Trois mannequins hommes à suivre

Les mannequins masculins sont souvent moins connus du grand public et moins médiatisés que leurs collègues féminines. Mais ça ne les empêche pas d'être talentueux, comme vous le prouve Cosmos !

Trois mannequins hommes à suivre

Entre Cara Delevingne dont la carrière a explosé cette année, Kate Moss confortée dans son statut d’icône ou Charlotte Free, prêtresse grunge/Seapunk, on en oublierait presque les tops masculins. Portraits de 3 mannequins à suivre, accrochez-vous à vos slips.

Willy Cartier

À 21 ans, Willy Cartier a plus des allures d’homme à tout faire que de mannequin. Fils d’une danseuse et d’un père lui aussi danseur reconverti en peintre, il fréquenta lui-même l’Académie Internationale de Danse de Paris.

Sa carrière a débuté très tôt : à 13 ans, il apparaissait déjà comme figurant pour des pubs espagnoles. En rejoignant le Cours Florent, il rencontre une directrice de casting qui le présente au directeur de l’agence Success ; ce dernier l’embauche aussitôt. Depuis, on a pu le voir dans des campagnes diverses : Evian, Givenchy,United Colours of Benetton, Big Star Jeans

Son physique atypique est dû à son métissage : sa mère est vietnamienne-sénégalaise et son père français. Côté style, il cultive savamment sa crinière qui est en quelque sorte sa marque de fabrique. Cheveux au vent, chignon, nattes, Willy s’occupe de ses cheveux bien mieux que moi. Pour ce qui est des vêtements, il reste dans un minimalisme classe. Ses marques de prédilection sont Givenchy, Surface To Air ou Levi’s. Slim noir, pull gris, boots en cuir : sa beauté particulière lui permet de rester sobre.

Willy Cartier, le mec qui a des cheveux cent fois plus beaux que les tiens, même après tes deux masques et trois brushings.

Malgré son ascension dans le monde du mannequinat, Willy n’a abandonné ni la danse, ni la comédie. On a pu l’apercevoir dans le clip Iron de Woodkid (aux côtés d’Agyness Deyn, une autre mannequin reconnue) ou encore dans celui d’Et Alors par Shy’m.

À la télévision, il incarne Orhan Kismet dans Strictement Platonique, série française diffusée sur France 2 pendant l’été 2012, et apparaît dans Fouquet, Colbert, l’Écureuil et la Couleuvre de Lorant Deutsch. Willy a même décidé de passer de l’autre côté de l’objectif, le temps de tourner un clip avec des amis de son école de danse.

En bref : Willy Cartier est en passe de devenir une figure incontournable de la scène et des podiums, à surveiller attentivement.

Matthew Hitt

En 2010, les podiums voient débarquer un mètre quatre-vingt huit de charme britannique : Matthew James Hitt, 18 ans à l’époque. Originaire de Cardiff, très proche de mannequins comme Jonas Kesseler, Marcel Castenmiller ou encore Alexa Chung, Matthew s’impose rapidement comme LA figure dandy rock de la mode homme.

Il défile pour Alexander McQueen, Band Of Outsider ou encore Cerruti. On l’aperçoit aussi bien dans des pubs Gucci que dans des parutions moins grand public, comme Indie Magazine. Matthew cultive un style 100% britannique avec quelques influences new-yorkaises (il réside et passe le plus clair de son temps à Brooklyn) : jean ultra skinny retroussé sur des Doc Martens basses, t-shirt à l’effigie de légendes du rock, perfecto en cuir, casquette… Ses tenues contrastent parfaitement avec sa tête si choupi.

« Mon otarie et moi, lol »

Cependant, la passion principale de Matthew n’est pas la mode mais la musique : en 2011, il fonde le groupe The Drowners avec Jack Ridley et David Rubin. On les qualifie vite de « bad boys à la gueule d’ange » ou encore « le genre de mecs que vous pouvez voir traîner le soir, occupés à boire des bières ». Ils ont sorti un premier single intitulé Long Hair et se produisent surtout à New York.

Il a récemment rejoint le groupe Skaters, qui se produira à Rock En Seine cet été, et a posé pour la célèbre photographe Ira Chernova. On ne sait cependant pas encore s’il sera présent à Rock En Seine puisqu’il n’est pas présent à tous les concerts de Skaters.

Cole Mohr

À 27 ans, Cole Mohr est une figure incontournable de la mode masculine. Repéré par Hedi Slimane qui en fit sa nouvelle muse, ce Texan est reconnaissable à son style de bad boy travaillé et à ses nombreux tatouages.

Parce que cheveux arc-en-ciel et badass attitude, c’est possible.

Ses premiers faits d’armes datent de 2006, chez Dior Homme, dont Hedi Slimane était le designer. Il défile pour la marque, ouvre même le show de l’automne 2007 à Paris, et pose pour le travail personnel de Slimane.

Depuis, on ne l’arrête plus. En sept ans de carrière, Cole a posé pour les magazines les plus prestigieux (Dazed&Confused, Vogue Homme ou encore V Magazine), défilé pour Marc Jacobs ou Rick Owens, et a été choisi pour représenter H&M ainsi que les collections d’Alexander Wang en 2007.

Malgré son succès hors du commun, Cole est connu pour son intégrité. Il n’a jamais renoncé à son style si particulier, entre dandy-punk et paumé du fin fond du Texas. Slim déchiré, t-shirt lacéré, parka portée sur son torse nu, crâne rasé sur les côtés et cheveux en bataille, il ne s’est jamais forcé à rentrer dans le moule (quand il a commencé, la mode des néo-punk que l’on connaît aujourd’hui était encore un lointain mirage).

Ses tatouages sont sa marque de fabrique. On peut lire « AprilMayJune » entrelacés sur son torse, ainsi que sa ville et son état d’origine sur ses bras. Il ne s’arrête pas là, et commence à se tatouer lui-même. Une part de pizza et un hamburger sur l’avant-bras droit, « Mom » écrit dans un coeur rose sur l’avant-bras gauche… petit à petit, ses mains, ses bras, son cou se couvrent de symboles.

Mais Cole est un mec bien ! Fidèle à ses amis, on le voit souvent en compagnie du mannequin biélorusse Yuri Pleskun, ou du britannique Luke Worrall. Bref, je vais être franche : pour moi il est la synthèse parfaite entre un vilain garçon et un beau gosse intègre (en plus, il y a les yeux bleus et des taches de rousseur, ce qui ne gâche rien).

« Et là Machine se casse la gueule sur le podium ! Si si je te jure Yuri ! »

Willy et ses cheveux, Matthew et ses pommettes, Cole et ses tatouages… Ouvrez les yeux mesdmoiZelles, vous risquez fort de les croiser au détour d’un magazine ou d’une affiche. Et franchement, quand on ne s’y attend pas et qu’on aime bien les beaux garçons, ça fait un choc très agréable. Je vous laisse donc avec cette vidéo réalisée il y a deux ans, au cas où mes trois portraits vous auraient donné envie de découvrir d’autres mannequins (slips sensibles s’abstenir) :

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Maud87
    Maud87, Le 6 juin 2013 à 18h34

    Laissez tomber les filles, jamais vous ne trouverez mieux que...

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    on le voit aussi... ici ... (chaleur)

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    ne me remerciez pas lol

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