Des nouvelles de l’employée licenciée pour avoir refusé de porter des talons !

À Londres, une jeune femme a été licenciée pour avoir refusé de porter des talons hauts. Elle a décidé de ne pas se laisser faire.

Des nouvelles de l’employée licenciée pour avoir refusé de porter des talons !

Mise à jour du 16 mars 2017 — Elle voulait 100 000 signatures, elle en en a obtenu 150 000.

Nicola Thorp, jeune britannique de 28 ans, avait été licenciée car elle refusait de porter des talons hauts.

Pourtant, selon la loi anti-discrimination de 2010, il est interdit de mettre en place une réglementation qui serait défavorable à l’un des deux genres plus qu’à l’autre.

Grâce au succès de sa pétition, cette femme a obtenu un débat parlementaire. Le Nouvel Obs explique que deux commissions ont mené une enquête sur les codes vestimentaires des entreprises.

Et l’enquête a été un succès car plus de 730 témoignages ont été recueillis rien que la première semaine. Si le gouvernement explique que le fait d’imposer des chaussures à talons aux femmes est illicite, cela reste chose courante dans certaines sociétés.

Porter des talons n’est pourtant pas sans conséquence. Selon le Collège de Podologie interrogé dans le cadre de cette enquête, cela peut causer des troubles articulaires et surtout des douleurs.

Et les chaussures à talons ne sont qu’un élément parmi tous ceux imposés dans certaines entreprises…

Pour l’instant, pas de grands changements donc, si ce n’est que cette affaire a porté ses fruits par le bruit qu’elle a causé.

Aujourd’hui, l’agence pour laquelle travaillait Nicola Thorp a changé son code vestimentaire et n’impose plus de talons aux femmes.

Parfois, ouvrir sa gueule, ça paie.

Mise à jour du 13 mai 2016 — Ça y est, la pétition de Nicola Thorp a dépassé le seuil minimum pour être prise en compte par le Parlement et comptabilise maintenant plus de 125 000 signatures !

Et ce n’est vraiment pas du luxe d’attirer l’attention sur le sujet, puisqu’en parallèle, une maquilleuse canadienne, Nicola Gavins a soulevé un problème similaire à Edmonton (au Canada, donc) :

« Les pieds de mon amie saignaient au point qu’elle a perdu un ongle d’orteil et elle n’avait toujours pas le droit de porter des chaussures plates »

L’occasion, peut-être de profiter de l’attention qu’a généré la mésaventure de Nicola Thorp pour attirer celle des gouvernements et légiférer sur la question une fois pour toutes ?

Article initialement publié le 12 mai 2016 — Nicola Thorp est une Londonienne de 27 ans qui a plutôt de bonnes idées : en personne futée, elle est allée bosser avec des chaussures plates mais élégantes, rapport que c’est mieux quand on est hôtesse, à piétiner toute la journée.

Sauf qu’en arrivant sur son lieu de travail, chez PwC, personne d’autre n’a eu l’air de penser que c’était une bonne idée. Après lui avoir remis son uniforme, on lui a fait remarquer qu’elle ne pouvait pas porter ces chaussures-là.

À lire aussi : Le code vestimentaire professionnel, entre mystère et sexisme

Quand elle a dit ne pas en avoir d’autres, on lui a gentiment (non) suggéré d’aller acheter des chaussures à talons dans un magasin à proximité puis de revenir travailler.

Quand elle a fait remarquer que ses collègues masculins portaient des chaussures plates, on lui a ri au nez

Nicola a alors souligné le fait que ses collègues masculins, eux, portaient des chaussures plates. La réaction de son interlocuteur ? Rire !

C’est vrai que vouloir travailler dans une tenue au confort suffisant c’est quand même idiot, au moins autant que de réclamer d’être traitée de la même manière que ses homologues masculins

Nicola a donc refusé tout net de porter des talons et a été invitée à rentrer chez elle (sans avoir été ni payée, ça va de soi, hein). À la suite de cette belle journée, elle a raconté sa péripétie sexiste dans une vidéo de la BBC, qui s’est également fendue d’un article : est-ce légal de forcer les femmes à porter des talons hauts pour travailler ?

Un indice sur la réponse à cette question fumante

Mais Nicola Thorp a surtout lancé une pétition pour que le Parlement rende illégal cette exigence des entreprises à ce que leurs employées portent des chaussures à talons. La pétition lancée lundi a déjà recueilli plus de 80 000 signatures : à 100 000, elle sera « prise en considération pour un débat au Parlement ».

De son côté, le porte-parole de PwC a précisé que ce règlement ne venait pas de PwC mais du prestataire auquel l’entreprise fait appel pour ses hôtes et hôtesses d’accueil, Portico. Et Portico de répondre que Nicola Thorp « avait donné son accord pour suivre les indications concernant la tenue vestimentaire, qui sont monnaie courante dans le secteur ».

