La scène graffiti ne se résume pas à ces quatre parcours. Il y a presque autant de discours qu’il y a de filles dans le mouvement. Difficile de trouver une figure qui puisse représenter une scène aussi éclectique tant dans sa production que dans son discours… C’est ce qui pourrait expliquer la mise en avant de Miss Van dans les médias. Une jolie nana qui dessine des poupées sexy tout en rondeurs, c’est girly et donc sacrément vendeur.
En réalité, rien ne distingue fondamentalement la production d’une fille de celle d’un mec. Les formes ne sont pas plus rondes, les couleurs pas moins criardes, les discours pas moins engagés. Le travail est défini par la patte de l’artiste avant tout, ensuite chacune fait ressortir ses influences de nanas selon son tempérament. La distinction fille Vs mecs est, à raison, parfois mal perçue par les artistes qui préfèrent parler de leur travail, et ne pas revendiquer un statut de marginal dans un milieu qui l’est déjà . On trouve ce même débat pour l’ensemble des milieux squattés par des poilus : la politique, les jeux vidéos, la B.D., etc.Â
Pourtant, on peut prendre le parti de dire que l’art est le reflet d’une certaine sensibilité. Chez les graffeuses aussi, cette sensibilité est guidée par des références féminines, entre mille autres choses.











Le 07/02/2007 Ã 13h17
Un article très intéressant sur un sujet que je ne connais pas du tout. J'aime bien, merci.(ouèèè mon message fait un peu formel, mais c'est vrai quoi j'y connais rien et c'était intéressant alors je le dis)