1 – LOVE STORY (Sorti en mars 1971)
Avec Ali McGraw, Ryan O'Neal
Le choix de : Faites les taire
Attention, film plus que culte !
Est-il bien nécessaire de présenter cette œuvre cinématographique que tout le monde connaît ? Il s’agira pas ici de démontrer en quoi Love Story est un film de nunuches avec des nunuches pour des nunuches, mais plutôt de présenter le précurseur de ce genre de films (souvent sponsorisés par Kleenex et compagnie). Allons-y gaiement, tout de même.
LE SPEECH DE BASE :
« Que peut-on dire d'une fille de vingt-cinq ans qui vient de mourir ?
Qu'elle était belle ? très intelligente ?
Qu'elle adorait Mozart ? et Bach ? les Beatles ? et moi ? »
Telles sont les premières répliques qu’un homme, seul au milieu de nulle part, se murmure sans doute à lui-même. Love Story fait partie de ces films dont on connaît d’emblée le dénouement. Oliver, richissime étudiant en droit, et Jennyfer, issue d’un milieu pauvre et passionnée de musique, se rencontrent, s’aiment fort, se marient, emménagent ensemble. Et ils apprennent que Jennyfer est condamnée. Et Jennyfer meurt. Que dire de plus ?
LES POINTS FORTS DU FILM :
- Oliver appelle ses potes « les Fauves ». Si toi aussi, tu as des copains qui jouent au poker bière à la main, en enfumant toute la pièce : ressors cette expressions du placard !
- Les quelques notes au piano reprises par des milliers de boîte à musique, romantiques, sombres et larmoyantes. (NB : Oscar de la meilleur musique en 1971, on ne rigole pas.)
- Une réflexion même pas moralisatrice sur la grande question de l’argent fait-il le bonheur ?
- Le thème omniprésent de ce que peuvent être les rapports entre un père millionnaire et son fils unique et rebel.
- Des scènes muettes dans la neige éloquentes, qui se font symboliquement écho.
- Un proverbe qui fait office de refrain : « L'amour, c'est n'avoir jamais à dire qu'on est désolé » et chacun en pense ce qu’il veut.
2 – A WALK TO REMEMBER (LE TEMPS D’UN AUTOMNE) (Sorti en novembre 2002)
Avec Shane West, Mandy Moore, Peter Coyote
Le choix de : KittyKiller
LE SPEECH DE BASE : Landon est un petit con qui s’amuse à faire sauter ses camarades du haut d’un pont. Jamie est la fille du pasteur et ne possède qu’un seul pull, moche de surcroît. Leurs chemins se croisent lorsque Landon est contraint de participer à des activités extrascolaires après avoir envoyé le petit nouveau du lycée à l’hôpital (une punition fort sévère). Cette rencontre va évidemment changer sa vie. A force de répétitions acharnées pour la comédie musicale annuelle, Landon tombe peu à peu amoureux de Jamie et déserte la bande des gens cools pour s’adonner à des plaisirs niais sous les étoiles. Mais la belle idylle adolescente est menacée quand Jamie annonce à son cher et tendre qu’elle a la leucémie et que les traitements qu’elle prend ne lui correspondent plus. Landon met alors tout en œuvre pour l’aider à réaliser sa liste de rêves avant qu’il ne soit trop tard.
À gauche : Le pitch ? Cancer et nuit étoilée !
À droite : L’amour en pyjama.
Le film tire sur la corde sensible autour d’un scénario prévisible à partir de la moitié (quand je l’ai vu je ne connaissais pas l’histoire et je ne m’attendais pas à ça du tout), avec beaucoup de violons et d’oursons en guimauve. A la fin, le bad boy sans avenir est devenu médecin respectable, tout ça grâce à l’intervention de la douce et pieuse leucémique.
LES POINTS FORTS DU FILM :
- La scène de la comédie musicale où Jamie entre en scène sublimée comme une diva. Ça change des chemisiers à fleurs et jupes mi-mollet.
- Landon offre à Jamie un cardigan rose après que ses copains attardés aient passé la moitié du film à se moquer de son pull. C’est avec ce genre de détails qu’on ferre le spectateur.
- A la fin, Landon dit regretter que Jamie n’ait pas pu voir de miracle au cours de sa vie ; le père/pasteur lui répond : « Si, c’était toi. » C’est avec ce genre de phrases qu’on déclenche la troisième vague de larmes chez le spectateur.
- Le pasteur, la fille du pasteur, le bad boy au cœur tendre, la bande de djeunz branchés : tous les stéréotypes de l’Amérique des années 80 sont représentés… 15 ans après.
3 – P.S. : I LOVE YOU (Sorti en février 2008)
Avec Hilary Swank, Gerard Butler, Lisa Kudrow
Le choix de : Faites les taire
LE SPEECH DE BASE (qui lui n’occupe qu’un quart du film) : Le film s’ouvre sur une dispute féroce entre Holly (Hilary Swank, Madame Double Oscar) et Jerry, un couple de trentenaires new-yorkais qui traverse apparemment une grave crise : quel est le meilleur moment pour eux de procréer ? Après une dissertation philosophique sur la vie, vient le moment le plus hot du film – tout est relatif, il faut en convenir – la réconciliation boiteuse sur l’oreiller. Puis se lance le générique, digne d’une série télévisée, aussi inutile et long qu’il est visuellement bien foutu. Et Jerry meurt : on ne sait ni comment, ni pourquoi, et on ne comprend pas non pourquoi le brave garçon est enterré en chanson. À vrai dire, Holly crache le morceau cinq minutes plus tard : « tumeur du cerveau » et on va pouvoir dormir tranquille, à la différence de cette dernière qui elle, a des nuits agitées. Holly est réduite s’encrasser et à se morfondre, seule dans son appartement, condamnée à chanter aussi faux que Bridget Jones, une télécommande en guise de micro. Jusqu’au jour où arrive son anniversaire et que son entourage débarque, en même temps que la première lettre… de Jerry ! Le rusé avait préparé sa mort en écrivant des papiers pour qu’Holly reprenne goût à la vie. Comme c’est mignon.
LES POINTS FORTS DU FILM :
- Une mère obsédée par les douches et l’hygiène corporelle d’une veuve éplorée.
- Un acteur qui apprend à jouer de la guitare pour les besoins du film, c’est ce qu’on peut appeler une conscience professionnelle.
- Une ex-Friends, Lisa Kudrow, qui table sur le même registre que le personnage de Phoebe Buffay, c’est pas comme si on était dans le domaine du déjà vu.
- Un film qui te demande de rassembler tes neurones : Holly continue de voir Jerry et lui parle, et son nouveau Jules ressemble fortement à Jerry. Attention aux confusions, donc.
- De mââââgnifiques paysages irlandais