Les gros mots, je n’aime pas ça…

Les gros mots, je n’aime pas ça… J’ai bien intégré la leçon « les gros mots, c’est moche ». Oui, je le sais bien, tout ça vient de mon éducation… Pourtant, rassure-toi, j’en connais des tas. D’ailleurs, ce sont mes parents qui, au cours de « récréations de gros mots » ont construit les ¾ de mon […]

Les gros mots, je n’aime pas ça…

Les gros mots, je n’aime pas ça… J’ai bien intégré la leçon « les gros mots, c’est moche ». Oui, je le sais bien, tout ça vient de mon éducation…

Pourtant, rassure-toi, j’en connais des tas. D’ailleurs, ce sont mes parents qui, au cours de « récréations de gros mots » ont construit les ¾ de mon vocabulaire ordurier.

Quoi ? Tu ne connais pas les récrés de gros mots ? Ce sont des instants rares et limités dans le temps, au cours du repas familial, durant lesquels les enfants sont autorisés à dire les pires horreurs sans être en infraction. Et, quand vient à manquer l’inspiration, c’est le papa qui vient à la rescousse pour en suggérer d’autres (car, c’est bien connu, les pères sont pires que des mômes…).

Évidemment, au bout d’un moment, les enfants hurlent des obscénités qu’ils ne comprennent même pas (et quand on est lancé sur « pine d’huitre, pine d’ours, pine de… », ça peut durer un moment…), mais ce n’est pas grave puisque l’essentiel c’est qu’ils savent que ce sont des mots d’ordinaire interdits.

A la maison, donc, on avait installé cette règle du quart d’heure de gros mots et, en dehors, il était fortement interdit d’en prononcer, sous peine de privation de bonbons, de confiscation de Polly Pocket et d’autres sévices tout aussi cruels.

Visiblement, chez moi, la méthode a parfaitement fonctionné. Car aujourd’hui, j’en dis peu (aïe, oui, parfois ça m‘échappe) et ça me va très bien comme ça, merci.

Pour m’en sortir, je me suis simplement construit une typologie d’acceptabilité des gros mots. Il y a :

Ceux du langage courant que je réfrène quand ils me viennent en tête, et qui parfois m’échappent…
J’ai pris le soin de me fabriquer un lot d’expressions-refuges : quand je pense « tu m’emmerdes », je dis « tu m’agaces ».
Oui, mais il m’arrive d’en lâcher un, de temps en temps, sans l’avoir vu venir. Ca ressemble d’ailleurs plutôt à un « PUTain… » qu’à un « PUTAIN ! », immanquablement suivi d’un coup d’oeil autour de moi pour vérifier que personne n’a entendu.
Ai-je encore peur d’être privée de Ca Cartoon le dimanche soir ? Il doit y avoir de ça, car j’avoue raffoler du côté interdit des gros mots vraiment grossiers…

C’est ainsi que s’est créée la catégorie suivante :

Ceux que j’aime bien entendre mais que je ne saurais dire
Ici, bienvenue le vocabulaire coloré à connotation sexuelle !
Par exemple, je me régale des obscénités débitées par Samantha la nympho, dans la série Sex & the City. Un exemple ! Un exemple ! « On devrait lui retirer le balai qu’elle a dans le cul et lui mettre une bite a la place » dit-elle en parlant de sa copine prout-prout-ma-chère. Ah, oui, ça c’est grossier, vas-tu répondre ! D’accord, mais ça a le même effet sur moi que lorsque, petite, je surprenais un adulte dire un gros mot ou ma soeur faire une bêtise. Tu vois le « hannn » yeux écarquillés et petit rire bête qui suit ? C’est ça, et c’est délicieux !

Ceux que pour rien au monde je ne dirais et que le simple fait de les entendre me fait rougir
Il n’y aura aucun exemple, bien entendu. Ces gros mots qui me terrifient sont très souvent des expressions scatologiques. Non, non, ne vois pas d’explication freudienne à cela, ni de souci gastrique notable. C’est juste que, c’est bien connu, les filles ne font jamais c*c*…

A toi, maintenant ! Quel est ton rapport aux gros mots ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Douille.
    Douille., Le 3 février 2008 à 22h43

    "Ce n'est pas trés joli ce mot de la bouche d'une fille"

    Putin, Bordel, Merde, Casse la tête & Chieur/Chieuse

    Je ne suis pas trés vulgaire ou, du moins, j'essaye de ne pas l'être.

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