Lise en concert (Montauban)

Le hasard fait souvent de jolies choses, comme lorsqu’il m’a mis entre les mains la brochure du festival Alors… Chante ! Un nom, Lise et quelques lignes en page 5 :  » Seule au piano ou accompagnée d’une formation acoustique intimiste, elle égrène d’une voix douce des textes en demi-teinte qui nous content aussi bien […]

Lise en concert (Montauban)

Le hasard fait souvent de jolies choses, comme lorsqu’il m’a mis entre les mains la brochure du festival Alors… Chante ! Un nom, Lise et quelques lignes en page 5 :  » Seule au piano ou accompagnée d’une formation acoustique intimiste, elle égrène d’une voix douce des textes en demi-teinte qui nous content aussi bien en français qu’en anglais des histoires d’un autre temps, toujours empreintes d’une réalité qu’elle semble ne pas vouloir prendre au pied de la lettre « . Un tour sur son site et j’étais conquise. C’est donc avec impatience que j’attendais son passage en première partie de Thomas Fersen à l’occasion du festival Alors Chante. Et je n’ai pas été déçue.

Une scène, un piano : quoi de mieux qu’un théâtre pour l’accueillir ? Dès que les lumières se sont éteintes, assise au milieu de la salle, face au piano, je me suis concentrée afin de ne pas perdre une note. De longs cheveux bruns, une robe rouge, elle arrive rapidement puis s’asseoit face aux blanches et aux noires. Lise nous emmène alors dans son univers, se promenant de l’anglais au français, des graves aux aigus, maniant sa voix aussi bien qu’elle enchaîne les double croches en virtuose du piano.

Intimidée dès que les notes s’arrêtent, un léger »une autre » après la première chanson, l’assurance vient au fil du temps. Cela ne l’empêche pas de remplir de musique la salle à elle toute seule, même lorsqu’elle quitte le piano pour venir accompagner les notes en faisant des claquettes du bout de ses talons.

Pour exorciser ses peurs, elle nous les chantent : Le trac, les mains moites et les pommettes écarlates, mais comme le dit la chanson « vas-y continue à chanter des chansons d’amours ». Chansons d’amours, chansons pour sauver le monde (Ice Woman), berceuses impératives (Dors) et poésie lorsqu’elle interprète L’émigrant de Landor Road d’Apollinaire. Une dizaine de chansons, un rappel, de légères révérences et Lise repart comme elle était arrivée après nous avoir souhaité une bonne soirée.

Certes, j’étais conquise avant même d’assister au concert mais mon coup de cœur s’est renforcé pour cette auteure-compositrice-interprète simple, fraîche et bourrée de talents. Mon bateau partira demain pour l’Amérique / Et je ne reviendrai jamais écrvait Apollinaire, moi j’espère que Lise reviendra vite, un album dans ses bagages.

Le site internet de Lise
Le site d’elmediator , résidence d’artiste ou Lise a séjourné

© Photos : www.superlise.org

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Sosou
    Sosou, Le 28 mai 2007 à 21h31

    hin hin et ouai, moi aussi j'habite dans cette "mégalopole" super-peuplé-agitée-mouvementé :d

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