Huit conseils sur l’orientation scolaire si tu es en perdition

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L'orientation scolaire, ça te fait paniquer et tu ne sais pas vers où tu veux te diriger ? Voici 8 conseils pour t'aider à y voir plus clair !

Huit conseils sur l’orientation scolaire si tu es en perdition

Les inscriptions sur APB, c’est jusqu’au 20 mars, 18h. Autant dire que la date approche à grands pas (#ExpressionDeVieille), et que je peux sentir la goutte de sueur angoissée descendre le long de ton dos.

Pour t’éviter la panique intégrale (genre moi quand j’étais à ta place) si tu ne sais pas quoi choisir pour ton orientation, la rédac revient sur les meilleurs conseils qui nous ont été donnés.

Fais ce qui te plaît

  • Le conseil de Margaux, rédac food

À chaque fois que j’avais un doute quant à mon orientation, on m’a répété de faire ce que j’aimais le plus. Parce que même si je change d’avis, j’aurai au moins appris quelque chose sur moi.

Ma mère me l’a dit quand j’ai dû choisir mon bac, puis ma fac, et quand j’ai abandonné cette université pour une autre.

C’est aussi le conseil qu’on m’a donné pour ma vie, qui m’a poussée à parler de bouffe sur Internet et à avoir ce job ! Faire ce qui me plaît, c’est un peu mon credo parce que c’est ce qui me motive à bosser.

C’est pas facile d’essayer de se surpasser pour quelque chose qui n’est pas intéressant, qui ne passionne pas !

Mes parents me l’ont dit très tôt, et quand j’ai eu des périodes de doute c’est ça qui est revenu : qu’est-ce qui me plaît vraiment ? Pour quel genre de truc je serais capable de me donner à fond ?

Pour moi c’est une question essentielle à se poser.

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Ne suis pas tes potes dans leurs choix

  • Le conseil de Lucie, rédac livre et musique

Ça y est, dans la brume des formations proposées, tu sembles enfin avoir trouvé une voie qui fait palpiter ton cœur un peu plus que les autres : un DUT ? Une prépa ? Une école ? Peu importe sa nature, car l’enthousiasme c’est toujours bon signe.

Oui mais voilà, tes collègues de classe et même tes potes s’orientent vers la même voie… sans toi.

Ils vont toutes et tous se retrouver dans la même classe alors que toi, tu prends un chemin radicalement différent. Du coup, ça plante une petite graine dans ton cerveau : s’ils vont tous là-bas, c’est qu’ils ont peut-être de bonnes raisons ?

Peut-être. Mais toi, tu as les tiennes !

Il est plus qu’important de ne pas choisir son orientation à cause d’une pression de groupe, consciente ou inconsciente, exercée par les gens autour de toi. Tu as ton projet, tu as tes envies, écoute-toi !

Tes potes ont les leurs (ou peut-être pas) et ce n’est pas parce qu’ils vont tous se retrouver à un endroit qu’ils vont nécessairement y être très épanouis.

Par ailleurs, si tu as peur de l’éloignement, breaking news : tu garderas tes vrais bons potes après le bac (quitte à te couper des autres), et tu t’en feras de nouveaux !

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Fais-toi confiance

  • Un conseil d’Anouk

Je sais que tout le monde y va de son bon conseil en ce moment. Mais n’oublie pas que le plus important ce n’est pas ce que les autres disent mais ce que tu penses. Crois au parcours de tes rêves, parce que ça sera le tien.

« Fais-toi confiance », cela signifie que si tu sens tout au fond de toi une petite voix qui te souffle de faire un choix et non un autre, tu ferais bien de l’écouter.

Le pire qui puisse se passer ainsi, c’est que tu te trompes, et tu ne pourras t’en prendre qu’à toi…

Dans le cas inverse, si les autres se trompent pour toi, tu te plantes parce que tu ne t’es pas écouté•e… toi ! C’est ta vie que tu joues, pas celle des autres.

