Les triangles amoureux cultes au cinéma

Cet article est écrit dans le cadre d’un partenariat avec À trois on y va.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

Les triangles amoureux m’ont toujours fascinée. Au cinéma, en tout cas ; je n’en ai jamais vu en vrai. Pourtant, j’ai tendance à penser que quand ils impliquent que quelqu’un est laissé de côté, ça met mal à l’aise. Dans d’autres films, où le sujet tourne davantage autour de personnages au courant, et/ou consentants, et/ou heureux, c’est simplement une belle histoire d’amour qui lie plus de deux personnes.

Dans À trois on y va, Charlotte (Sophie Verbeeck) et Micha (Félix Moati) sont très amoureux l’un de l’autre mais/et se trompent mutuellement avec Mélodie (Anaïs Demoustier). Une jolie histoire d’amour pleine d’intensité que tu pourras découvrir le 25 mars 2015 au cinéma.

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En attendant, revenons ensemble sur quelques-uns des triangles amoureux cultes du cinéma !

Never Let Me Go, de Mark Romanek (2010)

Dans Never Let Me Go, on suit principalement trois personnes. Depuis l’enfance, elles sont scolarisées dans le même pensionnat, puis dans le même cottage. Il y a Kathy (Carey Mulligan), Tommy (Andrew Garfield) et Ruth (Keira Knightley), et une atmosphère bizarre : tout trois, ainsi que tous leurs camarades, sont coupés du monde et on ne sait pas vraiment pourquoi au début du film.

Kathy aime Tommy depuis l’enfance et ils se sont faits des petits bisous jusqu’à ce que Ruth séduise Tommy, ce qui brise petit à petit l’amitié de longue date entre les deux filles.

Il y a de la jalousie qui ronge, de la passion qui picote et de la peur de la solitude qui rend désespéré dans Never Let Me Go. Ça fout pas la joie dans le coeur, mais tous les films n’ont pas à nous faire faire des pets d’aisselle.

César et Rosalie, de Claude Sautet (1972)

César aime Rosalie, qui aime César… mais pas que. Elle est également amoureuse de David, qui l’aime en retour. On pourrait donc s’attendre à ce que cette histoire se barre en vrille façon triangle amoureux où tout le monde se tape dessus, où les mecs font les gros bras pour conquérir le coeur de celles qu’il aiment, à ce qu’il y ait des insultes, des coups, du sang voire de la mort.

Mais en vrai, non. César et David deviennent super copains, et Rosalie est un peu circonspecte. Un film dingue, un vrai grand film, avec des acteurs incroyables (Sami Frey, Romy Schneider et Yves Montand), qui se passe de grands discours et nous montre que la notion de triangle ne se traduit pas d’une façon plutôt que d’une autre.

Je te mets pas la bande-annonce, elle est ignoble. Je veux dire, en terme de bande-son, de montage et de qualité d’images (celle que j’ai trouvé en ligne, je veux dire). Du coup, à la place, je te mets une photo extraite du film !

cesar et rosalie

C’est quand même plus présentable.

Vicky Cristina Barcelona, de Woody Allen (2008)

Une sélection de films parlant de triangle amoureux qui manque de Vicky Cristina Barcelona, ce serait un peu une erreur tant la vision qu’on peut y trouver est particulière.

Pourquoi je dis ça ? Oh bah, disons que Woody Allen semble voir la notion de ménage à trois dans Vicky Cristina Barcelona avec autant de subtilité qu’il voit la capitale française dans Midnight in Paris. Il semblerait que ce soit un parti pris de n’en montrer que l’aspect « carte postale ».

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Dans Vicky Cristina Barcelona, deux Américaines passent des vacances à base de détente, de bonne bouffe et de visites culturelles en Espagne. Elles y font la connaissance de Juan Antonio (Javier Bardem), un peintre qui leur propose d’aller boire du bon vin et avoir des relations sexuelles ensemble.

Ce bien bel artiste séduit le coeur et les slips de Cristina (Scarlett Johansson), avec laquelle il entretient une liaison sans nuage jusqu’à ce que débarque dans leur couple María Elena (Penelope Cruz), l’ex de Juan…

Les amours imaginaires, de Xavier Dolan (2010)

À Montréal, Francis (Xavier Dolan) et Marie (Monia Chokri) sont meilleurs copains. Un soir, ils tombent sous le charme du même garçon, Nicolas (Niels Schneider).

L’objet de leur affection joue avec leurs sentiments, en jouant avec eux à un jeu de séduction, en leur faisant croire qu’ils ont tous les deux leurs chances. Tout ceci met à mal l’amitié des deux personnages principaux, comme on peut s’en douter. Deuxième film de Xavier Dolan, Les amours imaginaires est devenu plutôt culte. Rappelons, l’air de rien, que l’acteur réalisateur avait 21 ans au moment de la sortie du film. C’est de la prodigerie !

Innocents – The Dreamers, de Bernardo Bertolucci (2003)

Innocents se passe en 1968. Matthew (Michael Pitt), un étudiant américain, rencontre deux adolescents, Isabelle (Eva Green) et Théo (Louis Garrel) , qui l’invitent à venir chez eux pendant que leurs parents sont absents. Accessoirement, Isabelle et Théo dorment souvent ensemble, nus, et entretiennent une relation ambiguë. Ils en développent une nouvelle avec Matthew, à base de découverte de la sexualité, tout ça.

Oh, j’allais oublier : Isabelle et Théo sont frère et soeur. D’ailleurs attends, excuse-moi, j’ai un coup de fil à passer, bouge pas j’en ai pour deux secondes.

« Allo ? Je cherche à joindre le malaise, s’il vous plaît ? Ah, c’est lui ! Hahah, super ! Bon bah, c’était juste pour dire bonjour, voilà. »

Ayé, j’ai fini.

Innocents est un très bon film qui réussit à mettre dans ton coeur une bien bonne grosse dose de gêne. Et quand c’est voulu, c’est la marque d’une grande oeuvre.

Le thème du triangle amoureux a été joliment exploité, de mille façons différentes au cinéma de France et d’ailleurs. Et toi, quelles oeuvres t’ont le plus marquée ?