« Mistress America », une vraie bonne comédie à ne pas rater au cinéma

Mistress America est en salles et c'est un vrai film feel-good à ne pas manquer !

mistress america critique madmoizelle

— Cette critique a été rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Mistress America.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

Mistress America est la dernière comédie en date de Greta Gerwig et Noah Baumbach (auquel l’on doit notamment Les Berkman se séparent, While We’re Young ou encore Frances Ha), en salles depuis le 6 janvier.

Le film met en scène une jeune étudiante de première année, Tracy, qui débarque dans son université new-yorkaise et se trouve rapidement déçue par l’ambiance qui y règne. Elle ne fait aucune des rencontres qu’elle aurait souhaité, n’arrive pas à intégrer le club de littérature qu’elle convoite et surtout, elle ne mène absolument pas la vie trépidante à laquelle elle aspirait en arrivant à New York. C’est là que débarque Brooke, la future demi-sœur de Tracy — puisque la mère de cette dernière va bientôt se remarier. Brooke, new-yorkaise pure souche et extravagante à souhait, va rapidement entraîner sa nouvelle amie dans son univers pour le moins… coloré !

Mistress America, la belle surprise

On ne va pas se mentir, lorsque j’ai vu la bande annonce de Mistress America pour la première fois, j’ai eu peur que ce film ne soit pas pour moi. La blonde et pétillante Brooke me semblait à la fois trop blonde et trop pétillante, un poil cliché dans son rôle de jeune new-yorkaise à qui tout semble réussir si facilement. Grande, belle, drôle, déjantée et ultra-populaire parmi ses pairs… décidément je ne pensais pas pouvoir l’encadrer. Quant à Tracy, elle me faisait beaucoup penser à moi, petite brune un peu paumée à l’entrée de l’université, qui se fait avoir par les paillettes et le charme de sa nouvelle demi-sœur.

C’est donc un peu nerveuse mais déterminée à laisser tous mes chakras ouverts que je me suis rendue à la projection du film.

Et là, la claque ! J’ai bien ri, j’ai été émue, j’ai souri à m’en décrocher la mâchoire et j’ai ressenti une réelle empathie pour absolument tous les personnages. Le film est rythmé, entraînant, les dialogues sont à la fois intelligents et percutants et la musique nous plonge dans le tourbillon un peu déjanté d’une histoire pas tout à fait comme les autres au cœur même de la grosse pomme.

Mistress America, un film qui brille par ses personnages

Ce n’est pas tant l’histoire qui marque les esprits que les personnages, beaucoup plus subtils qu’on ne peut le croire.

Tracy tout d’abord est extrêmement attachante. Jeune fille tout juste sortie du lycée et projetée dans l’univers parfois impitoyable de l’université américaine, elle se démène pour s’intégrer à la vie étudiante, sans grand succès. Comme elle le dit si justement, elle a l’impression d’être « en permanence invitée à une fête où elle ne connaît personne ». Pas facile d’aborder les autres dans ce contexte non ?

En tout cas je m’y retrouvais : je revoyais ma propre entrée à l’école, ces moments de pause à errer dans les couloirs sans trop savoir quoi faire et ceux passés à manger seule en observant les autres s’amuser, planquée derrière mon sandwich qui m’avait coûté un bras. Empathie à 100% donc.

On aurait pu en rester là, à s’identifier au personnage de Tracy mais sans s’attacher particulièrement à elle, à l’oublier face à sa flamboyante demi-sœur. Sauf que non, et c’est là toute la beauté du film : Tracy évolue tout au long du film, et on a vite l’impression de l’avoir sous-estimée ! La performance de Lola Kirke dans ce rôle est d’ailleurs assez impressionnante. Elle nous montre l’évolution de son personnage d’une manière à la fois simple et évidente qui donne parfois envie d’appuyer sur le bouton pour rembobiner (oui comme sur une cassette) (je suis vieille) et vérifier qu’il s’agit bien de la même personne qu’il y a dix minutes.

Brooke, ensuite… que dire de ce personnage si haut en couleurs ? Déjà que le rôle semble avoir été taillé pour Greta Gerwig qui l’interprète à merveille, avec beaucoup de justesse et de finesse. Ensuite que ce personnage est fascinant. Brooke fait partie de ces gens insouciants qui brillent sans s’en rendre compte, sans l’avoir cherché. Sociable, un brin givrée, dynamique, extravagante, elle fait à la fois tout et rien dans sa vie. Elle se vend aussi bien sur Twitter que devant les investisseurs, a toujours pleins de projets en cours et une foule d’idées à partager.

Futile et égocentrique ? On pourrait le penser mais ça serait sans compter la subtilité du film qui lui offre un côté attachant et profond.

La relation entre les deux personnages principaux est probablement ce qui m’a le plus marqué dans ce film. On peut s’y retrouver de bien des façons car c’est à la fois une relation entre sœurs, une amitié profonde et un lien mentor-élève. C’est une relation qui évolue au fur et à mesure que le film avance et qui s’avère pleine de surprises !

Mistress America, travaillé jusqu’au bout des ongles

Avec deux personnages aussi forts que Tracy et Brooke, on en oublierait presque les rôles secondaires, et pourtant ils sont bien là. Du meilleur ami de Tracy à la pire ennemie de Brooke en passant par une petite-amie trop jalouse et un ex-fiancé qui s’ennuie dans sa villa de luxe, le moins qu’on puisse dire c’est que les personnages secondaires sont à l’aulne des caractères principaux : excentriques et attachants ! Le scénario fourmille de jolies pirouettes permettant aux acteurs de montrer l’étendue de leur talent et de développer leurs personnages.

Pour parfaire le tout, outre une superbe B.O. pop façon années 80 servie par Dean Wareham et Britta Phillips, on retrouve dans Mistress America une énergie qui donne la pêche toute la soirée et le sourire jusqu’aux oreilles ! Ce film donne envie d’aller s’amuser, de voyager pour découvrir New York et sa vie quelque peu farfelue… et de se découvrir soi-même un peu mieux.

Une dernière petite phrase qui résume merveilleusement bien ce film ? Je ne vous spoile rien, elle est dans la bande-annonce… « Being around her was like being in New-York City », soit « Être près d’elle, c’était être à New York ». Joli, pas vrai ?

Alors, prête à faire un petit saut au cinéma pour voir Mistress America ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • La.Rousse
    La.Rousse, Le 10 janvier 2016 à 19h29

    Pareil que @claironh, j'ai été super déçue moi. Je m'attendais à un vrai fell-good movie. Au final y'a quelques trucs drôles (dont la plupart sont dans la bande-annonce) et surtout beaucoup de passages loooongs.
    Je suis sortie du ciné sans savoir quoi penser du film et en restant clairement sur ma fin !

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