L’affaire intéresse toute la presse parce qu’elle met en scène une sorte de complot de Cour moderne. Jusqu’à la fin de la semaine dernière, David Martinon tenait avec conviction la liste qui devait – en théorie – le mener jusqu’au siège de maire de Neuilly, le fief de son protecteur et patron, le Président Sarkozy. Sur cette liste, de proches amis et un nom de poids dans la commune : jean Sarkozy, le cadet des Dalton. Problème : un sondage confidentiel (publié dans Le Figaro samedi) donne Martinon perdant face à son principal concurrent, J.C. Fromantin, lui aussi UMP.
Boogy-woogy général au sein de l’équipe, et décision aussi subite qu’inattendue annoncée par Jean Sarkozy : Martinon est desavoué par les membres de sa liste, il doit se retirer. Ainsi, à quatre semaines du premier tour, une nouvelle liste doit être organisée et annoncée par le secrétaire UMP Devedjian. Les noms d’Arnaud Teullé, Marie-Cécile Ménard et Jean Sarkozy sont avancés. En attendant, Martinon l’a méchante : le coup n’était-il pas prévu ? Quels membres de son équipe ont vraiment cru en lui ? Sous le choc, on a vu David Martinon déposer sa démission de porte-parole de l’Elysée. Une démission qu’a refusé le Président. Temporairement ?…
Après quasiment une année sous la gouvernance de Sarkozy, on peut se demander si on assiste à la mise à l’écart du "package" de protégés placés après les élections (sommes toutes émérites, que je ne me fasse pas traiter de mauvaise langue), ou s’il s’agit juste d’une stratégie politique courante, un peu plus médiatisée que si elle survenait à Ploudalmezau. Qu’en penses-tu ?








Le 11/02/2008 à 17h38
Ah Neuilly... Charmante ville: ses trottoirs bien propres, ses portefeuilles bien garnis et son coeur bien à droite (avant son désistement, ça donnait tout de même 40% pour Martinon, et 45% pour le divers-droite Fromantin).C'est vrai qu'il y est aimé, le Sarko là-bas. Mais de là à pouvoir parachuter un (ex?) ami en pensant que c'est gagné d'avance, c'était sans doute un poil présomptueux. Neuilly, suffit pas d'être de droite pour y gagner. Faut être Neuilléen. Je veux dire, même Pasqua s'y est cassé les dents (et a été un poil trahi par le sarko sur ce coup-là, mais on n'en parlera pas, hahaha).
Celui qui est mignon tout plein dans cette affaire, c'est le Sarko-jeunot-Jeannot (ou Jean Sarkozy). Il a le regard de son papa, la voix de son papa, les intonations de son papa, et le brushing de son rang. "Les Neuilléens ont eu l'impression que le chef de l'Etat leur déléguait un peu de lui-même", s'extasie un élu des Hauts-de-Seine (source Le Monde).
En même temps, à Neuilly, on sait bien que le pouvoir c'est un peu comme l'argent: ça se transmet, de génération en génération.
Bon sinon, à propos de la chute de Martinon lui-même... C'était un des "protégés" de Cécilia. Il est peut-être aussi monté trop haut, trop vite. Avec ça, on ne se fait pas que des amis dans le parti.
Le 11/02/2008 à 18h00
Moi je dis que c'est bien fait : même si j'aime bien ça petite bouille de "ne me demandez pas, moi non plus je comprends toujours pas comment ça se fait que je sois arrivé là", il n'en reste pas moins un parachuté. Et moi j'aime pas les parachutés, à Neuilly comme ailleurs. Et comme en plus c'est un sarkozyste qui se prend une veste, c'est bon pour le moral !Le 11/02/2008 à 18h28
C'est quand même une belle coïncidence et aubaine pour Jean Sarkozy tout ça...Juste pour un sondage qui donne perdant un candidat on lui dit de s'écarter ??? Je trouve ça louche. :rolleyes:Le 11/02/2008 à 21h48
C' est vraiment du grand n' importe quoi tout ça.Le 13/02/2008 à 01h32
Le vrai truc flippant pour moi c'est Jean Sarkozy.Il a exactement les même manières que son père ça fait trop peur.
On a eu deux Bush on va pas non plus se taper deux Sarkozy.
un bon résumé de l'affaire (pas du tout objectif la journaliste lol).