Le jour où j’ai essayé de coucher avec un garçon… alors que je suis lesbienne !

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Une Josée lesbienne, poussée par sa curiosité, a décidé d'essayer le sexe avec un garçon. Rendez-vous en terre inconnue, sans Frédéric Lopez mais avec des coucougnettes.

Le jour où j’ai essayé de coucher avec un garçon… alors que je suis lesbienne !

À dix-neuf ans, j’étais en prépa et je n’avais jamais couché avec un garçon. Tout le monde savait que j’étais lesbienne, et ça ne posait aucun problème à mes ami•es.

J’avais une vie sexuelle épanouie et absolument aucun doute sur mon orientation et sur mes désirs.

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Un certain meilleur ami…

Mon meilleur ami de l’époque était un mec hétéro, Luc, avec lequel je passais l’essentiel de mon temps : on bossait ensemble, on mangeait ensemble, on faisait nos lessives ensemble, je faisais pipi quand il se brossait les dents et il m’engueulait quand la vaisselle n’était pas faite.

Clairement, on avait tout du vieux couple (missionnaire non compris, of course).

Un jour, je suis arrivée dans l’appart de Luc en lui demandant pourquoi il n’avait pas fait les courses, sans savoir qu’il n’était pas seul chez lui.

Luc était avec des amis de son frère qu’il connaissait lui-même assez mal, des types plutôt lourds et un peu beaufs.

Ils ont rigolé et lui ont dit :

— On voit qui porte la culotte chez vous, Luc ! Te laisse pas faire !

Ils avaient cru qu’on était ensemble, et ça nous a bien fait rire.

« Si tu veux, on couche ensemble »

Le soir, après leur départ, j’ai dit à Luc que j’avais parfois l’impression d’être plus en couple avec lui qu’avec les meufs que je voyais.

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On était sur le canap, on se prenait une petite tisane, et on avait absolument pas envie de travailler. On était bien, là, tout les deux, on sentait qu’on avait super confiance l’un en l’autre, c’était chouette.

La conversation a roulé sur le couple, puis sur le sexe en couple, et les expériences de chacun•e. Luc savait très bien que je n’avais jamais couché avec un garçon, et on en a un peu discuté.

Je lui ai confié que j’avais souvent l’impression d’être à côté de la plaque quand mes amies hétéro parlaient de leurs relations sexuelles, et que j’avais l’impression d’être complètement ignorante sur un truc que la plupart des gens autour de moi pratiquaient.

Et là, Luc m’a dit en rigolant :

— Écoute, je lave tes petites culottes, on a complètement confiance l’un en l’autre… si tu veux, on essaye de coucher ensemble ! Comme ça, tu verras à quoi ça ressemble !

Ça n’était pas du tout bizarre comme proposition !

On était suffisamment proches pour que ça soit dit de façon complètement détendue et je savais qu’il n’y avait aucune volonté de sa part de profiter de moi (ce n’était pas le genre à attendre son jour de chance pour proposer à sa copine lesbienne de tester le pénis avec lui).

J’ai rigolé et j’ai dit :

— Allez, chiche !

Du strip poker à la bite à l’air

On est descendu à la supérette de la rue pour s’acheter de quoi faire des tek-paf d’encouragement : à chaque cul-sec, il fallait enlever un vêtement.

Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvés, un soir de semaine, mon meilleur ami et moi, à moitié à poil sur son canap-lit défoncé pour baiser ensemble. J’étais morte de rire (et absolument pas excitée) mais j’étais aussi super curieuse.

On avait tous les deux un doute sur la réussite de notre entreprise (Luc non plus n’était pas spécialement excité), mais on est partis vers cette drôle de baise comme à la guerre : maintenant qu’on avait commencé, on voulait aller jusqu’au bout.

J’avais déjà chopé Luc dans des soirées pour amuser la galerie, je savais qu’il embrassait plutôt bien, et qu’il n’était pas du tout désagréable comme partenaire.

