Les 5 livres préférés de… Dreambreaker !

« Les 5 livres préférés de… », c’est une rubrique qui vous présente cinq ouvrages phares d’une madmoiZelle : qu’ils aient changé sa vie, marqué son enfance ou l’aient sauvée d’un trajet ennuyeux, voici les bouquins qu’elle ne pourra jamais oublier !

Les 5 livres préférés de… Dreambreaker !

Faire la liste de mes cinq livres préférés, c’est prendre le risque d’en citer que je ne citerai pas demain. Et puis, j’ai longtemps hésité, parce que les livres que j’aime ne sont pas les livres les plus intelligents, philosophiques qui soient, au contraire de ceux de beaucoup de madZ qui ont déjà publié dans cette section. Mais, allez, en avant la musique.

Les mensonges de Locke Lamora, de Scott Lynch

Je vais le dire tout de suite, et vous demander de l’oublier aussitôt : c’est de la fantasy. Pourquoi l’oublier ? Parce que ça n’a aucune commune mesure avec Le Trône de Fer ou Le Seigneur des Anneaux, par exemple.

Ici, l’action se déroule dans une ville, Camorr, qui vous fera penser à une Venise pleine de dangers, magnifique justement parce qu’elle pourrait sans mal vous dévorer. Locke Lamora, le personnage principal, est un voleur de génie, et ceci depuis son enfance.

Il ne se contente pas de voler à la tire, et s’il le fait, c’est avec un art du spectacle sans commune mesure. Non, Locke et ses amis, eux, pensent leurs vols des mois entiers, les construisent avec un soin d’une précision toute scientifique, et jusque là, s’en sont toujours bien tirés. Mais… Les choses changent, et pas qu’à moitié.

On se régale du début à la fin ; on rit, on rage, on pleure aussi, et on est avide d’en savoir plus sur Camorr, et sur cette femme dont on ne sait rien, si ce n’est qu’elle tient le coeur du voleur entre ses mains et qu’elle est rousse… Mais pas une minute on ne s’ennuie.

L’auteur n’est pas tendre, mais écrit avec une rare justesse, et surtout, tout semble si bien ficelé qu’on se demande si Scott Lynch n’est pas l’un de ces salauds gentilhommes, venu nous raconter les déboires de ses compagnons de larcin.

Replay, de Ken Grimwood

Jeff est gros, frustré dans sa vie professionnelle comme privé dans le. Et il meurt d’une crise cardiaque alors qu’il est au téléphone avec son épouse. Habituellement, c’est la fin de histoire. Là ce n’est que le début, parce que Jeff se réveille dans ce qu’il reconnaît comme sa chambre d’étudiant, et lorsqu’il se regarde dans le miroir, c’est lui avec 30 ans de moins qu’il voit.

La vie de Jeff va se dérouler, lui laissant l’opportunité de faire les mêmes choix qu’auparavant ou d’en faire de nouveaux. Jouer la prudence et retrouver une vie monotone et insatisfaisante, ou prendre des risques et advienne que pourra ?

Je n’en dis pas plus, pour ne pas gâcher l’intrigue, qui a le mérite d’amener à une question ancrée dans nos esprits, et d’une façon totalement dépossédée de toute influence religieuse, ce qui est plutôt rare : que se passe-t-il après la mort ? Veut-on vraiment l’immortalité, ou sommes-nous finalement assez chanceux d’avoir une période de vie limitée ?

J’ai trouvé mes propres réponses, et je ne doute pas que beaucoup feront de même, sans qu’elles soient pour autant identiques. Le message du livre est loin de la leçon que l’on donne sur un ton moralisateur ou désapprobateur : il est question avant tout de réfléchir à un thème plus universel à mes yeux que n’importe quel autre.

Robin Hobb

Je m’apprête à écrire une déclaration d’amour, que ce soit clair. Je savais qu’il faudrait que je parle de cette femme formidable dans ma liste, mais je me suis trouvée dans l’impossibilité de choisir le moindre de ses ouvrages, car tous ceux que j’ai lus me font ressentir des tas de choses.

L’assassin royal, Les aventuriers de la mer — j’aime beaucoup les histoires de criminels, de voleurs et de pirates, oui, je ne suis pas sûre de ce que cela révèle de moi — ou encore Le soldat chamane sont des histoires pensées au détail près.

On est encore une fois dans la fantasy, mais là non plus, point de nains, de géants ou de créatures faites de feu. Il est question, parfois, de dragons, mais vous serez surtout surpris-es et charmé-e-s par des magies différences, et les clivages, incompréhensions et difficultés qu’elles entraînent.