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N’aie pas peur des parcours pro

  • Le conseil d’Aki, rédac ciné et séries qui ne l’a clairement pas toujours été

Comme Lucie l’a dit plus tôt, ne te laisse pas influencer par tes potes qui ont décidé de tous aller quelque part afin de rester ensemble. Toi, t’as déjà une petite idée de ce que tu veux faire, et oui, ce sera peut-être à un autre endroit.

Si tu t’es jamais vraiment plu dans un cadre scolaire (la question n’étant pas de savoir si t’étais un•e bon•ne ou un•e mauvais•e élève), pense que des parcours professionnalisants existent ! Oui, il y aura toujours l’idée de notation et de contrôle de connaissances, mais tu mêleras pratique et théorique.

Je souligne notamment l’alternance qui est chouette car très souvent, le temps passé en entreprise t’aide à payer l’école.

À ça s’ajoutent aussi des écoles dont les cursus permettent d’arranger des stages dès les premières années, ce qui offre une immersion en environnement professionnel plus tôt que la fac (qui ne t’oblige à rien avant ta L3).

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Effectivement, l’inconvénient est qu’il faut déjà avoir une idée de ce tu veux faire. Mais qui ne tente rien n’a rien.

Et en allant plus loin, si ton projet professionnel est bien précis, donne-toi les moyens de le réaliser (monter une boîte, créer ta marque, que sais-je, les possibilités sont infinies) en apprenant des bonnes personnes, pas forcément dans un cadre scolaire !

Repose-toi sur tes acquis

  • Le conseil de Mymy, rédac chef adjointe

Si tu ne sais vraiment, mais alors vraiment pas quoi faire de ton avenir, déjà, ne panique pas : moi non plus, à 17 ans, je n’en avais aucune idée. Je savais à peine que mon métier existait.

Du coup, ce que je te conseillerais si le futur reste décidément très flou, c’est de te reposer sur tes acquis.

Ce que je veux dire par là, c’est que plutôt que risquer d’allier indécision ET difficultés en choisissant une prépa maths alors que ta passion c’est les dissert de philo, il vaut mieux t’appuyer sur tes forces.

En choisissant une filière dans laquelle tu as déjà des facilités, tu réduis les risques de paniquer ou de te tuer à la tâche. Tu as des chances d’avoir de bonnes notes, ce qui te permettra éventuellement de te réorienter plus facilement.

Et puis tu étudieras un domaine qui te plaît, ce qui n’est jamais trop demander ! Bon courage : en avançant dans la vie, tu préciseras tes choix !

Tire à pile ou face

  • Le conseil de Clémence, rédactrice en chef

Cette idée aurait clairement pu figurer dans la liste des pires conseils qu’on m’ait donné en matière de choix d’orientation, mais elle s’est avérée être très précieuse.

Je me suis trouvée, en troisième, dans l’incapacité de choisir mon lycée. Toutes mes amies allaient dans un établissement, et je penchais pour un autre, pour d’excellentes raisons.

Impossible de choisir, j’ai eu beau faire des listes de pour et de contre, demander des avis, en parler, l’écrire, ça ne venait pas. Ma mère a fini par me dire : si tu n’arrives vraiment pas à choisir, c’est que ça doit être « kif kif la bourrique » (sic). Donc t’as qu’à tirer à pile ou face.

Bah super maman, excellente idée… Mais comme j’étais désespérée, je l’ai fait : j’ai tiré mon choix de lycée à pile ou face, mais quand j’ai vu le résultat… J’étais déçue. Donc j’ai commencé à la jouer en 3 manches, et comme j’étais toujours pas satisfaite du résultat, je me suis lancée dans un tournoi…

Et puis j’ai compris que si j’étais en train de truquer mon tirage au sort, c’est donc que je savais, au fond de moi, ce que je voulais vraiment. Bah oui, c’est facile de donner comme conseil « écoute-toi, suis ton coeur, suis tes instincts », mais en vrai moi mes instincts me criaient de faire un choix rationnel et je n’y arrivais pas.

