Nom d’une couille atrophiée, je n’ai jamais vu pareil gâchis que les gens qui n’évoluent pas, les GENEPA, sorte de mollusques qui pensent que la vie se résume au triptyque manger – dormir – déféquer et qui le reste du temps se traînent le boulet de la routine, métro – boulot – dodo. Halte là, GENEPA, tu es un être toxique coincé au rez-de-chaussée, et je ne souhaite pas que tu m’entraînes dans ton sillage de l’échec.
Evidemment, il faut avoir quelques années à son compteur pour avoir le malheur de connaître un GENEPA, puisqu’il faut nécessairement quelques années pour se rendre compte que celui qui passe du stade d’ami à celui de copain puis de connaissance a décidé de ne pas évoluer. A vrai dire, le GENEPA est loin d’être une personne dépourvue de neurones, bien au contraire. Le GENEPA avait justement toutes les chances d’évoluer. De devenir quelqu’un de bien. De réussir. De s’épanouir. Alors quel fut le coup d’insecticide qui brisa le destin de la jolie fleur qu’était le GENEPA ?
Les scientifiques ne sont pas d’accord sur les raisons d’un tel bouleversement. Certains pensent que le GENEPA s’est fait rattrapé par la flemme. La flemme de s’accrocher à ses études. La flemme de chercher un autre boulot. La flemme de développer son amour-propre et de comprendre qu’il mérite mieux. La flemme de lever son cul pour explorer d’autres horizons. D’autres sont plus catégoriques quand ils affirment que le GENEPA se complait dans une situation d’échec. Personne ne peut ainsi attendre de lui quoique ce soit. De peur de trop décevoir s’il ne réussissait pas au final, le GENEPA préfère abandonner : ne rien faire reste un choix, et donc une manière de contrôler un état qui pourrait devenir à l’avenir incontrôlable.
Le GENEPA, c’est votre copine qui s’acharne à rouler des pelles au moindre mec qui ne ressemblerait pas à l’enfant caché de Michel Houellebecq et de jean-Pierre Raffarin et qui pleure régulièrement tous les 6 mois de ne pas trouver de mec bien. C’est votre pote qui passe de plus en plus de journées à se retourner la tête à coup de bangs et à jouer à la PS2. C’est votre grand-mère qui reste clouée chez elle à regarder les piétons convaincue que tout le reste la fatiguerait beaucoup trop.
Je rajouterai donc une 3ème catégorie à celles des autres chercheurs : le GENEPA, c’est quelqu’un qui se refuse à être heureux parce qu’il a peur.
Mais le plus gros problème du GENEPA, ce n’est pas tant qu’il reste le nez dans son caca en attendant que ça passe (ou pire : en hurlant au scandale que les autres ont plus de chance en amour / sont pistonnés ), c’est que si vous avez le malheur de tenter de le tirer par la tignasse hors de son popo, le GENEPA n’est pas content : vous le jugez, c’est sa vie il fait ce qu’il veut, vous n’avez pas idée de ce qu’il fait toute la journée, vous ne pouvez pas comprendre parce que vous vous n’avez pas vécu le quart de ce qu’il a vécu.
Vouloir soigner un GENEPA, c’est comme espérer encore que Britney Spears soit vierge. Belle utopie, j’en conviens. Le GENEPA a avant tout besoin de se prendre une bonne claque dans la gueule comme dirait Rambo ou le père de Vic dans La Boum, mais pas par vous, ou quelqu’un d’autre, mais bien par cette fabuleuse chose qu’est LA VIE.
Pour illustrer mon propos, une image à coller sur le frigo du GENEPA :

© Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith
Allégorie de la claque dans la gueule sur le point de frapper
Les GENEPA ressassent en boucle les mêmes expériences, comme s’ils n’avaient pas de mémoire. Ils imputent à leur Dieu, aux autres ou à la fatalité leur état actuel. Certes, il existe certains évènements qui nous font plonger et qui nous empoisonnent l’existence. Il existe de véritables obstacles, tout comme il est facile de reconnaître des barrières mineures servant d’excuses.
