Cinq leçons de vie que les Marseillais m’ont apprises

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Les Marseillais South America est une émission de télé-réalité diffusée chaque soir sur W9. Tout en suivant leurs aventures, Lucie en apprend chaque jour un peu plus sur la vie.

Cinq leçons de vie que les Marseillais m’ont apprises

C’est devenu une habitude en fin de journée : je rentre chez moi, je vide mes poches de leurs mouchoirs usagés, j’enlève mon manteau et mes chaussures, puis j’allume la télévision sur W9. Les doux dingues des Marseillais South America viennent combler le silence de mon petit appartement par leur voix, leurs rires, et leurs cris – surtout.

Depuis la première fois où j’ai croisé leur tête sur mon téléviseur il y a quelques semaines, je les ai immédiatement adoptés dans mon cœur. J’ai surtout compris que si j’étais aussi fidèle à l’émission, c’est que malgré sa dimension scénarisée, j’apprenais énormément de choses sur la vie en la regardant.

Voici cinq leçons que j’ai apprises grâce aux Marseillais !

Les leçons des Marseillais : La notion de pré-couple

Les Marseillais South Africa est un terreau éminemment fertile d’apprentissages sur les interactions sociales, principalement sur la question de l’amour et du couple.

J’ai été particulièrement étonnée (et fascinée) par la notion de pré-couple, unanimement reconnue et évidente pour l’intégralité des participants de l’émission, tandis qu’elle m’était mais alors complètement inconnue (et saugrenue).

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Le pré-couple correspond au moment où deux personnes savent qu’elles se plaisent et qu’elles ont dépassé le simple stade de se tourner autour. Le pré-couple, c’est l’installation de la tendresse, de la complicité, des chamailleries bon enfant, et de la recherche de prétextes pour être tactile.

Mais quand deux personnes sont en pré-couple, elles ne vont pas jusqu’à s’embrasser, car ce moment précis scellera le fait qu’elles sont désormais dans une relation.

C’est si simple que ça en est déconcertant. Pourquoi est-ce que c’est si compliqué ailleurs ? Ou alors c’est que moi ?

Les leçons des Marseillais : Quand le couple ne fonctionne pas, ça se voit

Les Marseillais sont une source de comparaison intéressante quand on tend à se prendre la tête et à se questionner dès que ça devient sérieux avec quelqu’un.

Vous faites peut-être partie de ces personnes qui, lorsqu’elles se mettent en couple, ont très peur que ça ne fonctionne pas et que votre relation à peine amorcée ne soit qu’une grossière erreur, une mascarade, une perte de temps qui bousille votre jeunesse, une faute inavouable et irréparable. Calmez-vous !

Figurez-vous que grâce aux Marseillais, on peut constater que quand un couple ne fonctionne pas, ça saute aux yeux : ils s’engueulent au bout de deux heures, s’envoient des piques acerbes et méchantes au bout de trois, et se séparent après trois heures et demi de relation passionnelle.

Cela fait une semaine que vous fréquentez quelqu’un et il n’y a aucun nuage à l’horizon ? Respirez : c’est que votre propre couple mérite que vous lui laissiez sa chance.

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Les leçons des Marseillais : Un ex peut vivre sa vie en toute sérénité

On ne va pas se leurrer : la plupart (mais pas tous non plus) des Marseillais enchaînent les relations plus vite que moi et les mojitos en soirée. Si bien que pendant une émission, ils se retrouvent à avoir au grand minimum un•e ex (quand il ne s’agit pas plutôt de trois ou quatre) au quotidien dans leurs pattes.

Dans l’ensemble, ces Marseillais arrivent à faire leur vie plutôt sereinement, même quand cela fait un ou deux jours qu’ils sont séparés de leur ex dont ils étaient quand même attachés. Ils réussissent d’ailleurs très bien à rester amis avec eux !

Alors vous pensez bien que ça créé quand même des jalousies car ce ne sont pas non plus des robots sans âme. Mais on a sans doute à apprendre de leur détachement, qui leur permet au passage de profiter de leur aventure et leur voyage !

Les leçons des Marseillais : Des gens cherchent les problèmes consciemment

Une des traditions des Marseillais, c’est ce qu’ils appellent le jeu des problèmes. Le but de la manœuvre consiste en un action-vérité qui va impliquer d’aller taper pile là où il y a ambiguité, jalousie, non-dits, mensonges, et j’en passe.

