L’Instant Putassier #18 – Les gens qui n’évoluent pas

Nom d’une couille atrophiée, je n’ai jamais vu pareil gâchis que les gens qui n’évoluent pas, les GENEPA, sorte de mollusques qui pensent que la vie se résume au triptyque manger – dormir – déféquer et qui le reste du temps se traînent le boulet de la routine, métro – boulot – dodo. Halte là, […]

L’Instant Putassier #18 – Les gens qui n’évoluent pas

Nom d’une couille atrophiée, je n’ai jamais vu pareil gâchis que les gens qui n’évoluent pas, les GENEPA, sorte de mollusques qui pensent que la vie se résume au triptyque manger – dormir – déféquer et qui le reste du temps se traînent le boulet de la routine, métro – boulot – dodo. Halte là, GENEPA, tu es un être toxique coincé au rez-de-chaussée, et je ne souhaite pas que tu m’entraînes dans ton sillage de l’échec.

Evidemment, il faut avoir quelques années à son compteur pour avoir le malheur de connaître un GENEPA, puisqu’il faut nécessairement quelques années pour se rendre compte que celui qui passe du stade d’ami à celui de copain puis de connaissance a décidé de ne pas évoluer. A vrai dire, le GENEPA est loin d’être une personne dépourvue de neurones, bien au contraire. Le GENEPA avait justement toutes les chances d’évoluer. De devenir quelqu’un de bien. De réussir. De s’épanouir. Alors quel fut le coup d’insecticide qui brisa le destin de la jolie fleur qu’était le GENEPA ?

Les scientifiques ne sont pas d’accord sur les raisons d’un tel bouleversement. Certains pensent que le GENEPA s’est fait rattrapé par la flemme. La flemme de s’accrocher à ses études. La flemme de chercher un autre boulot. La flemme de développer son amour-propre et de comprendre qu’il mérite mieux. La flemme de lever son cul pour explorer d’autres horizons. D’autres sont plus catégoriques quand ils affirment que le GENEPA se complait dans une situation d’échec. Personne ne peut ainsi attendre de lui quoique ce soit. De peur de trop décevoir s’il ne réussissait pas au final, le GENEPA préfère abandonner : ne rien faire reste un choix, et donc une manière de contrôler un état qui pourrait devenir à l’avenir incontrôlable.

Le GENEPA, c’est votre copine qui s’acharne à rouler des pelles au moindre mec qui ne ressemblerait pas à l’enfant caché de Michel Houellebecq et de Jean-Pierre Raffarin et qui pleure régulièrement tous les 6 mois de ne pas trouver de mec bien. C’est votre pote qui passe de plus en plus de journées à se retourner la tête à coup de bangs et à jouer à la PS2. C’est votre grand-mère qui reste clouée chez elle à regarder les piétons convaincue que tout le reste la fatiguerait beaucoup trop.

Je rajouterai donc une 3ème catégorie à celles des autres chercheurs : le GENEPA, c’est quelqu’un qui se refuse à être heureux parce qu’il a peur.

Mais le plus gros problème du GENEPA, ce n’est pas tant qu’il reste le nez dans son caca en attendant que ça passe (ou pire : en hurlant au scandale que les autres ont plus de chance en amour / sont pistonnés ), c’est que si vous avez le malheur de tenter de le tirer par la tignasse hors de son popo, le GENEPA n’est pas content : vous le jugez, c’est sa vie il fait ce qu’il veut, vous n’avez pas idée de ce qu’il fait toute la journée, vous ne pouvez pas comprendre parce que vous vous n’avez pas vécu le quart de ce qu’il a vécu.

Vouloir soigner un GENEPA, c’est comme espérer encore que Britney Spears soit vierge. Belle utopie, j’en conviens. Le GENEPA a avant tout besoin de se prendre une bonne claque dans la gueule comme dirait Rambo ou le père de Vic dans La Boum, mais pas par vous, ou quelqu’un d’autre, mais bien par cette fabuleuse chose qu’est LA VIE.
Pour illustrer mon propos, une image à coller sur le frigo du GENEPA :


© Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith
Allégorie de la claque dans la gueule sur le point de frapper

Les GENEPA ressassent en boucle les mêmes expériences, comme s’ils n’avaient pas de mémoire. Ils imputent à leur Dieu, aux autres ou à la fatalité leur état actuel. Certes, il existe certains évènements qui nous font plonger et qui nous empoisonnent l’existence. Il existe de véritables obstacles, tout comme il est facile de reconnaître des barrières mineures servant d’excuses.

A ceux qui invoquent ces dernières, n’hésitez pas à remettre les choses à leur place : nous avons tous notre part de responsabilités dans ce qu’il nous arrive.

La prochaine fois je vous raconterai comment ceux qui tentent de se disculper en disant « j’étais bourré(e) » comme si l’alcool faisait automatiquement perdre toute conscience mériterait de coller la même image que le GENEPA sur le frigo.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Little Sparrow
    Little Sparrow, Le 25 novembre 2009 à 17h08

    Je pense qu'on a tous une phase GENEPA dans sa vie. Le tout est de faire en sorte que ça ne soit pas permanent. Les coups de pied au cul, ça me réussit, en général. :)

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