Le harcèlement scolaire représenté de façon poignante dans un court-métrage

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Dans ce court-métrage, le harcèlement scolaire est dissimulé, mais ce n'est pas pour autant qu'il est inoffensif.

Le harcèlement scolaire représenté de façon poignante dans un court-métrage

Le harcèlement scolaire n’est jamais anodin, mais il peut être dissimulé et difficile à déceler, puisque même les personnes qui en sont victimes essaient parfois de le cacher.

C’est exactement le propos du film Nos plus belles années, issu de la sélection officielle du Mobile Film Festival. Ce concours a lieu chaque année et met en jeu 15 000€ pour réaliser un court-métrage dans des conditions professionnelles.

Le concept de ce festival ? Un mobile, une minute, un film : ce qui est très court pour marquer les esprits, mais Nos plus belles années réussit parfaitement ce tour de force.

« À la sortie du lycée, Maël appelle sa mère, juste pour lui dire à quel point sa journée s’est bien passée. Si on ne voyait pas Maël, on pourrait presque le croire. »

Dans ce court-métrage, les harceleur•ses sont invisibles mais pas l’impact qu’ils et elles ont eu sur le protagoniste. Le regard des témoins est lui aussi présent, lourd, indifférent voire méprisant, et finalement c’est encore pire que si le jeune homme était complètement seul.

À l’origine de cette vidéo, Alexia Bourne-Maison, que j’ai contactée pour l’occasion. La jeune réalisatrice revient sur ce qui a motivé son choix de sujet :

« Le sujet du harcèlement scolaire est venu naturellement, sans doute par mon histoire personnelle, puisque j’ai subi du harcèlement scolaire verbal pendant mes années de collège/lycée.

On commence à en parler pas mal dans l’actu, mais tellement de jeunes souffrent en silence aujourd’hui que je voulais apporter ma pierre à l’édifice. »

Et en ce qui concerne le format, là encore, le choix ne s’est pas fait par hasard :

« Je n’avais pas envie de tomber dans le tape-à-l’œil en montrant directement la violence. J’ai voulu déplacer le point de vue, montrer les conséquences de la violence.

D’une part ça peut avoir autant, voire plus, d’impact que de montrer la violence elle-même, et d’autre part ça permet de donner une place à la victime en tant que personne, au-delà de ses relations aux agresseurs. »

Défi relevé haut la main, si on me demande mon avis (comment ça on ne me le demande pas ?) ! Et si, toi aussi, tu as aimé ce court-métrage, sache que tu peux voter pour lui jusqu’au 21 février, sur le site du Mobile Film Festival.

À lire aussi : Je suis victime de harcèlement scolaire, que faire ?

Chloé P.


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Commentaires
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  • Al2154
    Al2154, Le 27 janvier 2017 à 14h32

    Tamago
    Wouaow, il est poignant... La volonté de donner encore plus d'impact sans montrer l'acte de violence est totalement réussi je trouve, ça laisse au spectateur imaginer ce qui à pu se passer, c'est encore plus terrible. La façon dont on découvre peu à peu les conséquences du harcèlement dont il a été victime, en graduant la gravité, c'est super bien amené. Ce qu'il dit à sa mère et le regard des personnes qui le croisent... je pense qu'à ce moment on souhaiterais juste que la rue soit déserte pour pouvoir rentrer chez soit sans subir l'humiliation du regard des autres.

    Bravo aux personnes qui ont réalisé ce projet ! J'espère qu'en plus d'être primé, le film aura une portée dans le combat contre le harcèlement.
    Je suis la réalisatrice :)
    Merci beaucoup ! Contente que ça t'ait plu ^^ et merci pour les membres de l'équipe qui ont fait un SUPER boulot et qui méritent qu'on parle d'eux !

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