Prends un filtre fourni avec un étui ou une housse, ou fabrique-t’en une… Car si le filtre se raye, c’est pas terrible.

Le prisme

Le prisme a ceci de commun avec le close-up qu’il ouvre une nouvelle voie créative une fois qu’on en possède un ! C’est ma consœur Marion Dunyach qui m’en a parlé lors d’une période de mollesse photographique (bénie soit-elle) (Marion, pas la mollesse), et c’est une technique qui a été popularisée par le photographe Sam Hurd.

Sam Hurd qui essaie de te donner le mal de mer. Mission accomplBLEUARG.

Le principe est simple : on place un prisme (à peu près le même que celui de tes vieux cours de physique, ouaip) en verre optique devant l’objectif. Selon son inclinaison et son positionnement, il permettra de cacher certains éléments de la photo, d’en refléter d’autres, ou encore de créer des fuites de lumière.

C’est super ludique et ça permet aussi de s’arranger avec la réalité quand on n’a pas trop la main sur les conditions de prise de vue. Sans compter le petit rendu onirique !

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Pour choisir ton prisme :

  • Pas besoin de te ruiner ! Tu peux trouver des prismes de toutes les tailles sur des sites généralistes comme Amazon, par exemple, pour moins de 10 €.
  • Ne le choisis pas trop petit, sans quoi tu risques de ne pas pouvoir le tenir sans qu’on voie tes doigts devant l’optique. Ce qui, tout de suite, est un poil moins poétique. Il vaut donc mieux qu’un de ses côtés au moins soit soit plus large que ton objectif.

La poudre HD

Si ça t’est déjà arrivé de trouver que ton portrait, aussi beau soit-il, a un rendu pas très net sans que tu puisses déterminer pourquoi, c’est peut-être à cause de brillances malheureuses sur la peau de ton/ta modèle. Ne me demande pas pourquoi, mais c’est comme ça : la peau qui brille à fond, dans la vie on s’en fiche à peu près, mais en photo ça fait vraiment moche.

Étant moi-même la première productrice de sébum d’Europe (remercie-moi, j’ai failli te chercher un gif pour illustrer cette phrase), je ne jette la pierre à personne, néanmoins je suis contente de t’annoncer qu’il existe une solution simple.

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Je ne suis pas forcément fan de l’idée de peinturlurer un•e modèle, néanmoins, matifier légèrement la peau peut faire une différence incroyable. Et pour ça, rien de mieux qu’un peu de poudre HD !

Son rendu particulièrement fin s’adapte à toutes les carnations et ses grains ne sont pas décelables à l’image, même en HD (d’où son nom, CQFD) en zoomant à 100% sur les pores de peau. Tu peux donc t’en mettre sans souci dans les trous de nez pour étrenner ton filtre close-up tout neuf (si tu ne sais pas de quoi je parle, rendez-vous au premier objet de cet article).

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Un usager comblé étrennant sa poudre HD en vue de photos au filtre close-up.

Pour choisir ta poudre HD :

  • Vérifie qu’il est bien écrit « HD » dessus. Ben oui.
  • Choisis un petit format transportable, il te durera quand même très longtemps.
  • Trouve-lui un pinceau de type Kabuki pour bien l’appliquer (et surtout n’en mets pas trop !).
  • Lis les archives de madmoiZelle

Le papier matifiant

Parfois, certaines personnes sont réticentes à être poudrées, bien qu’elles soient pourvues de sébum super brillant comme les autres.

Je les soupçonne de ne pas croire en mes talents de maquilleuse et/ou d’avoir eu accès à des preuves photographiques des pires errances esthétiques de ma vie (#teamsourcilsépilésjusquàlos). Soit.

Dans ce cas, il reste toujours l’option papier matifiant. Celui-ci ne dépose aucun pigment sur la peau, il se contente d’aspirer le sébum pour rendre la peau moins brillante.

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Avant sébum.

Le papier matifiant ressemble grosso modo à du papier à cigarettes. Il est opaque, mais devient transparent au fur et à mesure qu’on le passe sur la peau, comme une preuve ultime que oui, sébum il y a eu.

Pour choisir ton papier matifiant :

  • Vérifie qu’il ne contient pas de poudre et qu’il s’agit seulement de papier.
  • Choisis un petit format plat, qui contiendra tout de même beaucoup de feuilles.

