Après certaines scènes urbaines, on reste parfois marqué par une ville qu’on ne connait pas, par une de ses rues dans laquelle se cristallisent toutes les tensions d’un film, par un plan qui nous donne envie d’aller y faire un tour.
C’est sans doute vrai de New York, ville dans laquelle se jouent beaucoup de films et dont on connaît certains coins sans même y avoir mis les pieds. Il nous reste quelques images en mémoire, comme celle de Tom Cruise courant sur un Broadway désert (Vanilla Sky) ou celles de courses-poursuites de légende dans le métro (French Connection, L’impasse). On pense à Sue errant désespérée dans Manhattan (Sue perdue dans Manhattan), aux flics de Serpico, aux personnages d’American Psycho, de Shortbus ou à ceux de certains films de Woody Allen qui semblent presque partie intégrante du décor urbain.
Ici, on a choisi deux types de films, tous américains : d’une part, ceux qui portent directement et exclusivement sur la ville de New York, son histoire, ou qui en font le point de départ de projections imaginaires ; d’autre part, ceux qui s’en servent comme toile de fond mais élément essentiel de leur intrigue : parce que des scènes cruciales y ont lieu, parce que les personnages sont nourris de tel quartier de New York dans lequel ils vivent, parce qu’ils les découvrent avec nous.
Tous, en tout cas, nous donnent l’idée de ce qu’est l’odeur de New York et en retracent à leur façon l’histoire : de la guerre des gangs du XIXème siècle à sa destruction fictive par un monstre…

© Paramount Pictures France/Image extraite du film Cloverfield