On s’est un petit peu embrassé, pour voir, puis il a enlevé son caleçon. Je l’avais déjà vu à poil, mais sans vraiment faire gaffe.

Ciel ! Un pénis !

Là, quand j’ai vu ce pénis un peu dur, j’ai explosé de rire, ça me semblait complètement surréaliste comme truc.

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Je lui ai mis un préservatif et Luc s’est foutu de moi parce que je me suis trompée de sens, puis on a vidé la moitié de mon tube de lubrifiant sur ma chatte (comment ce truc ÉNORME allait-il bien pouvoir rentrer dedans ?).

Luc aussi était mort de rire, et c’était vraiment chouette comme moment, j’avais l’impression qu’on avait jamais été aussi amis, ce qui peut paraître étonnant. On a discuté de ce qu’on faisait avec des meufs pour se caresser la schneck, et puis j’ai dit à Luc :

— Vas-y si tu veux, je suis prête !

Ce fut le plus gros fail de notre vie.

Coucher avec un garçon quand on est lesbienne, c’est pas simple

Jamais le pénis de Luc n’est rentré dans ma chatte ! J’ai juste eu l’impression que physiologiquement, ça n’était pas possible.

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J’avais pourtant déjà utilisé des sextoys pénétrants (certes de plus petite taille), mais j’avais l’impression que c’était différent. Mon corps n’était pas vraiment OK.

Luc s’est mis au garde-à-vous dans le canapé et m’a dit :

Générale, je crois bien que je peux vous remettre la médaille de la lesbienne accomplie !

Aucun de nous deux n’était gêné, on était juste amusés par notre propre connerie (vraiment, qui fait ça, baiser avec son meilleur ami pour « voir à quoi ressemble le sexe hétéro » ?).

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On s’est endormis devant un Disney en se disant que c’était la soirée la plus chelou de toute notre histoire d’amitié, mais que bizarrement, c’était vraiment un bon moment aussi.

Évidemment, on a raconté cette histoire à tou•tes nos ami•es, et aujourd’hui, on ne peut pas faire une soirée ensemble sans que quelqu’un ne rappelle à l’assemblée cette fameuse fois où Luc et Josée ont tenté de baiser ensemble.

Personnellement, j’en ai tiré deux leçons : il n’y a aucune situation gênante tant qu’on est en confiance avec quelqu’un, et clairement, le sexe incluant un vrai pénis, ça n’est pas pour moi !

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Josée L'Obsédée

Josée l'Obsédée n'est pas qu'une personne (sinon, elle aurait eu 17 premières fois et 6 sodomies ratées, ce qui fait beaucoup pour un seul corps). C'est la plume des madmoiZelles voulant nous parler de leurs plus folles histoires au lit... ...et au fait, peut-être es-tu toi aussi une Josée l'Obsédée dans l'âme ? Si oui viens témoigner !

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Voici le dernier commentaire
  • Sombre.
    Sombre., Le 1 juin 2017 à 12h20

    @Diophantienne je ne suis pas transfeminine, j'aurais justement eu du mal a parler correctement de ce sujet, d'autre madz concernées peuvent peu être apporter des précision sur le sujet si vraiment c'est demandé.

    Pour ce qui est du fait que j'ai cité le sujet de l'intersexualisation et des violence médicale a leur encontre, j'ai voulu vraiment montrer a la madz la base des violence basées sur le genre et le genre assigné a la naissance vu que apparemment iel (je ne sais plus quel est sont pronom) n'en avait vraiment pas conscience et n'était absolument pas déconstruite sur le sujet. Je voulais vraiment faire un truc de base, englobant le plus de discrimination possible, et en effet j'ai pu être maladroit.

    Je précise quand même que ce débat me met littéralement en larme a chaque fois que j'y participe, mais que je prend sur moi pour faire de la pédagogie parce que je refuse de laisser les personnes non concernées débattre sur nous en disant des choses affreuses et transphobes sans réagir, mes messages sont souvent écrits a des moment qui sont du coup très difficiles, ca explique en partie ma maladresse.

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