Le sexisme se porte bien. Belle journée à vous aussi !

big-sexiste-epuise

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Gia_Juliet
    Gia_Juliet, Le 21 mai 2016 à 9h21

    Je voudrais juste rebondir sur le cas des méd-paraméd en général.
    En fait, des infirmiers il y en a suffisamment de formés, on (l'Etat) refuse juste de les embaucher pour des politiques d'économie (bah oui un hôpital = un hôtel, hum, le facteur soin et humain cela n'a pas trop d'importance) et les 2500€ cités c'est loin d'être un salaire répandu, sauf si tu es cadre ou que tu ne fais que des nuits + gardes et à un certain âge (ce qui est relativement rare et très mauvais pour la santé aussi). Et les titularisations sont de plus en plus difficiles à obtenir. Les libéraux gagnent plus oui et non, cela dépend de la quantité de travail et surtout du type de soins effectués. Il y a des nomenclatures très encadrées et à respecter.
    Les internes de médecines (bac +6 mini) sont des "bouche-trous" très utiles et peu chers depuis des années.
    Les médecins Etrangers titulaires, sont payés longtemps moins que leurs collègues Français, sans raison valable, alors qu'ils font aussi bien le boulot.
    Les orthophonistes sont eux en bac +5 reconnu bac +2 et payés un smic + 60€ env. en tant que salarié. Pourtant c'est un métier de rééducation assez complet et poussé.
    Idem pour les SF, c'est bac +5 reconnu bac +3, entre 1600 et 1900€ en moyenne je crois.
    Les ergothérapeutes aussi, bac + 3 pour... que dalle.
    Les psychomot', je ne suis même pas sûre qu'ils soient réellement reconnus eux, en plus, et permettent des remboursements SS.
    Les kinés hospitaliers, pour le coup, aucune idée...
    Etc.
    Les AS et autres appellations spécifiques (ASH, AMP...) sont eux interchangeables et ultra-précaires, ce qui est encore plus pathétique.
    Les rémunérations sont basées sur la grille (stupide) des salaires de la fonction publique: ça ne tient absolument pas compte de la pénibilité et des responsabilités.
    Chaque cas est particulier, les postes peuvent être occupés facilement s'il y a une preuve de bonne volonté des gouvernants mais on ne travaille pas uniquement pour s'entendre répété à la tv ou radio qu'on fait un travail formidable ou magnifique. Les paroles ne nourrissent personnes. Sauf peut-être en Com' et encore je n'en suis pas sûre du tout.
    Donc il y a la théorie et la réalité.

    Pour les autres domaines, dont l'industrie et le commerce, je pense que ceux qui "créent" des richesses, créent la monnaie doivent être bien rémunérés pour ce qu'ils rapportent. Ce n'est pas moi, pas encore, qui crée le matos ou les technologies avec lesquels je bosse. Ils sont nécessaires et bénéfiques à tout le monde.
    Avec les services et les "intermédiaires" j'ai plus de mal.

    Après, je partage à la fois les avis de @Voyageuse et de @ChansonMuette . L'une est dans l'aspect économie pure actuellement, l'autre plus dans l'aspect affectif et le relationnel. Ce sont 2 versants différents parmi beaucoup d'autres, d'un même sujet.


    ps: l'Etat qui régule tout, gère nos vies et celle des autres et nous rend trop dépendant de lui, il diminue aussi les libertés individuelles et ce n'est pas bon. Trop de règles brident les prises d'initiatives. Le capitalisme n'est pas une mauvaise économie, ce sont le détournements de ses règles qui le rendent mauvais. Je pense que c'est qu'essaie d'exprimer @Voyageuse . Imaginez brider les artistes, ou l'obligation formelle pour eux de respecter des règles dictées par des "non-savants", ce serait fou. Pour l'entrepreneuriat c'est pareil. On rend les gens dépendants aux (ego) politiques, aux grandes entreprises et à leurs règles, alors qu'il y a des tas de gens qui rêveraient d'être indé., patron, ou même salarié "libre" et de tirer ensemble vers le haut.
    J'ai relu les posts des pages précédentes. @Lunafey , tu te dis inspirée d'un courant anarchiste (c'est bien ça?) mais le confort dans lequel tu vis, qui l'a permis? Quelqu'un dans ta famille a dû travailler pour qu'il existe, non? Si l'anarchie (mot que je ne maîtrise pas trop non plus attention) est privilégiée, aurais-tu eu justement tout ton "confort"? Et aurais-tu les mêmes idéaux politiques aujourd'hui?
    J'ai un ami qui prône fortement l'anarchie lui aussi, ses parents et son beau-père sont patron d'une PME (fabrication de chaînes destinées à l'industrie) et business/wo-man (décors et équipements de luxe pour hôtels, palaces, paquebots entre autres choses). Sa vie a été faite d'institutions privées, de voyages autour du monde. Il n'a jamais bossé (volontairement), a réussi à s'obtenir aides et HLM alors qu'il n'en a pas besoin du tout. C'est comme ça, il a réussi à jouer avec les règles tout ça... Il est le 1er à dire que le système est pourri tout en profitant de ses largesses et prétend comprendre et défendre les plus précaires. Penses-tu qu'il est légitime pour cela ou non? Je précise que ce n'est pas une attaque perso, mais j'aimerais avoir ton avis de madz inconnue irl qui est peut-être proche du même courant (même s'il doit y avoir plusieurs courants anarchistes et que je me trompe quand même), qui assume être privilégiée.

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