Made of Bricks (Kate Nash)

Ce que j’aime avec les bio d’artistes, c’est le sentiment d’évidence et de facilité qui s’en dégage souvent. Celle de Kate Nash en est d’ailleurs un bon exemple : un contact précoce avec la musique, une vocation de comédienne légèrement contrariée, une jambe dans le plâtre et voici que Kate Nash se lance pour de […]

Made of Bricks (Kate Nash)

kate nashCe que j’aime avec les bio d’artistes, c’est le sentiment d’évidence et de facilité qui s’en dégage souvent. Celle de Kate Nash en est d’ailleurs un bon exemple : un contact précoce avec la musique, une vocation de comédienne légèrement contrariée, une jambe dans le plâtre et voici que Kate Nash se lance pour de bon dans le « songwriting » avant de donner ses premiers concerts. Une page myspace et une présence dans les top tunes de Lily Allen plus tard et en avant la zizik : Kate Nash a un album en gestation et sa place parmi les « filles à hype » de la presse étrangère.

L’album en question, Made of Bricks, est un peu à l’image de cette bio tout en facilité apparente. Pas besoin de l’écouter 20 fois pour accrocher, pas besoin de commentaire composé pour en piger les textes (ça non)… Tout y paraît si lumineusement franc que les musiciens aigris se diront sans doute « je le fais quand je veux, et dans mes chiottes, siouplaît ».

Peut-être. Si ce n’est qu’elle, elle l’a fait, et mieux que bien. A écouter Mariella, on imaginerait bien Kate taper sur quelques fûts entre deux tartines de Nut’, avant de se dire « tiens ? si j’ajoutais un petit peu de piano là-dessus.. Ah, pas mal, j’accélère un chouia… Dis, tu peux frapper dans les mains, là ? Merci. » Et voici Mariella qui s’emballe pendant que les copines improvisent un twist dans la cuisine.

Parfois d’humeur acoustique, parfois d’humeur électro, Kate Nash se promène entre les genres. Dans sa robe colorée, le débit parfois balade (voir le joli Nicest Thing et ses cordes), parfois hip hop (et toujours étrangement sautillant), elle balance ses histoires de squelette dans le placard (My Skeleton Friend) et de couples qui fuient (Foundations) avec une fraîcheur désarmante.

Résultat : depuis que l’album a posé ses fesses dans ma bibliothèque, je bouge joyeusement les miennes. Avec une préférence pour Dickhead, qui met la musicalité de l’insulte au service de la soul (traduction du refrain : Pourquoi tu joues les têtes de bites, arrête de faire ta tête de bite, pourquoi tu joues les têtes de bites, tu fais toujours tout foirer… [Sic]) et Pumpkin Soup, que les Spice Girls devraient piquer pour remettre leur répertoire au goût du jour.

Kate, je serais bien incapable de te prédire une carrière, je n’aime pas tout ce que tu fais, mais ton premier album me donne envie de taper sur un piano jouet et de m’habiller en fluo*. Ce qui, en cette période de l’année aussi grise que molle du cul, est plutôt bienvenu.

* ouais bon… chacun ses effets secondaires.

Skeleton, le clip

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Stellou
    Stellou, Le 9 novembre 2007 à 13h03

    Margo Soprano
    Héhé.

    Je viens de voir le clip de Foundations et j'aime beaucoup ! Les paroles, la musique, le clip, la tête de Kate Nash, ça me ravit :) (même si d'après ce que j'ai compris le sujet est quand même un peu triste). Et au passage, c'est trop mignon les deux montres et les deux brosses à dents qui se font des câlins aha. Allez j'vais en mater d'autres !
    Merci Stellou !
    Plus je me passe l'album, plus j'aime, héhé. :)
    Oui, Foundations, ça parle d'un couple qui part en couilles, en gros.
    J'aime bien aussi Caroline's a Victim.

    http://www.youtube.com/watch?v=N-c2S9umjzM

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