La prochaine fournée de lycéens déboulera dans un lycée en pleine mutation. C'est en tout cas le souhait de Xavier Darcos, Chef Sioux en charge de l'éducation au sein de la tribu. Pour lui, le mieux c'est de tout débrancher pour recommencer à zéro, en réformant depuis le nom des sections au contenu des programmes. De la bagarre en perspective entre syndicats et gouvernement. Voyons ça de plus près...
Une réforme ? Mais dans quel but ?!
En France, le lycée n'a pas la cote : on reproche aux élèves issus du baccalauréat de ne pas être prêts pour l'autonomie de la fac, de manquer de curiosité, d'aller au plus facile. Si les têtes pensantes s'accordent sur ce point, les avis divergent rapidement quant à l'attitude à adopter pour colmater les brèches du lycée français malade...
Selon les principaux syndicats, une école publique exsangue ne peut pas dispenser un enseignement de qualité. Suppressions de postes, sureffectif dans les classes et manque de moyens sont les causes de tous les maux. La solution ? Pour redonner du crédit à l'Education Nationale, il faut faire simple : alléger les classes, embaucher du personnel et donner de la voix aux enseignants. Mais Xavier Darcos ne devait pas être là au moment où ces propositions ont été faites, car sa réforme prévue pour la rentrée 2009 comprend beaucoup de pistes, mais pas celles-là...