Ma première bistouquette

En voilà un titre tendancieux ! J’imagine deux secondes la couverture de Elle ou mieux encore, du journal Le Monde : « Ma première bistouquette par la première Dame de France ». Bon, je ne suis ni la première dame de France, ni un magazine féminin qui baguenaude de fringues en people, ni encore moins un quotidien […]

Ma première bistouquette

En voilà un titre tendancieux ! J’imagine deux secondes la couverture de Elle ou mieux encore, du journal Le Monde : « Ma première bistouquette par la première Dame de France ».
Bon, je ne suis ni la première dame de France, ni un magazine féminin qui baguenaude de fringues en people, ni encore moins un quotidien pour le moins informatif, donc forcément moins intéressant… Mais du coup, et ça c’est plutôt chouette, je peux me le permettre!

Ce matin, tranquillement installée dans le bus, un endroit très propice pour songer aux kikis, je me pose une question comme ça à brûle-pourpoint :

« A quel âge ai-je reluqué ma première bistouquette? »

Je te parle de la vraie bistouquette, hein, en trois dimensions, en chair et en… chair, pas de celles qu’on a pu apercevoir, par mégarde bien sûr, sur un quelconque site internet ou autre film propre à une des dernières lettres de l’alphabet (aux films de fesses, quoi).

Bon tout d’abord rendons à mon père ce qui appartient à César, la toute première, c’est celle la, celle à papa.
J’aimerais pervertir la chanson de Linda Lemay, en vous disant que « le plus fort c’est mon père », mais autant, je me rappelle bien l’avoir vue, autant je ne me rappelle plus ce que j’ai vu.
Et à compter que je m’en souvienne, la maison m’apparaissant comme un château à l’époque, la perspective aurait sûrement été faussée… Mais je ne vais pas m’étendre plus longtemps sur la bistouquette à papa, laissons-la là où elle est.
Je vais quand même situer cette première rencontre aux alentours de un, deux, trois, quatre voire cinq ans… Approche précoce du zizi ou pas, ça reste à prouver.

Un bon saut dans le temps plus tard et me voilà dans la fleur de l’âge : douze ans, toutes mes dents, bourrelets, et bourgeons faciaux en plein essor.
Contrairement à mes petites copines de classe, je n’ai pas développé de curiosité hautement accrue pour l’espèce mâle, ce serait même plutôt le contraire : entre bouquin et chocolat (ça n’a pas bien changé d’ailleurs…)
Je ne sais pas toi mais moi je ne me sentais pas d’aller voir les copains et de troquer une bistouquette contre un néné en devenir ou autre méthode ô combien ludique et intéressante… Faute de négocier un kiki, je me suis donc prise de passion pour les « Je bouquine » et les « Granola » (faisons dans le détail), non sans me poser quelques vagues questions sur l’objet tant convoité.

Quelques mois plus tard, par un beau jour de printemps, de ceux qu’on aime passer au soleil les arpions en éventail, j’avais pour projet de visiter un ami, que j’affectionnais, qui plus est, particulièrement.
Habituée à me voir débarquer à l’improviste, car voisine de la maisonnette de mon enfance, sa mère m’envoie directement à l’étage, rejoindre *Biiip* dans sa chambre.

Si elle avait su… (Si j’avais su !)

Avec hâte, je monte les marches quatre à quatre, pressée de rejoindre celui pour qui mon cœur battait légèrement plus vite sans que je ne sache vraiment pourquoi. Facétieuse de nature, je décide d’ouvrir la porte d’un coup d’un seul, le tout savamment accompagné d’un bon vieux « Boo! ». Sûre de mon petit effet, j’ouvre, et tout sourire, le cherche du regard.

Et bien je l’ai trouvé, lui, et pas seulement ! Assis sur son lit toute bistouquette dehors, probablement entrain de faire je ne sais quoi avec : enfin bon, je ne vais pas faire de dessin… Pris la main dans le sac qu’il était, enfin dans le sac… Pas peu fier le voilà qui m’invite à entrer comme si de rien n’était.
Ni une ni deux, je referme la porte et redescends promptement au rez-de-chaussée en ayant l’air le plus normal possible histoire de ne pas avoir à raconter cette anecdote à la femme, qui pour l’avoir eu dans son ventre une dizaine d’année plus tôt, aurait peut-être eu comme un goût amer au fond du gosier.

Trois mots me sont venus à l’esprit ce jour là : grand, moche, et…col roulé.
Mais finalement, cette mésaventure s’est avérée bien utile et complètement cathartique*, puisque libérée des quelconques interrogations phalliques que j’aurais pu me poser, j’ai pu entreprendre tranquillement un début d’adolescence intelligemment concentrée sur la problématique de mes nouveaux amis les boutons, et remettre à bien plus tard une éventuelle confrontation.

Et vous des petites anecdotes (pas du tout gênantes !) à partager?

* Qui est purgatif, qui produit une action libératrice (on dit merci qui ?).

Idée inspirée d’un article lu sur le blog Anecdotes & coquillettes.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Greeen
    Greeen, Le 18 juin 2015 à 22h20

    Moi c'était celle de mon frère, quand on prenait encore des bains ensemble. Je me rappelle de sa bistouquette qui flottait au gré des courants... XD Sinon, ça a été à quatorze ans, à le faire avec un mec. C'était tout doux, tout chaud... :cupidon:

    Je dois avouer que j'adore l'allure d'une bite surtout celle de mon mec ! Et je préfère les non circonscrits, j'adore jouer avec le prépuce !

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