Par exemple, si une fille tourne autour d’un gars en couple, pensez bien qu’il va avoir pour gage de l’embrasser sous les yeux de sa copine.

Certes, ça crève les abcès, mais ça met surtout un sacré bordel.

Ce n’est pas le jeu en soi qui est intéressant, mais surtout le fait que des gens acceptent d’y participer. Savoir au quotidien qu’il existe des individus qui cherchent volontairement, dans la plus pleine des consciences, à mettre leur vie (et la vôtre) en vrac, c’est bon à savoir.

Prenez cela comme un avertissement et restez sur vos gardes.

Les leçons des Marseillais : Le mot tchatcheur

On doit cette expression à un Marseillais en particulier, le fantastique Julien.

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« C’est tchatcheur » signifie c’est cool, c’est swaggy, c’est de la balle, c’est chan-mé, c’est la classe, bref : cela signale un contentement et une satisfaction enthousiaste.

Cas pratique :

– J’ai réussi mes partiels !

– Très tchatcheur !

Ou bien :

-Hier soir j’ai pécho !

-Très tchatcheur !

Ou encore :

-Je sais faire tenir trois bébés labradors en équilibre sur mon nez.

-Très tchatcheur !

Tout est parfait dans cette expression : son petit côté suranné dans la réutilisation du mot tchatcheur (qui signifie à la base baratineur) et qui change des mots anglophones, sa prononciation rigolote en chuintement, son côté inédit, atypique et surprenant !

Si on se met tous ensemble à l’utiliser régulièrement, ça mettrait du soleil dans nos cœurs et de la joie dans nos conversations, le monde s’en porterait tellement bien. Alors, on le fait ? Dites oui !

Et toi, tu regardes les Marseillais ? Si oui, qu’est-ce qui te plait dans cette émission ?

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Lucie Kosmala

Lucie a commencé en 2015 par vous parler de littérature jeunesse, et depuis janvier 2016, elle vous cause plus généralement de livres, sous toutes ses formes et pour tous les goûts. Elle s'est illustrée à de nombreuses reprises dans la réalisation de petits pingouins en olives, et connaît d'un point de vue exhaustif tous les gifs de raton laveur existants.

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Commentaires
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  • ChansonMuette
    ChansonMuette, Le 23 mai 2017 à 14h25

    Freehug
    à titre individuel, on regarde bien ce qu'on veut (moi mon truc pour me vider la tête c'est les films d'horreur de série Z, c'est rarement très intelligent).
    Je pense que c'est à nuancer. On regarde effectivement ce que l'on veut, mais alors dans ce cas on ne se dédouane pas et on assume par exemple dans le cas de la téléréalité de participer à un business construit sur l'utilisation de personnes qui sont poussées à bout, humiliées et dont les propos sont déformés au montage et qui se feront possiblement lyncher pendant un long moment et qui rencontreront par exemple pour certaines beaucoup de difficulté à se réinsérer dans le monde professionnel après parce que concrètement, soit tu buzz, soit tu perd toute crédibilité face aux employeurs. Donc regarder ce que l'on veut, c'est assumer de donner de l'argent à cette industrie.
    Je pense que l'on peut critiquer les émissions et par ailleurs ne pas déresponsabiliser totalement les gens qui regardent et qui en font le choix ( parce qu'ils pourraient tout à fait regarder des programmes mon nuisibles ). A partir du moment où les gens sont conscients de cela, ils sont libres de leurs choix ( tout comme on est libres de continuer à manger de la viande tous les soirs même en connaissant les conséquences pour l'environnement, libres d'utiliser de consommer des produits qui entretiennent la souffrance animale et humaine, etc.. ). Mais cela reste critiquable.
    Puis il faut bien voir aussi que l'offre et la demande s'entretiennent mutuellement mais au final pour ce type de programmes c'est la demande qui domine. Si les gens arrêtaient de regarder Les Anges, Secret Story, Cauchemar en cuisine, les émissions s'arrêteraient simplement. ( Comme ça a déjà été le cas par le passé d'ailleurs avec des émissions telles que Carré Vip ). En tant que consommateur on a un certain pouvoir, celui de décider à qui on donne notre argent donc intrinsèquement les valeurs que l'on soutient ; on est pas esclaves des chaînes comme NRJ12 ou W9 qui font de l'humiliation de l'humain un fond de commerce.

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