Tirer à pile ou face ne m’a pas permis de faire mon choix : ça m’a permis de comprendre qu’au fond de moi, j’avais déjà une intuition. Grâce à ça, j’ai pu m’écouter.

N’aie pas peur de l’échec

  • Un conseil d’Anouk

L’échec est un mot qui fait peur, et c’est pour ça que j’ai tendance à répéter qu’il n’y a pas d’échecs, simplement des leçons de vie.

On peut toujours tirer une contrepartie de ce qui semble être un fiasco. En termes d’orientation, les conséquences sont rarement graves. Il faut les relativiser

À lire aussi : Comment relativiser après un échec

Alors essaie d’intégrer la formation qui te plait vraiment. Ne t’avoue pas vaincu•e à l’avance et laisse-toi la chance de réussir. On dit qu’une voix est difficile ? Tente-la si c’est celle là dont tu rêves. Au pire, sur un malentendu, ça peut toujours marcher.

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N’aie pas peur d’abandonner, de te réorienter

  • Le conseil d’Aki, rédac ciné et séries qui s’est trop obstinée

Bon, allez, au final, t’as décidé de ce que tu voulais faire avec beaucoup de réserves, mais tu l’as fait. Le temps a passé, les saisons se sont enchaînées… et bordel, qu’est-ce que tu regrettes.

T’aimes pas tes cours, tu comprends pas ce qui t’a poussé•e à choisir cette filière au départ, tes camarades de classe sont affreux (ok, pas tous), et tu ne te vois pas du tout travailler dans ce domaine.

Bref, rien ne va quoi. Eh bien, c’est absolument possible d’arrêter les frais. Change de filière, et ne t’obstine pas.

Tu ne t’épanouis pas autant que tu l’espérais, tu ne détestes pas mais tu ne te sens pas bien ? C’est possible également de se prendre une pause pour réfléchir un peu. Pourquoi pas une année de césure si ton établissement le permet ?

En milieu d’année, tu peux toujours te réorienter au second semestre, et si c’est à la fin de l’année, dis-toi qu’en termes de ratio temps/vie, t’as vraiment rien perdu !

À lire aussi : Quelles sont tes chances d’obtenir ton premier choix sur Admission Post Bac ?

J’espère que ces conseils t’auront aidé•e à y voir plus clair dans la jungle de l’orientation scolaire. Inspire, expire… tout ira bien !


Chloé P.

Chloé s'occupe de la rubrique Devenir Adulte mais à côté elle aime les salopettes, son furet et l'anglais. Elle parle tout le temps depuis qu'elle a perdu son bouton off, à la naissance.

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Voici le dernier commentaire
  • MissWeird
    MissWeird, Le 19 mars 2017 à 16h48

    J'ai enfin osé me réorienter mais j'ai quand même un regret : ne pas l'avoir fait plus tôt ! Je redouble ma 1ère année de psycho, ça ne me plaît plus depuis l'an dernier mais j'ai été super passive, j'ai laissé mes parents me "forcer" la main, convaincus que j'aurai le déclic cette année (ben non), j'ai entamé un redoublement en sachant pertinemment que ça me plaisait plus mais là, j'en ai eu marre, c'est ma vie et mon avenir qui est en jeu, je me suis inscrite en licence Sciences de la Vie parce que j'adore les sciences, c'est quelque chose dont on m'a toujours plus ou moins barré l'accès du collège à ma 1ère année de fac (!) parce "oui mais t'es nulle en maths, c'est bien beau d'avoir 17 en sciences, si t'as 7 en maths, tu t'en sortiras pas niah niah niah"... Eh bien j'ai été bien bête d'écouter tout ce beau monde (prof et parents) aussi longtemps mais voyons le bon côté des choses, je commence à prendre ma vie en main ;)

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