Lord of War

Sortie en salles le 4 janvier 2006Sortie en DVD le 5 juillet 2006 Pour commencer, deux faits : L’AK-47, aussi surnommée Kalashnikov, est le produit russe le plus exporté au monde. Plus que leur vodka, plus que leur caviar et infiniment plus que leurs voitures. Il y a 550 millions d’armes sur notre jolie planète. […]

Sortie en salles le 4 janvier 2006
Sortie en DVD le 5 juillet 2006

Pour commencer, deux faits :

  • L’AK-47, aussi surnommée Kalashnikov, est le produit russe le plus exporté au monde. Plus que leur vodka, plus que leur caviar et infiniment plus que leurs voitures.
  • Il y a 550 millions d’armes sur notre jolie planète. Soit une arme pour douze habitants.

Et le business de Yuri Orlov (Nicolas Cage) se résume à répondre à une seule question : comment faire pour en vendre une aux onze autres ? Il n’en faut pas beaucoup plus pour décrire le scénario de Lord of War.

Dans les années 80, cet américain d’origine ukrainienne a compris une chose : pour faire de l’argent, il faut répondre à un besoin humain. Son père a donc ouvert un restaurant. On a tous besoin de manger. Mais il va également piger que le genre humain a un autre besoin primordial : s’entretuer. Je te passe le fait que, pour rentrer aux States, sa famille a prétendu (et prétend toujours) être juive…

Lord of War est donc l’histoire d’un vendeur d’armes, nombriliste et possédant une puissance hallucinante d’auto-persuasion, qui a su être visionnaire quand il l’a fallu, qui voulait devenir grand riche.

Mais attention : Yuri n’est pas un tueur sanguinaire, vendant des armes pour une cause qu’il défend. Non. Yuri est plutôt un arriviste, vendant des mitrailleuses israëliennes aux musulmans, des lance-roquettes communistes aux fascistes. Yuri n’a pas d’idéaux, il est juste raide dingue amoureux d’une top-model (Bridget Moynahan) qu’il pipotera pour finir par épouser. Tout au long du film, on n’arrive pas vraiment à discerner son objectif, sa motivation. D’ailleurs, lui n’arrive pas à piger pourquoi Vitali (Jared Leto), son frangin, est devenu accro à la coke. Vous avez dit tel frère, tel frère ?

Donc tous les matins, Yuri met ses oeillères tous les matins en se levant, persuadé qu’il est que son bizness est un bizness comme les autres. Dénicher le bon produit au bon prix et trouver le bon acheteur au bon endroit qui est prêt à y mettre le prix. Finalement, Yuri a bien compris avant tout le monde que le communisme ne ménerait nulle part et que le sur-individualisme est de bon ton dans notre société…

Oh, il y a bien l’inspecteur Valentine (Ethan Hawke), flic exemplaire, qui passe son temps à tenter de le coincer. Mais Yuri est un malin, il a toujours plus d’un tour dans son sac pour mettre minable le flic, qui repart souvent broucouille.

Et à la fin du film, une morale certes attendue, mais qui vaut la peine d’être répétée. Les cinq membres permanents de l’ONU sont les plus gros vendeurs d’armes sur la planète.

Au-delà de son générique assez génial, des personnalités fouillées des protagonistes principaux, de sa narration dynamique, du jeu de Nicolas Cage et du message principal du film, je t’invite à aller voir Lord of War et en sortant, à prendre un peu de recul. Au fond, est-ce qu’on n’est pas tous quelque part des Yuri Orlov ?…

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Kimberly Clark
    Kimberly Clark, Le 23 mai 2009 à 11h09

    Ce film m'a permis de redécouvrir Nicolas Cage est son jeu de sourcils trop tzarible !

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