Les madmoiZelles vous parlent de leurs mères rebelles — Témoignages

Bad Moms sort le 3 août au cinéma, et les lectrices ont témoigné en nous livrant leurs propres anecdotes personnelles concernant leurs mamans. Et elles sont fameuses.

Les madmoiZelles vous parlent de leurs mères rebelles — Témoignages

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat avec Metropolitan.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

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Tout d’abord, merci d’avoir partagé vos anecdotes sur Facebook, Twitter, le forum, et d’avoir envoyé vos photos pour parler de vos mamans et dire à quel point elles sont rebelles, fortes, badass, importantes, nécessaires et tous les adjectifs que vous voulez ajouter, car ce sont vos mères et que vous en êtes fières !

À lire aussi : Les mères de la rédac sont de vraies rebelles… et les vôtres ?

En lisant vos anecdotes, je me suis rendu compte que plusieurs histoires communes reviennent chez les madmoiZelles et, s’il y a un véritable amour pour toutes les mamans, celles qui perçoivent leurs mères comme des héroïnes sont nombreuses. La barre est haute pour arriver à leur niveau !

Comme dans Bad Moms qui sort le 3 août, la palette des mères est très étendue dans ces témoignages, que ce soit avec la mère célibataire qui ne s’attarde pas sur le « Qu’en dira-t-on ? » ou celle qui s’affranchit des conventions sociales.

Certaines ont dû élever leurs enfants seules, en cumulant les boulots et en devenant le pilier de leur famille quand le père était absent ou alors sans emploi. Il y en a également qui ont repris des études ou, tout simplement, leurs vies en main pour trouver une solution afin de s’extirper d’un environnement nocif.

« J’ai la chance d’avoir une mère à qui je peux dire beaucoup de choses. J’ai fait quelques grosses bêtises étant plus jeune, et elle a toujours été à mes côtés pour me soutenir.

Elle m’a toujours acceptée comme j’étais même si elle n’a pas réussi tout le temps à me gérer. Elle peut faire 1h30 de voiture pour venir me chercher parce que j’ai fait une crise d’angoisse. Quand j’ai un chagrin d’amour, je peux venir pleurer sur son épaule et elle trouvera toujours les bons mots. Elle a fait des sacrifices financiers pour que ma sœur et moi puissions faire des études.

Ma mère a vécu plusieurs fausses couches et pendant deux ans, elle faisait plusieurs heures de voiture quotidiennes pour se rendre à des cliniques spécialisées dans l’infertilité. Elle a jamais perdu espoir pour autant.

C’est en grande partie le pilier émotionnel de la famille. »

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Plus tragiquement, certaines mères ont vaincu des maladies, grâce à leur force d’esprit mais aussi grâce à vous qui les soutenez. La badasserie, ça va dans les deux sens !

« Le moment où je me suis dit qu’elle était VRAIMENT badass, c’est quand elle a eu le cancer du sein. Déjà, elle a détecté elle-même une grosseur dans son sein et est allée directement faire une mammographie, alors que le cancer commençait tout juste à se développer. Quand elle et mon père l’ont appris, ce dernier était sous le choc et a été incapable de parler pendant plusieurs heures. Elle l’a forcé à aller se balader avec elle pour qu’il se remette de ses émotions. Après, quand elle nous l’a annoncé au téléphone, à ma sœur et à moi, on a toutes les deux pleuré et c’est encore elle qui nous a calmées.

Par la suite, je ne l’ai jamais entendue se plaindre, même après ses trois opérations en trois mois et son traitement qui lui brûlait la peau et la fatiguait. Au moment où son médecin envisageait la chimio, elle m’a juste dit : « Ah j’ai pas trop envie de perdre mes cheveux quand même ». Une fois, je l’ai accompagnée à une séance de radiothérapie et les gens de l’hôpital m’ont dit que ma mère était incroyable parce qu’elle était toujours joyeuse, elle rigolait toujours avec eux et était super gentille. J’étais trop fière. »

La figure maternelle est devenue un véritable modèle pour ces madmoiZelles, et personne n’a intérêt à y toucher !

Une autre madmoiZelle raconte sur Facebook :

« Ma mère est une warrior qui a accouché cinq fois sans péridurale. Elle l’a refusée. À chaque fois ! Pour moi qui pleure quand je me coupe avec une feuille, c’est hyper badass ! Et elle s’est fait tatouer tout son dos à presque cinquante ans. »

Déjà, respect pour sa mère. Refuser la péridurale quand ce n’est pas une question de religion ou de santé, ça dépasse tout ce que je peux imaginer !

« Quand ma mère a rencontré mon père, elle lui a fait manger du poisson pané et des crêpes surgelées pendant plus d’un an pour lui faire croire qu’elle ne savait pas cuisiner (ce qui est totalement faux). Et un beau jour, mon père a compris que s’il voulait bien manger, il allait devoir apprendre à se servir d’une poêle. »

Un petit mensonge pieux pour la bonne cause !

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Vos mères n’ont pas peur du regard des autres, et surtout de se faire entendre quand d’autres restent silencieux•ses.

« Le jour où ma mère a atteint le summum de la badasserie, c’était lors d’un voyage à Paris. On était bloqué•es à l’aéroport sans pouvoir rentrer car il faisait trop froid et qu’il y avait une pénurie de produit dégivrant (ou un truc du genre). Après vingt-quatre heures passées là-bas (bon, on avait dormi à l’hôtel quand même), on nous annonce qu’il ne reste plus qu’une place dans l’avion pour rentrer à Nice. Ma mère a pris la place, puisqu’elle devait reprendre le boulot et avait un appareil pour un traitement médical assez lourd bloqué dans sa valise déjà enregistrée. Elle nous a donc laissés, mon père, ma sœur et moi, à l’aéroport. Arrivée dans l’avion, elle s’est rendu compte que l’appareil n’était qu’à moitié plein et qu’on aurait pu rentrer avec elle.

Quand l’avion a commencé à rouler, elle a demandé à voir le commandant de bord et a fait un scandale en disant que ses enfants avaient dormi dans l’aéroport et allaient encore y dormir et que c’était inadmissible. De notre côté, on s’apprêtait à quitter l’aéroport quand ma mère a téléphoné à mon père en lui disant : « Pose pas de question et va au comptoir, ils vont vous appeler ».

Conclusion : ma mère a détourné un vol pour nous. »

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Elles ne lâchent pas l’affaire non plus et parfois, ça suscite l’admiration des autres.

« Ma mère a coursé (en talons et tailleur) la racaille qui venait de la carjacker et de lui voler son sac. Elle a laissé sa voiture au milieu de la route et est partie à sa poursuite. Certes, elle l’a pas rattrapé, mais même les flics étaient admiratifs face à quelque chose qu’ils disaient ne pas oser faire… »

Tout ça pour dire que nos mères auront toujours une place spéciale dans nos cœurs, et elles sont là pour nous avec leur rébellion qu’elles nous ont léguées.

Ah, et avant que j’oublie, les héroïnes de Bad Moms se retrouvent exactement dans certaines situations décrites dans les anecdotes mentionnées, alors je pense que le film en salles demain va rappeler des souvenirs à plus d’un•e !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Gadda
    Gadda, Le 2 août 2016 à 20h49

    "Certaines ont dû élever leurs enfants seules, en cumulant les boulots et en devenant le pilier de leur famille quand le père était absent ou alors sans emploi."

    Cette phrase m'a fait tiquer par son côté tradi, ca ne serait pas mieux de mettre "quand l'autre parent était absent ou sans emploi"? :fleur:

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