A ceux qui invoquent ces dernières, n’hésitez pas à remettre les choses à leur place : nous avons tous notre part de responsabilités dans ce qu’il nous arrive.
La prochaine fois je vous raconterai comment ceux qui tentent de se disculper en disant « j’étais bourré(e) » comme si l’alcool faisait automatiquement perdre toute conscience mériterait de coller la même image que le GENEPA sur le frigo.









Le 17/10/2008 à 17h47
J'adore l'article !Le 17/10/2008 à 21h48
J'en fais partie. J'avoue.Le 21/10/2008 à 16h45
Professeur, vous êtes un peu le père que je n'ai jamais eu !Le 22/10/2008 à 18h42
j'ai été déçue en lisant l'article, pour moi "les gens qui n'évoluent pas" c'est ces gens dont on n'a pas eu de nouvelles depuis bien longtemps. C'est en les croisant aux hasards d'une rue qu'on se rends compte de la situation... alors qu'en 5ans t'as eu le temps de changer de façon d'être depuis tes années collèges, elles n'ont absolument aucune nouvelles à raconter... même façon de parler, même façon de s'habiller, mêmes délires qu'avant. rien,rien,rien de neuf !!Pour moi c'est ça.. "les gens qui n'évoluent pas" , et non pas une histoire de "je me plains parce que les mecs c'est tous des connards"... car personnellement, je vois pas en quoi c'est mal, haha je suis comme ça et toutes mes amies le sont aussi. Et c'est bien ça qui nous fait rire, c'est notre séance "on balance sur nos connards respectifs". alors je suis peut-etre une GENEPA comme vous dites... mais qui s'assume pleinement =)
Le 23/10/2008 à 11h27
Pour moi c'est ça.. "les gens qui n'évoluent pas" , et non pas une histoire de "je me plains parce que les mecs c'est tous des connards"... car personnellement, je vois pas en quoi c'est mal, haha je suis comme ça et toutes mes amies le sont aussi. Et c'est bien ça qui nous fait rire, c'est notre séance "on balance sur nos connards respectifs". alors je suis peut-etre une GENEPA comme vous dites... mais qui s'assume pleinement =)
Le 20/11/2008 à 20h42
Je suis une GENEPA en cure, je pense. Je me suis pris la grande claque, c'est bon.Le 31/05/2009 à 03h14
moi je suis devenue comme sa à cause de ma relation amoureuse.Mon "Copain" teellement jaloux (a la suite d'une infidelité avec L'EX lol qui date de plus d'un an quand même) me cloitre chez moi. Enfin chez mes chers parents que je ne supporte plus.. Cause : je les vois TROP à cause de ce foutu copain qui m'a destiné a une vie de je me leve j'vais bosser ATTENTION DE NE PARLER A PERSONE SURTOU !!!, je travaille et je rentre, je l'attends et quand il daigne venir, on se dispute et il se casse avec la haine.
Et lendemain... REBELOTE.
Mais bon.. l'amour me rend prisonière..
Quelqu'un a un avis a donner ?
Ps: allez y francos je n'ai pas peur de l'honeteté, j'en ai plutot fortement besoin
Ah oui j'oubliai, le mâle dont je parle est au chomage, ne cherche pas de travail et se plaint toujours, exactement le profil du raleur de l'instant putassier " j'ai mal de tete, je suis fatiguer,...)
Le 17/11/2009 à 21h46
arf j'ai eu un peu honte de me retrouver dans ton article surtout lors de ma rupture amoureuse, mais bon maintenant je m'en suis rendue compte et je me dis mon dieu ce que je devais etre soulante alors j'essaie de me soigner c'est déjà çaLe 25/11/2009 à 17h08
Je pense qu'on a tous une phase GENEPA dans sa vie. Le tout est de faire en sorte que ça ne soit pas permanent. Les coups de pied au cul, ça me réussit, en général.