Ces manèges qui ont marqué ma vie à jamais

Amélie, avant de devenir une des grandes penseuses de ce monde (non), a été une petite fille comme les autres. La preuve : certains manèges gardent une place au chaud dans son coeur.

Ces manèges qui ont marqué ma vie à jamais

Il n’y a pas trente-six trucs qui font vibrer les moins de dix ans. Les poneys, les dessins animés avant d’aller à l’école et les cadeaux dans les paquets de céréales en font partie. Les manèges, eux, restent éternels.

Tout le monde ressent le crépitement dans son estomac à l’approche d’une journée au parc d’attraction. Personne n’est aussi heureux d’attendre son tour pour s’envoyer en l’air pendant une minute et trente seconde. Les manèges ont ce pouvoir magique.

Certains ont d’ailleurs marqué ma vie. Un peu comme le goût d’un plat de ma grand-mère ou une partie de Uno mémorable. Ils restent aujourd’hui encore de beau symboles dans ma vie d’adulte.

Laisse-moi faire les présentations, je leur devais bien ça.

Le manège magique de Royal Deluxe

royaldeluxe

(source de l’image

As-tu déjà tenté de te remémorer ton premier souvenir ? Oui, ce truc qui ressemble un peu à un rêve cotonneux dans ta mémoire, cette idée dont tu ne distingue pas bien les contours, ces sentiments détachés mais bien présents au fond de toi.

Quand j’y pense, c’est un manège un peu chelou qui se dessine dans ma tête.

Il y a une sauterelle sur laquelle je veux absolument monter, quitte à dégager le crétin déjà assis à coup de pieds. Le toit de la structure s’ouvre pour qu’une fusée puisse le traverser, j’ai un peu peur que les inconscients à l’intérieur ne reviennent jamais alors je préfère choisir la grosse pieuvre à côté. C’est cool les pieuvres.

Et merde, le manège démarre et ma fidèle monture commence à gigoter les tentacules. C’est quoi ce bordel ? J’ai pas signé pour 20.000 lieux sous les mers les gars. Je hurle. Mon sauveur, l’air un peu trop excédé à mon goût, me balance dans l’escargot nul à côté. Je lance un regard noir au garçon sur la sauterelle, je le hais. J’espère qu’il va s’étouffer avec le pompon.

Sur le Manège Magique de la compagnie de théâtre de rue Royal Deluxe, il y a aussi un tyrannosaure qui crache des flammes, un squelette de ptérodactyle et une montgolfière. À 4 ans je ne connaissais pas encore Jules Verne et pourtant son univers collait déjà à ma peau de bébé.

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Construit en 1992, soit l’année de ma naissance, ce manège est une pure folie de construction et d’imagination. Je meurs d’envie de recroiser son chemin (et de prendre ma revanche sur ce foutu insecte).

Les autos-tamponneuses de la fête du village

auto

S’il y avait un endroit qu’il fallait absolument fouler de la semelle usée de ses Vans, c’était bien le bord en ferraille du stand des autos-tamponneuses. Si, aujourd’hui, il ne te servirait à rien de poireauter à cet endroit, quelques années plus tôt, les petites voitures à amortisseurs étaient réellement The Place To Be.

Remettons tout ça dans son contexte, veux-tu.

J’ai quinze ans et demi et je vis dans un village de moins de deux-cent habitants. Il faut faire le plein dans la Twingo si je souhaite passer l’après-midi chez une copine et je m’entraîne à draguer les vaches, en attendant meilleurs cobayes.

Pourtant, un seul et unique évènement vient faire trembler la tranquillité de mon quotidien. Ça se passe en juin et ça ne dure pas plus d’un week-end. Le village (voisin) est en fête et de nombreux forains ont investi le parc où on court le cross tous les ans. Ça sent la graille et on se prend des basses dans la tronche jusque derrière les collines.

Je choisis ma tenue pendant plus de vingt-minutes, je me prépare comme pour une sortie en boîte (qui ressemblera plus à une soirée orchestrée par Gandalf). Car ce soir il faut être la plus belle, pas pour danser, non, pour aller tamponner.

Les autos-tamponneuses semblaient toujours être les QG des gens cool. C’était le carré VIP où on offre des pommes d’amour avec des feux de bengale. Il suffisait de foncer le plus brusquement possible en pleine face de la voiture de ton crush pour te faire remarquer, la suite se passait souvent dans le palais du rire. Enfin, ce n’était pas souvent le cas pour moi car, trop timide, je répondais toujours au « Salut, tu veux voir mon ticket pour la chenille ? » par un « Désolé, faut que je bouge, je suis garée en double file ».

autotamponneuse

Le Roller Coaster de la mort

silverstar

Je n’ai pas toujours été une mordue de vitesse extrême. Il fut un temps, je n’aurais jamais mis les pieds dans une machine qui te coince à plus de cinq mètres du sol et te bringuebale dans tous les sens. Jamais de la vie.

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J’ai onze ans et c’est ma première sortie à Nigloland (oui c’est un nom de parc d’attraction) (ne rigolez pas c’est très cool). À vrai dire je me suis lancé un défi mais je ne suis pas sûre d’arriver à le relever : je ne dois pas finir la journée sans avoir posé mes fesses dans un manège interdit aux moins d’1m40. Mon père se charge de m’aider en me proposant un tour sur ledit « Bobsleigh ». Je m’y assois et manque la syncope. Chaque centième de secondes passe et pourtant mon esprit carbure : est-ce possible d’aller plus vite encore ? Entrons-nous dans la stratosphère ? Serait-ce maintenant que le train déraille ? Anne Sylvestre ou Henri Dès pour mon enterrement ?

J’ai pleuré et juré qu’on ne m’y reprendrait plus.

Jusqu’au jour ou j’ai décidé d’adorer payer pour me balader la tête en bas à 120km/h.

Et puis il y eut cette fois où, à Europapark, j’ai attendu d’être tout en haut du Silver Star pour m’imaginer que la ceinture de sécurité pouvait s’ouvrir à tout moment, et qu’il n’y avait pas grand chose pour s’accrocher.

Mon esprit, ce troll du mal.

LOL.

Et toi, quels sont les manèges qui ont marqué ton enfance à jamais ? 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • So_Weird
    So_Weird, Le 9 septembre 2015 à 20h09

    Le premier et ... le dernier :d

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