Mariage pour tous : Marion Maréchal-Le Pen se « portera garante » de son abrogation

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Marion Maréchal-Le Pen a réaffirmé sur BFMTV l'intention de Marine Le Pen d'abroger la loi mariage pour tous. L'occasion de comparer le programme du FN avec celui d'Emmanuel Macron sur les droits des personnes LGBT.

Mariage pour tous : Marion Maréchal-Le Pen se « portera garante » de son abrogation

Alors que la loi mariage pour tous restera sans doute l’avancée sociale majeure du quinquennat de François Hollande, elle est pourtant menacée aujourd’hui avec Marine Le Pen et le Front National aux portes de l’Élysée.

S’il en fallait une, une nouvelle preuve vient d’être amenée au dossier « anti-mariage pour tous » de Marine Le Pen, avec l’intervention de Marion Maréchal Le Pen sur BFMTV. Celle-ci annonce qu’elle se « portera garante » de l’abrogation du mariage pour tous si Marine Le Pen est élue. Voyez l’extrait.

« C’est dans les engagements de Marine Le Pen, cette promesse sera tenue »

« C’est dans les engagements de Marine Le Pen, c’est une promesse qui sera tenue, et je m’en porterai garante d’ailleurs.

Il n’y a pas eu de débat pour l’intégrer au sein de notre projet. Cette loi sera abrogée. »

« Nous nous opposerons à l’extension de la PMA aux couples de femmes »

En passant, Marion Maréchal Le Pen rappelle également les différences législatives entre le programme du Front National de Marine Le Pen, et celui d’Emmanuel Macron :

  • Emmanuel Macron souhaite étendre le recours à la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes, après avoir reçu l’avis du Comité consultatif national d’éthique (attendu depuis 2013). Marine Le Pen, comme le souligne Marion Maréchal Le Pen sur BFMTV, s’opposera à cette extension.
  • Le Front national est opposé à la légalisation de la GPA en France et à « ses contournements » — et donc à la reconnaissance des enfants nés de mères porteuses à l’étranger. Emmanuel Macron, lui, ne dit rien sur une éventuelle légalisation, mais envisage de faciliter la reconnaissance des enfants nés par GPA.

Emmanuel Macron, souhaite « éduquer » et « sanctionner » contre les discriminations

De son côté, dans une lettre publiée le 16 avril dernier sur son site En Marche !, Emmanuel Macron détaillait son programme concernant les droits des personnes LGBT,  au-delà des aspects législatifs.

Il annonce son intention d’éduquer les « enfants au respect mutuel et à l’égalité », en sensibilisant le corps enseignant et les agents de la fonction publique, « notamment au sein de la police et la gendarmerie » aux discriminations.

Il annonce aussi sa volonté de « sanctionner » toutes celles et ceux qui iront dans le sens de ces discriminations, notamment en renforçant la loi contre le cyber-harcèlement, un phénomène préoccupant dont souffre particulièrement les personnes LGBT.

Il dit également vouloir lutter « en amont » contre les discriminations au sein des entreprises ou en terme d’accès au logement, par exemple, en menant des opérations de « testing » et en sanctionnant les contrevenants à la loi.

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Fab

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Voici le dernier commentaire
  • Folle Furieuse
    Folle Furieuse, Le 2 mai 2017 à 22h20

    Tante Clara
    Et le référendum d'initiative populaire dont Le Pen nous rabâche les oreilles? J'ai lu un article (Mediapart ou Le Monde) où un prof de droit constitutionnel (émérite) disait qu'un référendum pouvait modifier la Constitution. J'ai mal compris?
    Article 89 de la Constitution :
    "L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement.
    Le projet ou la proposition de révision doit être examiné dans les conditions de délai fixées au troisième alinéa de l'article 42 et voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum.
    Toutefois, le projet de révision n'est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n'est approuvé que s'il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l'Assemblée nationale.
    Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire.
    La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision."

    Dans tous les cas, il faut que ça soit adopté en congrès, référendum ou non.

    Et concernant le débat autour de l'anti-constitutionnalité du mariage uniquement hétéro avant la loi : l'idée de l'égalité des citoyens devant la loi, ça consiste en fait à ne pas pouvoir enlever un droit qui a été donné. Idem au niveau de la Commission Européenne des droits de l'Homme et de l'ONU. Et c'est exactement pour ça que Marine Le Pen aura bien du mal à abroger cette loi !

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