Nekfeu, ou le crush que j’avais pas vu venir — Les Fantasmes de la Rédac

Nekfeu, rappeur omniprésent dans les charts, a débarqué en dérapage dans les Internets de Mymy et l'a conquise. Mais genre, comme ça, quoi. Sans prévenir.

Nekfeu, ou le crush que j’avais pas vu venir — Les Fantasmes de la Rédac

La plupart des mecs célèbres sur qui je craque se ressemblent. On est sur un bon vieux brun barbu des familles (Tom Hardy, boss de fin du barbe-jeu), idéalement avec des fossettes (comme ce cher Noah Wyle), et parfois choupi à crever comme Aaron Paul ou rigolo comme Chris Pratt. Ça se tient, quoi.

Nekfeu. Le rappeur décoloré. Nekfeu, quoi.

Et puis y a les béguins que je ne vois pas venir, comme mon amour pour Nekfeu. Le rappeur décoloré. Nekfeu, quoi. Que je harcèle tranquillou sur Twitter histoire qu’il se rappelle de madmoiZelle et qu’on s’épouse un jour, genre fin août si possible ça m’arrange.

La dignité c’est surfait

Nekfeu, ou le miracle de la puberté (pire que Neville Londubat)

J’ai découvert Nekfeu comme tout le monde, quand il faisait partie de 1995 et que je fredonnais La suite en me réjouissant de retrouver un collectif de rap français qui me plaisait. C’est que j’adore vraiment le rap français mais je suis extrêmement difficile et la plupart des pontes du genre me laissent complètement froide.

Nekfeu avait la dégaine des p’tits mecs qui squattaient près du radiateur dans ma classe de seconde

Nekfeu avait la dégaine des p’tits mecs qui squattaient près du radiateur dans ma classe de seconde, une casquette à l’envers et une tête à avoir encore un peu trop d’affection pour son premier poil pubien. C’était un gamin, quoi, limite s’il y avait pas du lait sur son début de moustache, et si son enthousiasme faisait plaisir à voir, il ne provoquait rien dans mon slip.

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Et puis j’ai arrêté d’écouter 1995, j’ai glissé une oreille du côté de chez Bigflo & Oli et de la B.O. de Comment c’est loin, et j’ai totalement oublié le petit mec à casquette qui sautillait sur les trottoirs parisiens.

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Réviser son DM de maths en lavant son sweat Goeland, c’est malin comme gestion du temps

Nekfeu & moi, du second degré à l’amour fou

(Clairement peu de dignité dans cet intertitre-là aussi, mais bon.)

Il y a quelques années, Nekfeu s’est clairement imposé comme l’un des fleurons du rap français actuel, et a totalement percé en solo en enchaînant les hits. J’ai posé à nouveau mes yeux sur lui, au début par pure curiosité envers celui que le tout-Internet appelait déjà le nouveau Messie de la punchline.

J’ai regardé On verra et j’étais clairement sceptique. P’tite tête charmante mais un peu à claques, occupé à faire rimer « inhin » avec « inhin » et à sortir des phrases comme :

Être un homme ça prend du temps / Comme commander un verre en boîte

Nekfeu ne m’avait pas conquise et je n’étais même pas fan de son flow.

Nekfeu ne m’avait pas conquise et je n’étais même pas fan de son flow. Allez bisous bobye, pas l’temps de niaiser, t’es craquant physiquement mais je lâche l’affaire et je retourne écouter les vieux albums de TTC.

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« Je ne côtoie que des avions à la carlingue parfaite / J’ai beaucoup plus de goût que Karl Lagerfeld » SÉRIEUUUX MEC

Et puis il s’est passé un truc. Je sais pas quoi. Déjà je me suis mise à regarder chaque nouveau clip de Nekfeu, officiellement pour me tenir au courant et rigoler un peu, officieusement parce que je kiffais sans me l’avouer. Après j’ai lu des interviews de Nekfeu. Après j’ai lu la page Wikipédia de Nekfeu. Après j’ai googlé des interviews de Nekfeu.

Et puis un jour ça faisait 5 fois en 2 heures que j’écoutais Reuf (version FIVE) et qu’on échangeait des gifs de Nekfeu avec la rédac, alors je me suis dit que je devais arrêter d’être hypocrite.

Nekfeu, bad boy au cœur tendre et à la voix râpeuse

Je m’explique pas mon amour pour Nekfeu. Je pense que ça se voit dans cet article. C’est pas mon rappeur préféré, c’est pas le plus beau des mecs… mais il a un truc.

Je m’explique pas mon amour pour Nekfeu.

Nekfeu, j’ai envie qu’il me fasse son petit sourire en coin avec l’air de pas y toucher, que je me foute de la gueule de ses punchlines et qu’après on se roule TOUTES LES PELLES DU MONDE en buvant du vin blanc. Est-ce que ça a un sens ? Pas vraiment. Est-ce que je peux y faire quelque chose ? Non plus.

nekfeu

Mais là tu vois, là, ce gif, ces cheveux blonds, ces yeux chocolats, cette p’tite barbe qui a pas de sens, ces commissures au coin de ses lèvres, c’est ça ma came. C’est ça qu’on veut. C’est ça 2016.

Alors j’ai arrêté d’être hypocrite. Nekfeu, je t’aime au premier degré. Invite-moi en backstage bébé on va s’ambiancer.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • PKPdotcom
    PKPdotcom, Le 1 août 2016 à 14h34

    Non mais c'est TSSSELLEMENT ÇA.
    [Pierre Bellemare style ON] Septembre 2015, devant mon ordi. J'écoute nonchalamment Spotify quand l'intro d'une chanson (il s’avérera plus tard qu'il s'agissait de REUF) me fait taper du pied et dodeliner de la tête. Mon enthousiasme s'évanouit aussitôt quand j'entends le premier couplet : "ah... du rap français".

    Deux heures plus tard, à la 450e écoute, je connais le refrain par coeur et je crois que je commence à kiffer le texte et le flow.
    Deux jours plus tard, je connais par cœur sa page Wikipedia et me surprend à être fière qu'il vienne de Nice comme moi et qu'il ait bossé à Mcdo comme moi (mais je le dis pas, OF COURSE, la honte).
    Deux mois plus tard, j'ai écumé toutes ses interviews, les Tumblr qui lui sont consacrés, j'ai rattrapé mon retard musical mais je fais GENRE c'est uniquement pour son flow ses paroles, pff, je savais même pas à quoi il ressemblait.

    Mais au-delà de tous ses petits traits mignons (bien que parfois, son style vestimentaire laisse à désirer) et du fait que ce soit environ le seul mec sur qui les cheveux peroxydés soient pas dégueu, je kiffe sa manière de penser, de parler, il a l'air juste cool et sincère. Ça change des types bling bling que je méprise.

    Est-ce qu'on peut dire que je suis une groupie ? Maybe. Est-ce que c'est grave ? Non. Est-ce que je kiff la life et ce petit gif de fin d'article ? Oui.

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