J'ai jamais chaud. Si, une fois en 2000, j'ai senti une goutte perler à mon front, mais j'ai un alibi : c'était à Sousse, et il faisait 47 vrais degrés à l'ombre.
J'ai jamais chaud et pourtant je peux rester une demi-vie sur le programme grill enduite de zit zitoun*, je ne bronze pas. A mon avis, supporter les températures caniculaires, c'est une manière de faire la nique au bronzage qui ne s'éprend pas de moi... Les seules fois où j'ai bruni, j'ai triché, ou j'ai déshydraté. En tout cas je ne suis pas de celles qui ne remarquent pas que "oh", elles ont la marque du débardeur. Gnagnagna.
Du plus loin que je me rappelle, ça a toujours été comme ça. J'ai une peau de rousse, pourtant je suis brune, sans la moindre trace d'un petit pixel de rousseur sur la pommette pour avoir l'air romantique. Rien. Blanco.
En Bretagne, à 5 ou 6 ans, maigre consolation, je bronzais quand même des cheveux. C'est-à-dire qu'à la rentrée, j'étais genre châtain clair. Wouw, super quoi ! En grandissant, même eux se sont mis on strike. Dès lors j'étais brune, la peau blanche, et la moue renfrognée, parce que c'est pas facile de se trimballer un corps faisselle quand on veut se la poser Lauryn Hill... (Cf. ma bio sur Wikipedia).
* pour bronzer avec de l'huile d'olive : prépare la même marinade que pour des grillades, sauf sans les oignons, oins-t'en et attends. Le léger "shhhhh" que tu entendras ensuite indiquera que ça y est, ton destin de grillade géante est en marche.