Il y a une vraie sensibilité dans la plume de l’auteur, même si elle parvient sans peine à nous mener vers des horizons improbables, que nous n’aurions même pas imaginés. Pas de vrais méchants ni de vrais gentils, en ceci que tous ont leurs forces, leurs faiblesses, et peuvent être attachants un instant et détestables la seconde suivante.

Finalement, il est facile de s’identifier aux personnages, de les comprendre, de s’y attacher, ou au contraire de les prendre en grippe. Un même personnage paraîtra adorable un instant, insupportable la minute d’après, exactement comme une personne réelle, et c’est quelque chose qu’on ne retrouve pas assez à mon goût dans la littérature de manière générale.

Si je devais choisir, je dirais que la meilleure des sagas de Hobb est celle de L’Assassin Royal — 13 tomes au format français, qui ont l’avantage d’être assez courts, et très denses à la fois, résultat on en a pour son temps et pour son argent. J’ai découvert ces bouquins il y a bien longtemps de ça, puisque j’étais au collège, et aujourd’hui, j’ai 22 ans, et je n’en suis toujours pas lassée.

À mes yeux, Robin Hobb est incontestablement une grande dame de la fantasy et de la littérature de notre siècle. Et, parce que ça compte, je suis fière qu’une femme se soit fait une place confortable dans ce monde que beaucoup voient comme étant masculin. Elle a du talent, et rien à envier à qui que ce soit.

Le Journal de Kurt Cobain

Dans la vie, je suis beaucoup de choses, mais je suis avant tout une fan de Nirvana, et j’ai une affection toute particulière pour Kurt Cobain. Là où beaucoup d’autres écoutaient Henry Des, moi, j’ai été élevée au son de Nevermind, et c’est aussi ce que nous écoutions en voiture lorsque mon père me ramenait chaque week-end chez ma mère, déchirure hebdomadaire que les trois bonhommes accompagnaient immanquablement.

Lire le journal était pour moi une évidence, même si ça a été dur, au début : cette impression terrible de m’immiscer dans la vie d’un homme qui n’est plus de ce monde, qui était terriblement fragile et surtout pas mal incompris. Peu m’importe qu’on le voit comme un simple camé — bon, en réalité, ça importe, j’ai tendance à vite devenir méchante dès qu’il s’agit de Kurt et de critiques qu’on peut faire à son sujet, question de respect — mais le fait est qu’il n’était pas que ça, et ce journal le montre.

Je pense que le meilleur moyen de le comprendre, c’est encore de prendre le temps de le lire.

Le Livre Sans Nom (auteur anonyme)

Celui-ci est entré directement dans mon top 5, et j’en suis la première surprise. Si je devais donner une description de ce livre, ce serait sans aucun doute « WTF ».

L’histoire comme les personnages sont totalement barrés, on se croirait dans une expédition sans guide à travers l’imagination de Quentin Tarantino — qui est en tête des suppositions quant à l’auteur du livre, qui a souhaité rester anonyme, et qui l’est toujours, même après 4 tomes dont le succès a été international.

Un mystérieux assassin, le Bourbon Kid, qui, après avoir bu un verre de la boisson du même nom, devient particulièrement sanguinaire — comprenez par là encore plus que le reste du temps — sévit dans la petite ville de Santa Mondega, en Amérique du Sud, qui a la particularité d’avoir un taux de criminalité hors du commun, et d’être le repaire de nombreuses créatures du mal.

Ce sont donc ses aventures, mais aussi celles de Dante et Kacy, un couple un peu limité du citron qui se retrouve toujours dans les pires combines, de Sanchez, le propriétaire revêche du Tapioca, ou encore de la Dame Mystique, une voyante qui ne voit pas grand-chose.

On rit beaucoup, on a des passages de gros blanc, à se demander où l’auteur a bien pu aller chercher cette idée farfelue numéro 52, et puis on hausse les épaules, on continue sa lecture, parce que ça a beau être n’importe quoi, c’est quand même sacrément bon. Et le meilleur dans tout ça, c’est que les tomes suivants sont tout aussi excellents.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Madmoizelle Jul'
    Madmoizelle Jul', Le 9 septembre 2013 à 18h56

    Replay, cette petite merveille !
    Je l'ai largement utilisé dans le mémoire que j'ai écrit en prépa, il est tellement intéressant à étudier !
    Je conseille en parallèle (pour la complexité du thème du Temps): Le temps n'est rien d'Audrey Niffenegger et Le jeune homme, la mort et le temps de Richard Matheson...
    Enjoy ! :)

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