4 manifestations de stress gênantes

Le stress, c'est stressant. Mais plus stressant que le stress, ce sont les phénomènes physiques qui en découlent. Typologions-les ensemble.

4 manifestations de stress gênantes

Dans un monde idéal, je serais une fille hyper détendue, toujours prompte à prendre des initiatives et jamais impressionnée par quelque évènement que ce soit. Mais je me rassure, parce que je ne suis pas seule. Pire, le stress, c’est nocif : nombreuses sont les études qui démontrent que les personnes très anxieuses ont plus de chance de faire un infarctus (à l’image de celle-ci). Mais si tu es aussi sujette à l’angoisse que moi, oublie très vite cette information : c’est stressant. Et si stresser tue, autant éviter de penser que stresser tue. Sinon on meurt peut-être plus vite.

Ah. J’ai le vertige. Comme tout ceci me rend très nerveuse, concentrons-nous sur le sujet relatif au trac le plus léger qu’on puisse trouver : les manifestations de stress qui nous mettent le plus mal à l’aise.

L’hyperhidrose palmaire

Il est normal d’avoir la paume qui sue, pour la simple et bonne raison que nos mains concentrent un gros pourcentage de nos glandes sudoripares. Si nous sommes sujets à la transpiration, il est donc logique que nos paumes soient mouillées. C’est rassurant.

C’est rassurant, mais ça n’en est pas moins gênant. Je fais partie de ces gens qui ont constamment les mains moites. D’ailleurs, il est déjà arrivé qu’on pense qu’il pleuve alors que je suis juste en train de secouer mes mains pour faire sécher mon vernis (non en fait, c’est faux, mais c’est pour que vous compreniez bien combien ma peau est humide). La plupart du temps, je m’en fous. Je trouve même ça plutôt pratique parce qu’en hiver, je n’ai qu’à porter des gants pendant 10 minutes pour avoir l’impression d’avoir les mains plongées dans l’eau chaude d’un lagon (ou d’un pédiluve). C’est pas complètement désagréable quand les températures sont négatives.

En revanche, quand je dois serrer la main à des gens plus ou moins « importants », je ne puis que percevoir un « Han mais c’est dégueu » furtif dans leur regard. Et c’est pourtant dans ces moments-là que je stresse le plus (car qui dit « Je te serre la main » dit « Je ne te connais pas et notre discussion sera très formelle » et qui dit donc « Je stresse et j’ai la paume qui fuit »).

Le ventre qui fait sa vie

Allégorie du ventre qui fait sa vie.

Il n’est pas rare d’entendre les gens se plaindre, lors d’une situation excessivement angoissante – avant un examen, un entretien d’embauche ou, disons, quand il n’y a plus de pizza au congélateur, d’avoir envie d’aller aux toilettes. Ce qui peut poser problème si cette même personne fait partie du faible pourcentage de parurésiques, ces gens qui ont peur d’être entendus lorsqu’ils vont délester leur vessie. Ou ceux qui détestent tout simplement aller aux toilettes quand il y a quelqu’un à proximité.

D’autres encore, quand ils ont peur, ont le ventre qui gonfle comme un ballon et devient dur comme un caleçon oublié dehors par -10°C. Et là, c’est comme si t’avais invité vuvuzelas et autres cornemuses à faire un show-case privé en ton dedans. Ce phénomène, je l’ai baptisé le festival Deulakramp. Les utilisateurs de Doctissimo préfèrent en revanche parler de Kansert.

Le premier degré

« Quand je suis stressée, j’ai plus d’humour du tout et je deviens susceptible« . Ce genre de phrases revient régulièrement dans la partie nerveuse de mon entourage. C’est comme si l’angoisse annulait tout sens de la dérision, même chez les gens qui pensent en avoir beaucoup. Alors certes, ne pas comprendre une plaisanterie en public, ce n’est pas bien grave et c’est moins douloureux qu’un ventre qui semble sur le point de libérer un alien, mais quand même. C’est fâcheux.

Car se faire surprendre en train de publiquement vilipender quelqu’un parce qu’il a fait plein de fautes en twittant ALO UI CER CHIEN, c’est malheureusement socialement handicapant pour plus ou moins longtemps. (Enfin, non, mais vous savez comme j’aime à rajouter trois ou quatre Pampers).

La bouche sèche

Imagine que tu doives passer un oral et que tu réalises que le stress t’a asséché la bouche. Boire de l’eau ne soulage en rien, faire des exercices de respiration non plus ; c’est comme si on t’avait mis du sable dans les joues. Fort heureusement, cet engourdissement finit souvent par passer au fil des phrases, mais n’empêche : parler avec l’impression d’avoir un paquet de terreau en format économique dans le gosier n’est pas des plus pratique. Moi d’ailleurs, ça me fait postillonner, alors je prévois toujours des parapluies à tendre à mes interlocuteurs quand je sens l’angoisse qui monte. Très pratique, parce que ces ombrelles ne font pas barrage qu’au liquide buccal : moi, le stress, ça me donne l’haleine d’un vieux chacal qui aurait mangé un vieux chacal en décomposition.

Eh bah vous savez quoi ? Le « gênantes » dans mon titre n’a rien à faire là : après tout, il ne devrait pas être plus difficile de s’assumer quand on est nerveuses que quand on ne l’est pas. Et on devrait toutes se prendre la main (moite) et se rappeler que le stress touche environ 1 Français sur 4. Qu’il suffit d’un chewing-gum pour contrer la mauvaise haleine, que les ballonnements ne s’entendent finalement que peu et qu’après tout, un bon coup de talc suffit à assécher la paume des mains si vraiment ça pose problème. Et que c’est un système de défense de l’organisme indispensable à notre survie, comme le rappelait le Docteur Benoliel dans E=M6 (unique émission de vulgarisation scientifique que je réussis à comprendre approximativement).

Et puis finalement, je sais pas toi mais il suffit de me dire que mes symptômes visibles du stress sont facilement camouflables pour que je stresse moins. La magie.

Et toi, quelles sont les manifestations du stress qui te gênent le plus ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • LouiseC.
    LouiseC., Le 11 mars 2013 à 19h14

    Ahlala, je me reconnais tellement en tant que grosse stressée de la vie... Les mains moites, le ventre qui fait sa vie, la bouche sèche... Mais aussi la bougeotte (tripotage de cheveux, de vêtements, de mains...), tendance à dire n'importe quoi, le coeur qui s'emballe, et surtout, surtout LE ROUGISSEMENT (avec les grosses bouffées de chaleur qui vont avec). Le pire c'est que je peux stresser pour tout et n'importe quoi, et surtout pour des trucs insignifiants... "Oh mon Dieu une personne m'adresse la parole sans que je m'y attende" => STRESS ! :facepalm:

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