À lire aussi : Peau grasse : comment ne briller qu’en société ?

Les cartes de visite

Je saute du coq à l’âne et j’assume total (non, c’est pas vrai, j’ai cherché une transition mais c’était pas facile donc j’ai abandonné). Les cartes de visite, c’est typiquement la dépense qu’on remet à plus tard en se disant « Ah oui, ça serait bien de faire ça un jour ».

Et au mieux, on retrouve une vieille réduction sur un site nul et on fait des cartes moches, au pire, on continue à se dire « Un jour, un jour ».

Alors qu’en fait, une carte de visite, c’est vraiment trop bien. Et pas seulement parce qu’elle évite aux autres de noter toutes tes coordonnées dans leur smartphone en faisant plein de fautes de frappe.

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D’abord, c’est le meilleur moyen de trimballer une vitrine portative de tes photos sans tenir la jambe a ton/ta interlocuteur•trice pendant des heures.

Fini le temps où tu cherchais une image sur son téléphone pendant quatre heures (« Ah attends, ça y est, je l’ai ! Ah non désolé•e. Mais j’y suis carrément, t’en va pas, faut que je te montre ce que je fais ! »).

Avec la carte de visite, la personne à qui tu essaies de vendre ton super travail a d’emblée une idée de ta patte visuelle, et elle ira vérifier par elle-même cet a priori plus tard, tranquillement.

Car le principe d’une carte de visite, c’est :

  • On la fourre dans une poche en disant « Merci, j’irai voir ».
  • On l’oublie.
  • On la sauve in extremis avant le passage dans la machine à laver.
  • On la laisse traîner.
  • On la retrouve plus tard en faisant du tri.
  • On se dit « Tiens, c’est vrai, et si j’allais voir ces photos ? »
  • On va voir les-dites photos au lieu de finir de ranger son bureau.

Bref, la carte de visite, c’est ce qui te permet de passer d’un oubli certain à un oubli quasi-certain. Et ça, c’est pas négligeable.

À lire aussi : Les six erreurs & leçons de ma recherche d’emploi

En plus, c’est trop cool de dégainer ses jolies cartes toutes neuves et de jouer à l’adulte en les distribuant d’un air sérieux.

Pour choisir tes cartes de visite :

  • Ne te rue pas forcément sur les sites les plus mainstream : ils seront souvent les plus chers, à qualité d’impression égale. À moins de vouloir absolument certains paramètres originaux (bords découpés, vernis sélectif, cartes toutes différentes…), il vaut mieux se tourner vers des imprimeurs moins glamour, mais aux tarifs plus intéressants.
  • Soigne bien ton design et ne fais pas de compromis avec des offres gratuites ou discount qui ne permettraient pas une personnalisation optimale de ta carte. Dis-toi bien qu’elle correspond à la première impression que les gens auront de ton travail… Il est donc important de ne pas lésiner sur la qualité visuelle !

J’espère que ce deuxième article sur les objets qui ont changé ma vie de photographe t’aura donné envie d’essayer de nouvelles choses et d’améliorer encore ta pratique.

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Merci à tou•te•s celles et ceux qui ont partagé leurs objets préférés dans les commentaires du dernier post ! Je me garde tout ça sous le coude, et on en parle bientôt.

Et si on continuait à parler des objets photo qui ont changé ta vie à toi ? N’hésite pas à venir également témoigner si tu viens de tester l’un des outils évoqués dans cette rubrique !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Chloevollmerlo
    Chloevollmerlo, Le 22 avril 2016 à 14h27

    Skogsdóttir Langurhár
    La télécommande ! Ça m'évite de courir toutes les 10 secondes et recommencer une pose débile empêtrée dans un costume.
    Bon par contre avec des piles fraîches pour la petite télécommande sans fil de base, sinon on se retrouve à se contorsionner et cliquer, cliquer, cliquer en pestant ET MERDE ça a déclenché --'

    Le tripod, tout bêtement... Le trépied c'est la vie. Quand je n'en avais pas (il y a fort longtemps !) je dressais mon appareil sur des cailloux, des branches... instable et roots, et pas vraiment paramétrable à l'envi.
    Héhé, parfait, ces deux objets étaient dans le premier article que j'ai fait sur le sujet ;)

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